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Billet de blog 13 mars 2021

Le gouvernement grec vers l'abolition de la démocratie ?

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Initiative des travailleurs.euses et étudiant.e.s grec.que.s en France pour les droits démocratiques

Nous, jeunes, migrant.e.s de Grèce, travailleurs.euses et/ou étudiant.e.s vivant à Paris, sommes indigné.e.s du “virage autoritaire du gouvernement grec’’ ayant lieu ces derniers jours (Perrier, Libération 10/03). Le gouvernement s'apprête à faire le premier pas vers l'abolition de la démocratie et de l'État de droit en Grèce en refusant d'appliquer la loi sur les droits des détenus qu'il a lui-même votée décembre dernier. Dans une initiative née et organisée par le-bas, ne représentant aucun parti politique, nous voulons tirer la sonnette d’alarme face à ce régime autoritaire en construction, contre la répression de la liberté de parole et de pensée et la dérogation des droits humains fondamentaux dans notre pays. 

*  Au cours d’un an de crise sanitaire, l’échec du gouvernement de la maîtriser est incontestable. Visiblement, le renforcement du système de santé publique ne fait pas partie de son agenda politique. L'interdiction des manifestations étant instaurée, sous prétexte de la crise sanitaire, le gouvernement en profite, afin de faire voter des nouvelles lois. Les violences policières sont autorisées à sortir hors de tout contrôle servant la cause “sacrée” de la répression. Le droit de manifester est mis en pause. 

* Des opérations sont lancées dans tous les sens et de nombreux citoyens sont attaqués violemment par les forces de l'ordre à Nea Smyrni, banlieue proche d’Athènes, et autres quartiers de la capitale. Des dizaines d'arrestations et d'interpellations ont lieu à chaque opération.

* Le gouvernement se prépare à fonder une police universitaire. Les forces de l’ordre évacuent violemment le 11/03 à 6h du matin l’occupation du bâtiment de la Présidence de l’Université Aristote de Thessalonique, malgré la décision des occupant.e.s de terminer l’occupation annoncée la veille. Des hélicoptères traversent le ciel d'un centre-ville de Thessalonique paralysé pendant des heures. 

* Les médias sont sous le contrôle total du gouvernement. Des éléments-preuves des agressions commises par des policiers sont modifiés avant leur diffusion médiatique.  Les réseaux sociaux, seul biais de circulation libre de l’information, se trouvent souvent censurés, des comptes personnels sont bloqués pendant plusieurs jours.  

* Les demandes légitimes d’un prisonnier, D. Koufontinas, actuellement en grève de la faim et de la soif depuis 64 jours, continuent à se voir fermement rejetées, pendant que sa vie est mise de jour en jour de plus en plus en danger. 

A BAS LES VIOLENCES POLICIÈRES DU GOUVERNEMENT GREC

A BAS LA POLICE DANS LES UNIVERSITÉS

A BAS LES ATTEINTES AUX DROITS DE L’HOMME

A BAS LA CENSURE DU DISCOURS PUBLIC

SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DES VIOLENCES D’ÉTAT

SOLIDARITÉ AVEC LA JUSTE DEMANDE DU GRÉVISTE DE LA FAIM

Πρωτοβουλία Ελλήνων εργαζομένων και φοιτητών στη Γαλλία για δημοκρατικά δικαιώματα

Είμαστε νέοι.ες από την Ελλάδα, εργαζόμενοι.ες ή/και φοιτητές.τριες που ζουν στο Παρίσι, εξοργισμένοι.ες από την «αυταρχική πολιτική της ελληνικής κυβέρνησης» που λαμβάνει χώρα τις τελευταίες ημέρες (Perrier, Libération 10/03). Η ελληνική κυβέρνηση ετοιμάζεται να κάνει το πρώτο βήμα προς την κατάργηση της δημοκρατίας και του κράτους δικαίου στην Ελλάδα, αρνούμενη να εφαρμόσει τον νόμο για τα δικαιώματα των κρατουμένων που η ίδια ψήφισε τον περασμένο Δεκέμβριο. Με μια πρωτοβουλία που γεννήθηκε και οργανώθηκε από τα κάτω, χωρίς να εκπροσωπεί κανένα πολιτικό κόμμα, κρούουμε τον κώδωνα του κινδύνου ενάντια σε αυτό το υπό κατασκευή αυταρχικό καθεστώς, ενάντια στην καταστολή της ελευθερίας του λόγου και της σκέψης και την καταπάτηση των θεμελιωδών ανθρωπίνων δικαιωμάτων στη χώρα μας.

* Σε μια περίοδο όπου η υγειονομική κρίση δοκιμάζει την κοινωνία, η αδυναμία της κυβέρνησης να τη διαχειριστεί είναι αδιαμφισβήτητη. Προφανώς, η ενίσχυση του συστήματος δημόσιας υγείας δεν αποτελεί μέρος της πολιτικής ατζέντας της. Η κυβέρνηση εκμεταλλεύτηκε πλήρως την απαγόρευση των διαδηλώσεων, που αποφασίστηκε με το πρόσχημα της υγειονομικής κρίσης, προκειμένου να περάσει νέους νόμους. Η αστυνομική βία παραμένει εκτός ελέγχου εξυπηρετώντας τον «ιερό» σκοπό της καταστολής κάθε αντιφρονούντα. Το δικαίωμα στη διαμαρτυρία καταπατάται.

* Η αστυνομία καταστέλλει αδιάκοπα τις τελευταίες εβδομάδες και πολλοί πολίτες δέχονται βίαιες, άνευ προηγουμένου, επιθέσεις όπως στη Νέα Σμύρνη, ένα προάστιο κοντά στην Αθήνα, καθώς και σε άλλες περιοχές της πρωτεύουσας και της υπόλοιπης Ελλάδας. Δεκάδες βίαιες προσαγωγές και συλλήψεις πραγματοποιούνται με κάθε επιχείρηση.

* Η κυβέρνηση ετοιμάζεται να ιδρύσει πανεπιστημιακή αστυνομία. Οι δυνάμεις ασφαλείας εκκένωσαν βίαια την κατάληψη του κτιρίου της Πρυτανείας του Αριστοτελείου Πανεπιστημίου Θεσσαλονίκης την Πέμπτη 11/03 στις 6 π.μ., παρά την ήδη υπάρχουσα απόφαση των φοιτητών να τερματίσουν την κατάληψη που είχε ανακοινωθεί την προηγούμενη ημέρα. Οι δυνάμεις της αστυνομίας ακολούθησαν άλλη μία φορά τον δρόμο της καταστολής και ελικόπτερα πετούσαν στον ουρανό πάνω από το κέντρο της Θεσσαλονίκης παραλύοντάς τη για ώρες.

* Τα μέσα μαζικής ενημέρωσης βρίσκονται υπό τον πλήρη έλεγχο της κυβέρνησης. Τα αποδεικτικά στοιχεία για τις επιθέσεις που διαπράχθηκαν από αστυνομικούς τροποποιούνται προτού κοινοποιηθούν στα μέσα ενημέρωσης. Τα κοινωνικά δίκτυα, το μόνο πλέον μέσο ελεύθερης κυκλοφορίας πληροφοριών, συχνά λογοκρίνονται, ενώ προσωπικοί λογαριασμοί αποκλείονται για αρκετές ημέρες.

* Στο πλαίσιο αυτής της δημοκρατικής εκτροπής, η κυβέρνηση έχει καταδικάσει σε θάνατο τον επί 63 ημέρων απεργό πείνας Δ. Κουφοντίνα, αρνούμενη να εφαρμόσει τον φωτογραφικό νόμο που η ίδια ψήφισε τον περασμένο Δεκέμβρη, στερώντας του τα σύννομα δικαιώματά του.

ΚΑΤΩ Η ΑΣΤΥΝΟΜΙΚΗ ΒΙΑ ΤΗΣ ΕΛΛΗΝΙΚΗΣ ΚΥΒΕΡΝΗΣΗΣ

ΕΞΩ Η ΑΣΤΥΝΟΜΙΑ ΑΠΟ ΤΑ ΠΑΝΕΠΙΣΤΗΜΙΑ

ΟΧΙ ΣΤΙΣ ΠΑΡΑΒΙΑΣΕΙΣ ΑΝΘΡΩΠΙΝΩΝ ΔΙΚΑΙΩΜΑΤΩΝ

ΚΑΤΩ Η ΛΟΓΟΚΡΙΣΙΑ ΤΟΥ ΔΗΜΟΣΙΟΥ ΛΟΓΟΥ

ΑΛΛΗΛΕΓΓΥΗ ΣΤΑ ΘΥΜΑΤΑ ΤΗΣ ΚΡΑΤΙΚΗΣ ΒΙΑΣ

ΑΜΕΣΗ ΙΚΑΝΟΠΟΙΗΣΗ ΤΩΝ ΔΙΚΑΙΩΝ ΑΙΤΗΜΑΤΩΝ ΤΟΥ ΑΠΕΡΓΟΥ ΠΕΙΝΑΣ

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