15 mètres carré d'espaces verts par habitant·e

La Région doit mener une vraie politique écologique et sortir du « tout béton ». L'OMS recommande 15 m2 d’espaces verts par habitant·e. Pour une vraie justice sociale et environnementale, afin que chaque Francilien·ne où qu'il habite sur le territoire ait accès à la nature à proximité de son domicile, Julien Bayou et « L'Écologie évidemment ! » mettrons en œuvre ces préconisations.

— Élections régionales en Île-de-France, les 20 et 27 juin 2021

— Pour plus d'informations sur le programme de Julien Bayou et de « L'Écologie évidemment ! » : idfecologie.fr

 © Chloé Guilhem © Chloé Guilhem

L’exode urbain pendant la crise sanitaire a montré à quel point les Francilien·nes se sentent éloignés·es de la nature. Pourtant, l’Île-de-France n’est pas qu’une suite de routes et de bâtiments, de béton et d’acier. Traversée par de nombreux cours d’eau, dotée de forêts, de prairies et de champs, 75% de notre région n’est pas urbanisée.

Malheureusement, les espaces naturels sont mal répartis au sein du territoire. Au début du mandat de Pécresse, la Cour des Comptes alertait sur le fait qu’au moins 193 communes, dont 80 au sein du Grand Paris, connaissaient une situation de carence en offre d’espaces verts publics de proximité.

Plutôt que de lancer une grande politique de végétalisation de la Région, Pécresse a préféré s’adonner à de grandes annonces de greenwashing. En fin de mandat, elle argue avoir créé 600 nouveaux espaces verts, alors que ces derniers sont constitués d’anciens terrains dont le propriétaire a changé, ou d’espaces naturels préexistants nouvellement ouverts au public. Résultat : pas plus d’espaces verts dans la Région en cinq ans.

Pourtant, ces îlots de fraicheurs permettent de lutter contre les grands épisodes de canicule qui se multiplient et limitent les épisodes d’inondations et de sécheresses. Chaque année, il y a entre 10 000 et 20 000 morts prématurées du fait de la pollution. La forte densité et l’absence de végétaux sont en cause, conséquence de politiques d’aménagement prédatrices, basée sur le béton et le profit à court terme.

Les écologistes refusent de vivre dans un monde privé du chant des oiseaux, de la grandeur de nos forêts, de la fraîcheur et de la beauté des plantes. Nous voulons que la nature soit présente partout et accessible à tou·te·s.

À chaque naissance d’un·e petit·e Francilien·ne, un arbre sera planté et une plaque à son nom y sera apposée pour rappeler les liens qui nous unissent au vivant et à notre patrimoine naturel. Les arbres anciens, poumons de notre région et participant de notre patrimoine, seront protégés par un label régional qui empêchera toute coupe, sauf nécessité absolue.

Ces mesures s’intègrent à un plan plus large qui vise à renforcer la densité végétale dans les villes, avec la création de mille îlots de fraîcheur, une ceinture verte régionale, l’augmentation globale du couvert forestier francilien. L’agroforesterie sera encouragée à travers les formations agricoles et des aides spécifiques pour la plantation d’arbres et de haies dans les champs. La gestion des forêts franciliennes intégrera des objectifs de diversification biologique et de variété des usages (exploitation bois-matériau, bois-énergie, habitat d’espèces sauvages, régulation de l’eau et de l’air, espaces de loisirs).

Nous végétaliserons certaines friches désaffectées et mettrons de la nature partout où c’est possible : cours d’écoles, centres villes etc. Des espaces de vie sauvage sanctuarisés seront créés dans le cadre des périmètres régionaux d’intervention foncière. En collaboration avec les Parc Naturels Régionaux et l’Agence Régionale de la Biodiversité, la Région s’engagera fortement dans la protection et l’extension des trames vertes, bleues et noires.

Pour renaturer partout où c’est possible, nous réécrirons le SDRIF en plaçant l’indice de soutenabilité comme critère essentiel à tout nouveau projet d’aménagement.

Vous pouvez signer notre pétition sur le sujet : « De l’air, du plein air : 15m2 d’espace vert par francilien·ne ».


Photo © Chloé Guilhem

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