La folle histoire de la première théorie globale sur le Coronavirus

Deux personnes, que des milliers de kilomètres séparent et qui ne sont pas médecins, ont émis à quelques semaines d'intervalles, la même théorie globale et originale sur Coronavirus : le Covid-19 serait un bactériophage pathogène qui serait servirait de la bactérie Prevotella comme cheval de Troie pour attaquer l'organisme. [Ce billet, dont de nombreux lecteurs ont estimé qu'il véhiculait des information non avérées, n'engage pas la rédaction de Mediapart]

NB: ce travail est pré-publié pour diverses raisons mais ne saurait être considérée comme une version définitive. Il est en cours de vérifications auprès des auteurs concernés et subira également une vérification syntaxique.

 

Introduction : Une théorie difficilement audible

Une grande partie de l’humanité est actuellement confinée et partiellement désœuvrée. Pendant ce temps d’inactivité, nombreux sont ceux qui se passionnent pour les articles médicaux et la recherche sur le Covid-19.

En France par exemple, les 65 millions de sélectionneurs de l’Equipe de France de Football été remplacés par autant d’experts médicaux tout frais émoulus qui ont déjà un avis sur toutes les questions médicales du moment : sur l’opportunité ou non d’administrer de l’hydroxychloroquine, sur la méthode de déconfinement ou encore sur l’utilité de porter un masque.

Bien évidemment, la plupart des « véritables » experts médicaux le regrettent et préféreraient que cette question soit tranchée inter pares, au sein d’un cénacle de spécialistes restreint.

Étrange regret tant il est vrai que ces mêmes experts ont souvent milité pour que la Science pénètre largement la société selon le vieux rêve positiviste ou Saint-Simonien.

Voilà que le Peuple s’empare maintenant de la Science mais que les Experts aussitôt s’en offusquent.

Paradoxe français, paradoxe des élites.

Au milieu des polémiques scientifiques entre experts, le vulgaire est donc prié de se taire. Il est de bon ton de n’écouter que les avis avertis et les paroles d’experts.

Ceci est d’ailleurs très souhaitable de façon générale tant il est vrai que la sphère démocratique et médiatique a mis sur un même pied d’égalité les avis de tous.

En cette période de crise, les vieux réflexes aristocratiques ont donc repris le dessus : les experts parlent et il faut les écouter.

Les plus grands éditorialistes se refusent de les critiquer, et le politiques se gardent bien de discuter leurs décisions.

Bref, entre le Peuple qui déraisonne et les experts médicaux qui polémiquent, il n’existe plus de véritable place pour quelques avis de bon sens.

C’est dans ce cadre de béance rationnelle entre l’opinion et l’expertise qu’émerge difficilement et avec peine la théorie médicale la plus cohérente et la plus globale à ce jour concernant le Covid-19.

Si le Story Telling (les procédés pour maintenir un lecteur en haleine) est bien souvent un élément clé et quelque peu artificiel pour rendre haletant un récit, je n’en aurais ici que peu besoin pour cet article.

En l’occurrence, deux personnes, que des milliers de kilomètres séparent, ont émis à quelques semaines d’intervalles, en ayant deux approches opposées, la même théorie globale mettant en lumière le rôle probable d’une bactérie appelée Prevotella dans les mécanismes d’action du Covid-19.

A priori, leur démarche a repris une démarche assez traditionnelle dans la recherche : observer, émettre une hypothèse, voir si l’hypothèse explique les observations en attendant de pouvoir expérimenter les hypothèses par des expériences.

Mais comment s’y sont-ils pris ? Quelles ont été leurs méthodes et quels ont été leurs raisonnements pour parvenir au même résultat ?

Essayons de vulgariser leurs approches respectives.

Sandeep Chakraborty : une approche observationnelle et inductive

D’un côté, Sandeep Chakraborty, scientifique et chercheur indien travaillant à l’Université de Californie (UC Davis), dont le domaine d’expertise est la biologie numérique ou biologie computationnelle (Computational biology).

Selon la définition de Wikipédia, « la biologie numérique est une branche de la biologie qui implique le développement et l’application de méthodes analytiques et théoriques de données, de modélisation mathématique et de techniques de simulation computationnelle à l’étude des systèmes biologiques, écologiques, comportementaux et sociaux ».

L’Institut Pasteur en France (spécialisés dans l’étude des virus) comporte d’ailleurs un département de biologie computationnelle.

Voilà ce que l’Institut Pasteur en dit : « A l’heure où la biologie produit des masses de données considérables, la modélisation mathématique, les statistiques et l’informatique sont incontournables pour les comprendre et répondre ainsi à une grande variété de questions biologiques et médicales. Le département Biologie computationnelle a été créé pour analyser et modéliser ces données, et développer de nouvelles méthodes d’analyse, notamment destinées aux nouvelles technologies d’acquisition (séquençage, imagerie biologique etc.) et à l’accroissement considérable des volumes de données disponibles ».

Pour vulgariser, on peut dire que la biologie computationnelle a pour vocation de rassembler d’immenses quantités de données afin de les étudier de façon statistique à l’aide d’outils informatiques.

Autrement dit, Sandeep Chakraborty regroupe les études scientifiques d’autres chercheurs, les compare et les observe à l’aide d’outils informatiques et en tire d’autres observations (ou hypothèses) en les recoupant.

Il a notamment publié dans le secteur de la biologie des cancers, du génome ou de l’immunologie.

https://rxivist.org/authors/203866

Il semble donc assez légitime pour d’intéresser au Covid-19.

C’est ce qu’il a fait dès fin janvier comme le laisse supposer ses premiers Tweets.

Or, le 3 février 2020, Sandeep Chakraborty annonce sur Twitter qu’il a repéré plusieurs études chinoises portant sur le Coronavirus et qui abordent la question de la présence de la bactérie Prevotella dans des proportions anormales.

https://osf.io/usztn/

Sandeep Chakraborty se demande donc si la bactérie Prevotella peut jouer un rôle déterminant dans le cadre du Covid-19.

Son interrogation sur Prevotella ne procède donc pas d’un apriori scientifique mais de l’observation pure des travaux chinois pour émettre une hypothèse.

Il a donc une logique inductive, « l’induction est une démarche intellectuelle qui consiste à procéder par inférence probable, c’est-à-dire à déduire des lois par généralisation des observations » (Wikipédia).

C’est dans ce cadre de départ qu’il va élaborer pendant plus d’un mois et demi un théorie globale expliquant les mécanismes d’action du Covid-19 en mettant la bactérie Prevotella au sein de celle-ci.

Nous y reviendrons plus tard en détail.

Bio Moon : une approche observationnelle et déductive

De l’autre côté, un professeur français de Sciences et Vie de la Terre de lycée se faisant appeler Bio Moon (on ignore encore jusqu’à son nom réel) va élaborer à partir de mi-mars la même hypothèse de travail sur le rôle de la bactérie Prevotella dans le cadre du Covid-19.

Notons ici le profil tout à fait atypique de cette personne : il n’est pas expert et se présente comme un simple professeur doté de bases scientifiques solides lui permettant de comprendre les descriptions et les logiques scientifiques à l’œuvre.

A aucun moment ce professeur n’a eu la prétention de vouloir trouver une théorie globale décrivant les mécanismes d’action du Covid-19. Il écrit avoir simplement voulu s’intéresser au sujet car il avait beaucoup de temps pour lui en période de confinement et qu’il voulait simplement comprendre si sa femme et sa petite fille était à risques et si oui pourquoi.

C’est donc en toute modestie, armé de faibles moyens en apparence (Internet) et de beaucoup de bon sens qu’il va se passionner pour le sujet du Covid-19.

Son approche scientifique se veut tout d’abord observationnelle : il se contente d’observer les facteurs épidémiologiques ainsi que la symptomatologie du Covid-19 afin d’émettre des hypothèses pour en tirer une conclusion logique.

Son approche se veut donc également déductive : « la déduction est une opération par laquelle on établit au moyen de prémisses une conclusion qui en est la conséquence nécessaire, en vertu de règles d’inférence logiques » (Wikipedia).

Qu’observe-t-il tout d’abord ? A priori ce que tout le monde sait depuis le début ou presque :

· Le Covid-19 peut infecter tout le monde

· Il touche les personnes âgées avec plus de sévérité et avec une sévérité globalement croissante en âge

· Il peut toucher des personnes ayant ce qu’on appelle des facteurs de comorbidités comme l’obésité ou le diabète

· Il touche rarement les enfants et les adolescents

· Il existe des exceptions aux règles précitées (certains enfants ou adolescents peuvent être mortellement touchées tandis que toutes les personnes âgées ne meurent pas)

· Il touche plus sévèrement les hommes que les femmes

· Il semble avoir épargné la Chine car il observe que le nombre de morts par rapport à la population est relativement faible (il a fait cette observation avant la polémique sur le nombre de morts réels en Chine).

Au final, il conclut dont qu’il doit y avoir un facteur commun à tous mais présent de façon différencié chez tous les types de populations décrites qui expliqueraient cela.

Par ailleurs, il se pose la question de savoir le fait qu’il semble moins impacter la population chinoise était le fait d’un confinement strict ou plutôt l’effet d’un écosystème (hygiène de vie, type de nourriture, environnement).

Il a en effet vu dans beaucoup de ses lectures que beaucoup d’épidémiologistes considéraient que les virus étaient des « maladies d’écosystème », c’est-à-dire que leur prévalence dépendait du milieu.

Bio Moon, puisque c’est comme ça qu’on doit l’appeler, se met donc en tête de chercher ce point commun.

Il observe de façon logique que le critère le plus grave de la maladie est le déclenchement de pneumonies assez fréquentes chez les personnes âgées. Notez ici qu’il lui suffisait de lire la presse ou de regarder la télévision.

Il veut donc trouver pourquoi le système pulmonaire d’un enfant est moins atteint que celui d’une personne plus âgée.

Pour comprendre, Bio Moon lit, il lit beaucoup, des nuits durant.

Il émet des hypothèses infructueuses sur le le PH des poumons mais sa piste ne mène à rien.

Il pense alors au microbiome, afin de voir pourquoi les bactéries se développent davantage chez les personnes âgées pour provoquer des pneumonies.

Il tombe alors sur un article de Bruno Lina, virologue et épidémiologiste de renom (et se trouvant être aujourd’hui membre du Conseil Scientifique), qui évoque l’impacte ru microbiote bactérien respiratoire sur les maladies virales.

https://www.sfm-microbiologie.org/wp-content/uploads/2019/12/Revue_0161-0172_jlevir_0739.pdf?fbclid=IwAR2-wZE373HmzVNhk5QKYYGSvxAtAIiTsHqwP1DcMje_4pSgUiLfCAfC8NY

Voici un extrait des conclusions de cet article : « les études réalisées à ce jour semblent montrer que le microbiome bactérien respiratoire régule plusieurs étapes de la réponse immunitaire à l’infection par un virus respiratoire. (…) Il semble toutefois acquis que les micro-organismes constituant le microbiome humain influencent fortement la physiologie humaine et la physiopathologie des infections virales respiratoires ».

Autrement dit, une bactérie peut influencer fortement la physiologie humaine et la physiopathologie de l’infection virale respiratoire causée par le Covid-19.

Bio Moon a alors une révélation qui se transformera en obsession : continuer de lire jusqu’à trouver une bactérie qui pourrait expliquer ce qu’il observe.

Parallèlement au profil des malades, il s’intéresse également à la symptomatologie de la maladie.

Les médecins français rapportent plusieurs éléments :

· Parmi les symptômes les plus légers :

o Maux de tête

o Fièvre

o Douleurs musculaires, fatigues

o Toux

o Angines

o Rhinopharyngites

o Agueusie (pertes du gout) ou Anosmie (perte de l’odorat)

o Diarrhées

· Parmi les symptômes graves :

o Gêne respiratoire

o Douleurs thoraciques

o Pneumonies

o Détresse respiratoire avec possibilité d’exacerbation soudaine

Un article dans une revue spécialisée qu’il trouve sur Internet le met donc sur la piste :

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/pdf/2018/03/medsci2018343p253.pdf

Dans cet article, il apprend que certaines bactéries (bactéries dites anaérobiques) sont plus présentes chez les adultes que chez les enfants.

Voici l’extrait :

« Les principaux phylums bactériens regroupant les bactéries anaérobies retrouvées dans le poumon adulte sont les Bacteroidetes (environ 50 % de la diversité bactérienne totale), les Firmicutes (environ 30 %) ainsi que les Proteobacteria (environ 10 %) et les Actinobacteria dans une moindre mesure (Figure 1). Les principaux genres sont Streptococcus, Prevotella, Fusobacterium, Veillonella et Porphyromonas ».

Dans cet article, un tableau synthétique précise où l’on peut rencontrer ces bactéries en dehors du « tractus broncho-pulmonaire » (vulgairement des bronches et des poumons). Concernant Prevotella, on les retrouve également dans la cavité buccale et dans le tractus intestinal (vulgairement les intestins).

Il pense alors avoir trouvé le chainon manquant à sa théorie : la bactérie Prevotella.

Celle-ci se retrouve :

· Dans la sphère ORL et expliquerait peut-être les angines, la toux, les rhinopharyngites ou encore les agueusies et les anosmies

· Dans l’intestin : ce qui expliquerait les diarrhées

· Dans les bronches et les poumons : ce qui expliqueraient les gênes respiratoires et les pneumonies plus ou moins sévères.

Il a alors une très forte présomption que la bactérie Prevotella joue un rôle essentiel dans la maladie.

Pour vérifier son hypothèse Bio Moon rassemble alors tous les éléments qu’il peut rencontrer sur Internet et qui établissent une relation entre la bactérie Prevotella et le Covid-19.

C’est à ce moment que Bio Moon tombent sur les travaux de Sandeep Chakraborty.

Comme nous le verrons plus tard, les travaux du chercheur indien vont l’aider à considérablement étayer son hypothèse de travail et lui permettre de comprendre les mécanismes d’actions qui font que la bactérie Prevotella jouerait probablement un rôle décisif dans les mécanismes du Covid-19.

Si Bio Moon s’est largement appuyé du travail de Sandeep Chakraborty pour expliquer les mécanismes de sa théorie, il reste néanmoins le co-inventeur le plus inspiré et le plus inspirant des deux.

Bio Moon est donc arrivé donc par la puissance de son raisonnement déductif à émettre une hypothèse simple : la gravité des formes de Covid-19 semblent corrélés à la bactérie Prevotella.

Une fois cette hypothèse émise, l’étape suivante consiste à vérifier si cette hypothèse explique les autres observations ou si au contraire les observations contredisent l’hypothèse en question.

Il va donc procéder désormais par induction.

Il reprend alors son hypothèse centrale (la bactérie Prevotella joue un rôle majeur dans la cadre d’une infection par Covid-19) afin de voir si elle supporte la contradiction concernant le profil des malades et le tableau de la symptomatologie connue ou en train de s’établir.

Or, pour chaque typologie de malades et pour chaque type de symptômes, Bio Moon fournit une explication argumentée avec des références médicales publiées ou connues.

Certaines de ses explications ont plus de force argumentative que d’autre mais à chaque fois il s’efforce de donner des références et des explications logiques.

Prenons un exemple à valeur d’illustration.

Dans la mort brutale de certains patients atteints de Covid-19, de nombreux médecins ont constaté qu’elle était provoquée par un choc septique ou sepsis impliquant une « tempête cytokinique ».

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-orages-de-cytokine-emballements-funestes-des-cas-graves-de-covid-19_143217

La « tempête cytokinique » est en quelques sorte un emballement du système immunitaire qui, en luttant contre une agression extérieure, devient incontrôlé et provoque un hyper-inflammation mortelle.

Or le risque de sepsis serait bien connu des dentistes dans le cadre d’infection bucco-dentaires dont l’une des causes est la bactérie Prevotella. Sur ce point, la littérature est en effet assez fournie.

https://www.jomos.org/articles/mbcb/pdf/2012/03/mbcb120027.pdf

Sur de nombreuses autres observations dont l’hétérogénéité laissent dubitatifs de nombreux médecins, Bio Moon réussi le tour de force de produire une explication tangible même si elle peut être contestée :

· Pourquoi il existerait un rapport entre Prevotella et la gravité des pneumonies

· Pourquoi il existerait un rapport entre Prevotella et l’âge des patients atteints de formes sévères

· Pourquoi il existerait un rapport entre Prevotella et le sexe des patients atteints de formes sévères

· Pourquoi il existerait un rapport entre Prevotella et certaines comorbidités comme le diabète, l’obésité ou les maladies intestinales (MICI)

· Pourquoi il existerait un rapport entre Prevotella et l’écosystème (pourquoi certains continents ou pays pourrait être moins touchés)

Pour plus de détails, on se référera aux trois publications de Bio Moon publiées ici.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-et-si-on-ne-cherchait-pas-222778

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-et-si-l-orage-de-223037

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-les-obeses-et-les-223086

Toutes ces inductions, Bio Moon arrive à les formuler seul. C’est là tout son mérite et tout son génie.

Toutefois il lui manque la clé pour comprendre par quels mécanismes biologiques cette bactérie interagit avec le Covid-19 pour expliquer le profil épidémiologique et le tableau symptomatologique de la maladie attribuée au coronavirus.

Cette clé, c’est précisément Sandeep Chakraborty qui va la lui fournir.

Le 3 février 2020, Sandeep Chakraborty révèle que le Covid-19 est correlé avec la bactérie Prvotella qui se retrouve dans de nombreux échantillons de patients.

https://twitter.com/sanchak74/status/1224348154700500995?s=20

https://twitter.com/sanchak74/status/1224348761586974726?s=20

Le 5 février 2020, il annonce que le Coronavirus a intégré bactérie Prevotella. Ce serait une grande 1ère à sa connaissance qu’un virus intègre à la fois une bactérie et une cellule humaine.

https://twitter.com/sanchak74/status/1225017748310253568?s=20

Autrement dit, le Covid-19 se serait lié à la bactérie Prevotella pour ne former qu’un organisme car on retrouve des traces de la signature génétique de la bactérie dans le virus.

Le 6 février, il publie dans son blog que le Chine n’a pas publié l’intégralité du génome du Covid-19. Il pointe que cette publication ne fait aucune référence à la signature génétique du Prevotella alors qu’il l’a personnellement identifié.

https://sanchakblog.wordpress.com/2020/02/06/one-has-to-be-blind-as-a-bat-forgive-the-irony-not-to-see-prevotella-in-this-si-table-by-chinese-authors-who-rna-seqed-the-wuhan-ncov-from-7-people/

Voici ici le lien vers la publication chinoise du génôme dit « complet » du Coronavirus.

https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.01.24.919183v1

Notons ici que cette simple information à des conséquences d’une portée cataclysmique : la Chine saurait donc depuis le 25 janvier 2020 que le Coronavirus est liée à la bactérie Prevotella.

Il met ainsi en avant la preuve d’une désinformation massive du Régime de Pékin envers le reste du monde qu’il éconduit volontairement sur le plan scientifique.

Le 7 février 2020, soit un mois avant Didier Raoult, Sandeep Chakraborty annonce qu’un traitement à base d’un anti-viral et d’un antibiotique serait efficace. Toutefois les antibiotiques seraient plus efficaces que les antiviraux.

https://twitter.com/sanchak74/status/1225647256344260609?s=20

Le 8 février 2020, Sandeep Chakraborty précise que l’Azythromycin fonctionnerait.

https://sanchakblog.wordpress.com/2020/02/08/how-much-more-proof-do-we-need-that-wuhan-outbreak-is-prevotella-integrated-ncov-abdominal-pain-nausea-diarrhea-are-associated-with-this-gut-bacteria/

Le 8 février 2020, Sandeep Chakraborty annonce qu’il existe un haut taux de tests « faux positifs ». Il ne comprend pas encore pourquoi.

https://twitter.com/sanchak74/status/1226018729013600256?s=20

Le 8 février 2020, Sandeep Chakraborty annonce que Prevotella est une bactérie intestinale connue et elle explique pourquoi les diarrhées viendraient avant les problèmes respiratoires.

Le 10 février 2020, Sandeep Chakraborty annonce qu’il vaudrait mieux tester la Prevotella au lieu de tester le virus.

https://twitter.com/sanchak74/status/1226735834570715136?s=20

Le 10 février 2020, Sandeep Chakraborty s’interroge sur les raisons des faux positifs.

https://twitter.com/sanchak74/status/1226736305595244544?s=20

Le 10 février 2020, Sandeep Chakraborty annonce qu’il comprend pourquoi le Docteur Li (le docteur chinois qui lancé l’alerte concernant le Covid-19 et dont le cas a été relayé largement par la presse mondail) a annoncé que les tests PCR qui sont fait ne sont positifs au Coronavirus que 20 jours après l’infection. Les test PCR chercherait de l’ARN alors qu’au départ on ne détecterait que l’ADN de la bactérie.

https://twitter.com/sanchak74/status/1226838622919262209?s=20

Ce qui expliquerait aussi pourquoi les autorités chinoises imposent la quarantaine à toutes les personnes contrôlées négatives avec un nouveau test 15 jours plus tard pour vérifier.

http://www.china.org.cn/china/2020-02/10/content_75688590.htm

On décèle encore un mensonge ou une volonté de cacher de la Chine concernant la problématique de faux positifs que le régime de Pékin a quant à lui déjà identifié.

Le 11 février 2020, Sandeep Chakraborty martèle son idée : les testes PCR ne seraient positifs que lorsque la concentration bactérienne est haute, soit environ 20 jours après.

Le 11 février 2020, Sandeep Chakraborty commente une publication chinoise qui remet en cause le rôle de Prevotella. Sandeep Chakraborty s’étonne et y voit là un déni, accusant ouvertement cette étude de ne pas accepter la vérité.

https://pubpeer.com/publications/B2EFB95676AF3CE1DD6E2EB4DEF001#null

Encore une fois, on note ici que cette étude éconduirait encore certains scientifiques sur la piste de Prevotella.

Le 12 février 2020, Sandeep Chakraborty persiste et signe et regrette que les scientifiques chinois de Wuhan manquent d’évoquer la bactérie Prevotella.

Le 20 février 2020, Sandeep Chakraborty insiste sur l’efficacité des antibiotiques. Il annonce qu’il sait que le Lopinavir/Ritonavir ne doit pas fonctionner.

https://twitter.com/sanchak74/status/1230440745649262592?s=20

Le 22 février 2020, Sandeep Chakraborty ne comprend pas pourquoi les tests PCR alternent entre positifs et négatifs d’un jour à l’autre.

https://twitter.com/sanchak74/status/1231248608155979776?s=20

Le 24 février 2020, Sandeep Chakraborty regrette encore une fois que la Chine communique les séquences du Covid-19 sans même évoquer les séquences de la bactérie Prevotella.

https://twitter.com/sanchak74/status/1231958329624317952?s=20

Il réitère encore une fois le 27 février 2020 en regrettant encore une fois le fait que la Chine communique quelques séquences du virus mais non ce qu’il appelle le « Méta Génome » qui aurait aidé à trouver la bactérie.

Le 26 février 2020, Josh Wang permet à Sandeep Chakraborty de comprendre enfin une partie du problème.

Il informe par Tweet qu’il existe des virus bactériophages qui peuvent devenir de nouveaux agents viraux pathogènes.

https://twitter.com/sanchak74/status/1232690329406472192?s=20

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6027513/

Or ceci est un fait assez nouveau et peu connu des médecins. Les bactériophages sont en effet connus pour être des virus n’infectant que des bactéries.

Josh Wang suggère donc à Chakraborty que le Covid-19 est un bactériophage qui est devenu un agent viral pathogène en s’associant à Prevotella.

Ce nouvel agent pathogène pénétrerait la membrane intestinale pour se déverser dans le sang (hypothèse du 28 février 2020).

Membrane Penetration by Bacterial Viruses
The bacteriophage ϕ29 infects Gram-positive Bacillus subtilis with a short noncontractile tail. Recent studies showed…jvi.asm.org

1*sQobc7ji9sm6SQyJFFiCAA.jpegLes mécanismes d’un bactériophage pathogène

Pendant le cycle dit « lysogenique », le bactériophage s’introduit dans l’ADN de la bactérie et s’y réplique silencieusement en produisant aussi des virions (ce dernier terme n’important que peu pour des non spécialistes).

https://twitter.com/sanchak74/status/1233426573048467461?s=20

Le 28 février 2020, Chakraborty émet l’hypothèse cette fois-ci que le Covid-19 entrerait également directement dans les cellules humaines (par la protéine Spike qui en serait une clé d’entrée).

https://twitter.com/sanchak74/status/1233425417719042048?s=20

Au final, on aurait donc deux types d’infection Covid-19 : une directe par les cellules humaines et l’autre indirect.

Cette double forme d’infection expliquerait aussi les diversités de symptômes (faible pour l’infection directe des cellules humaines, plus forte quand cette infection est faite par l’intermédiaire de la bactérie Prevotella.

Le 9 mars 2020, Chakraborty évoque déjà la piste probable des « orages citokyniques » comme surinfection secondaire du Covid-19. Les médecins français n’en comprennent l’observation que début avril alors que Chakraborty l’explique déjà.

https://twitter.com/sanchak74/status/1237047795380391936?s=20

Le 11 mars 2020, Chakraborty pointe une étude chinoise qui montre que la meilleure façon de tester le Covid-19 serait probablement une analyse de selles.

https://twitter.com/sanchak74/status/1237796221286117376?s=20

Christian Drosten le virologue star allemand expliquera plus tard que « un moyen sûr de diagnostiquer le virus est l’analyse des selles ».

Le 12 mars 2020, Chakraborty pointe une étude chinoise qui montrerait que le temps que le temps d’incubation pourrait être beaucoup plus long qu’on ne pense.

https://twitter.com/sanchak74/status/1238189163591032832?s=20

Le 13 mars, Chkraborty explique que la Prevotella explique en partie les cas de pneumonies graves et que cela a été observé dès le 25 janvier dans une étude chinoise.

https://sanchakblog.wordpress.com/2020/02/06/one-has-to-be-blind-as-a-bat-forgive-the-irony-not-to-see-prevotella-in-this-si-table-by-chinese-authors-who-rna-seqed-the-wuhan-ncov-from-7-people/

Le 16 mars 2020 Chkraborty relate des cas de manifestations neurologiques à Wuhan, manifestation qui ne seront observés qu’un mois plus tard en France et aux Etats-Unis.

https://sanchakblog.wordpress.com/2020/03/16/neurological-manifestations-in-sars-cov2-maybe-explained-by-the-structural-similarity-of-basigin-to-neuroplastin-55/

Le 22 mars 2020 Chakraborty point une étude de 2014q qui montre l’effet de l’azythromycine sur la bactérie Provotella dans le cadre des orages cytikiniques.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0014299914001277

Le 24 mars 2020 Chakraborty s’étonne encore qu’on ignore l’efficacité des antibiotiques dans le Covid-19.

https://twitter.com/sanchak74/status/1242501371183558663?s=20

Le 27 mars 2020 Chakraborty expose des arguments et des études qui montrent que la bactérie Prevotella serait associée à plusieurs symptômes ou manifestations du Cocid-19 : orage cytokinique, faiblesse de l’activation de la réponse immunitaire, risque de développement de pneumonie ou mortalité cardiaque.

https://twitter.com/sanchak74/status/1243586006126931972?s=20

Le 4 Avril 2020, Sandeep Chakraborty repère une étude chinoise qui expliquerait les nombreux troubles sanguins qu’on observerait. Dans cette étude, on explique notamment que Prevotella possède des protéines lui permettant de s’agréger et de dégrader l’Heme (le sang).

https://osf.io/vzmf3/

Une fois ingérée à l’Heme via des protéines, Prevotella se lierait également au fer et réduirait l’oxygène présent dans le sang. Ce qui expliquerait les phénomènes d’essoufflement et de cyanose (aspect bleue des lèvres).

Les enfants seraient moins touchés que les adultes car leur hémoglobine serait différente de celle des adultes et moins sujette au phénomène de captation de l’oxygènes par une bactérie.

https://twitter.com/sanchak74/status/1246838075663114240

Le 7 avril 2020, Sandeep Chakraborty s’étonne du nombre de morts en France et du fait que certains scientifiques français s’acharneraient à tenter des rétroviraux sans essayer les antibiotiques.

https://twitter.com/sanchak74/status/1247532194643374081?s=20

Nous nous arrêterons toutefois ici pour décrire l’archéologie des découvertes de Sandeep Chakraborty.

On comprend conc un peu mieux le travail de biologiste computationnelle : observer des dizaines d’études et émettre des hypothèses.

Depuis lors Sandeep Chakraborty poursuit ses recherches. Mais il a d’ores et déjà expliqué les mécanismes globaux entrant de la cadre du Covid-19.

Ces analyses sont d’ailleurs reprises par Bio Moon qui y trouve là des explications plausibles pour expliquer ses observations.

Conclusion : exposition synthétique de la première théorie globale expliquant les mécanismes d’action du Covid-19 et approches thérapeutiques possibles

Selon les deux scientifiques, le Covid-19 serait donc un virus bactériophage dont la particularité est de devenir un agent pathogène.

Le Covid-19 pénètrerait donc dans l’organisme est s’intégrerait aux cellules humaines de façon classique, ce qui pourrait expliquer les symptômes classiques des Coronavirus comme le rhume.

Toutefois, un fois dans l’organisme, le Covid-19 possèderait également une clé d’entrée qui lui permettrait d’infecter une bactérie présente naturellement dans notre organisme au niveau des intestins : la bactérie Prevotella.

La bactérie Prevotella deviendrait donc en quelque sorte le Cheval de Troie du Covid-19, les deux s’associant pour devenir un bactériophage pathogène pour l’homme.

Une fois associé, le Covid-19 qui a infecté la bactérie Prevotella parviendrait dans certains cas à traverser la membrane intestinale pour se déverser dans le sang (selon des mécanismes déjà décrit par la littérature). Dans le sang et sous cette forme associée à Prevotella, le virus est indécelable car il est masqué par la bactérie.

Ceci expliquerait donc en grande partie la problématique des faux négatifs. Sous sa forme de virus classique dans le sang, le Covid-19 serait décelable aux tests PCR mais une fois associé à Prevotella, il serait indétectable par ce genre de test.

Au final, dans certains cas, le Covid-19 repasserait dans le sang en même temps que la bactérie Prevotella.

Par des phénomènes de migrations, le Covid-19 associé à Prevotella se retrouverait dans diverses parties du corps en provoquant des symptômes similaires à ce qu’on observe dans le cas de prolifération de la bactérie.

Ceci pourrait ainsi expliquer de nombreuses formes graves observées comme :

· La détresse respiratoire qui serait donc liée à un manque d’oxygène dans le sang résultant des phénomènes de captation d’oxygène par Prevotella

· Les pneumonies qui seraient liées à la prolifération de Prevotella dans les poumons

· Les accès inflammatoires observés sous l’effet connue de la bactérie (angines, phénomènes inflammatoires des extrémités, orages citokynique)

· Les thromboses inférées par l’effet du bactériophage pathogène sur l’Heme

Ce modèle pourrait aussi expliquait le profil des personnes gravement infectées par la maladie qui seraient donc in fine les personnes susceptibles d’être plus atteintes par la bactérie Prevotella.

De sorte que les deux chercheurs émettent des pistes thérapeutiques dont l’effet a déjà pu être observé :

· Antiviraux

· Antibactérien (antibiotiques visant en premier lieu Prevotella)

· Anticoagulants

· Médicaments permettant de réguler l’équilibre électrolytique du sang

· Probiotiques afin de créer une compétition bactérienne dans l’intestin et de réduire l’influence de la bactérie Prevotella

Enfin, de façon plus pessimiste, cette hypothèse générale expliquerait aussi qu’on peut tomber à nouveau malade du Covid-19 car la bactérie Prevotella serait le réservoir du virus qui persisterait donc dans l’organisme.

Par ailleurs, plus généralement, cela signifie peut-être également la fin d’un dogme médical largement admis qui préconise qu’en présence de virus, l’antibiothérapie est inopérante. C’est peut-être même ce dogme qui serait responsable de l’aveuglement de certains experts à ne pas déceler de signature bactériologique. Si cette théorie est vérifiée, le Covid-19 marque donc peut-être un nouveau paradigme médical: l’existence dans nos écosystème de bactériophages courants ayant des effet pathogènes .

Aussi, si cette théorie est validée par les autres scientifiques du monde entier, il apparaît assez clairement que Sandeep Chakraborty et Bio Moon sont des candidats sérieux au futur Prix Nobel de Médecine.

Dans ce cas également, l'autre bastion qui s'effondrerait serait l'expertise médicale et l'expertise en général: l'intelligence collective aurait remporté la bataille et deux non experts seraient au centre de la résolution de cette pandémie mondiale.

Dans un autre domaine, l’analyse de travaux du chercheur indien conduit également à pointer le rôle de la Chine qui, pour des raisons obscures, n’aurait pas communiqué les séquences génétiques du virus mettant en lumière le rôle de la bactérie Prevotella.

Cet “oubli” pourrait donc constituer un tournant dans la maladie mais également un tournant géopolitique majeur.

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