L'origine des dettes illégitimes 6/6

L'origine des dettes illégitimes : Traité de Rome 2 rejeté par référendum en 2005, mais ratifié par le parlement en 2007 avec le traité de Lisbonne (en conservent 90% de son contenue d'origine.) Un déni de démocratie passé inaperçu : La notion d'états et de nation : La crise finacière du au subprimes en 2008 :

En 2004, proposition du traité de Rome 2. Il est rejeté en 2005 par la France et les Pays-Bas suite à la mise en place d’un référendum. Il est donc abandonné mais deux ans plus tard apparait un nouveau traité : le traité de Lisbonne. Il ne fut pas soumis aux français par référendum mais directement acté par le parlement. Son contenu représente 90% du traité de Rome 2. Pour faire simple, ce traité réduit l’autonomie des états membres et s’est doté d’une personnalité juridique qui par ce biais lui permet d’imposer son pouvoir sur les états membres. Il fut ratifié le 13 décembre 2007. Encore une fois, un déni de démocratie passé inaperçu.

Il est à présent important de préciser la notion d’états et de nation. En voici quelques définitions fondamentales.

Sur le plan juridique : « l’état peut être considéré comme l’ensemble des pouvoirs d’autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu’on appelle l’intérêt général, et avec une nuance éthique, le bien public ou le bien commun ».

Selon la rédaction du JDN (sur internet) : un état est un territoire délimité par des frontières et régis par des lois qui lui sont propres. Par extension, il désigne également une personne morale de droit public instituant ces lois et garant du bien-être de ses habitants. L’état peut agir sur le plan économique au travers de différents leviers dont les deux principaux sont la politique budgétaire et la politique monétaire, qui demeurent des pouvoirs régaliens.

Article 2 des droits de l’homme et du citoyen du 26 aout 1789 : « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sureté, et la résistance à l’oppression ».

Ce qui constitue un état souverain est : un territoire, sa population et son autorité politique. Le rôle du politique dans un état démocratique est d’organiser la vie en commun par des idées, des intérêts divers de société, qui tente à aller vers l’intérêt commun suivant l’orientation du moment. Le sujet de la souveraineté d’un état est sa population qui se dote d’institution de mandat impératif. Autrement dit, le mandataire se doit de représenter les idées de la politique dans l’intérêts de la population majoritaire du moment. Si le mandataire ne respecte pas son mandat, il devra être révoqué.

La représentation nationale selon Emmanuel-Joseph SIEYES :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils discutaient des volontés, la France ne serait plus cet état représentatif : ce serait un état démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être). Le peuple ne peut agir que par ses représentants » 

Emmanuel-Joseph SIEYES connu pour ses écrits et son action pendant la révolution française, il est au début au consulat, consul provisoire. Il est ensuite président du Sénat conservateur et compte de l’empire.

Et oui, le peuple ne peut agir que par ses représentants mandataires avec les conditions suivantes : les représentants se sont protégés en votant pour eux-même leurs propres immunités. Les gens de la cité (les électeurs) votent pour élire l’un de ces mandataires qui une fois élu peut disposer du pouvoir de décision de l’orientation politique qu’il souhaite puisqu’il n’a aucune obligation envers les électeurs (mandat non-impératif) il se décharge ainsi de toute responsabilité et reste protégé juridiquement (une certaine connivence s’est installée entre le pouvoir économique et le pouvoir politique). Ce système parlementaire représentatif est en place dans tous les gouvernements du monde encore aujourd’hui. Il est présenté comme étant démocratique, mais il est en réalité antinomique avec ladite démocratie (pouvoir au peuple).

En 2008, crise financière dues aux subprimes. Des prêts hypothécaires à risque émis en masse à des clients non solvables puis revendus en masse sur les marchés en masquant leur toxicité (revendus en package et mélangés à d’autres produits financiers ‘’sains’’). Encore une fois, la supercherie fut découverte, faisant ainsi s’écrouler les marchés. Elle aurait dû conduire à la faillite de nombreuses banques, mais la dérèglementation s’était poursuivie permettant en 1999 la fusion dans une même banque, de la partie financière (marché) et de celle des dépôts (compte client). Les états ont dû s’endetter en injectant des centaines de milliards pour protéger les épargnants et dans le même temps les banques. Tout ceci sans remettre en cause leurs manières de fonctionner.

Pas une personne ne fut nommée “responsable” de cette crise. Est-ce que ce monde est sérieux ?

Les banques n’ont pas les fonds des prêts qu’elles proposent, à peine 5% en fonds propres. Elles créent la monnaie à partir de rien (ex-nihilo), et lorsqu’un client obtient un prêt de sa banque, cela n’est qu’un jeu d’écriture dans un registre (monnaie scripturale). Une fois le prêt remboursé, les données du registre sont détruites et la banque empoche les intérêts. Ce processus s’applique à tous les clients, à toutes les entreprises, et à tous les états. Elles s’enrichissent par des dettes qu’elles créent et tout ceci sans contrepartie. Quelle légitimité ont-elles ? (Depuis les années 1970 à nos jours l’endettement du aux intérêts est de 40 milliards d’euros par an pour la France)

Aujourd’hui, le système financier est à l’agonie, il est cliniquement mort sous perfusion par les banques centrales qui injectent des milliards dans la sphère financière pour maintenir en vie le système. A titre d’exemple, l’endettement des États-Unis en 2018 dépassait les 22 000 milliards de dollars. Pour la France (fin 2019), son endettement était au-delà du PIB : 100,4% soit 2420 milliards d’euros. Une étude faite par le conseil de stabilité financière, un organisme associatif provenant de la BRI dit ceci : la finance de l’ombre, les fonds spéculatifs vers les paradis fiscaux en 2016 s’élevaient à 92 000 milliards de dollars, soit 150% du PIB mondial. Auquel il faut ajouter par le système bancaire international de paris spéculatifs (les marchés) : la somme s’élève à 800 000 milliards de dollars, soit 10 fois la capitalisation boursière mondiale et cela représente 15 fois le PIB mondial.

 

 

En conclusion : nous sommes à l’aube d’une nouvelle crise financière mondiale bien supérieure à celle de 2008 qui nous amènera probablement vers ce nouvel ordre mondial que l’on nous annonce depuis un certain temps à travers les institutions internationales. Les différentes pièces maîtresses se mettent en place sur ce grand échiquier, telle que la BRI*, Banque des Règlements Internationaux, qui chapeaute toutes les banques centrales occidentales (contrôle monétaire). L’OMC, Organisation Mondiale du Commerce, les GAFA les TAFTA, et autres à venir… L’avènement de cette nouvelle monnaie mondiale ‘’DTS’’ (basée sur un panier de monnaie) qui verra le jour dans un avenir proche.

Ils ont le contrôle monétaire, ils auront le contrôle juridique à travers ces institutions basées sur le fait économique. Les états, c’est-à-dire le politique dans leur essence n’existe plus.

Je pourrais continuer à argumenter mais il y a ici suffisamment d’éléments pour comprendre.

Je tiens a rappeler que les informations contenues dans ce document sont principalement basées sur le travail de Valérie Bugault, docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, et de Jean Rémy, ancien banquier spécialisé dans la haute finance, à travers ces livres : « le nouvel esprit des lois et de la monnaie » et les raisons caché du désordre mondial ». Dans la troisième partie du second ouvrage Valérie Bugault apporte des solutions que je ne développerai pas ici, mais qui mériterait une analyse approfondie. J’ai tenté de développer les causes du fonctionnement monétaire et ces imbrications. J’espère ne pas trahir le sens de leurs propos.

Pour finir, une citation de Henry Ford (1863-1947) :

« il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution demain matin ».

Encore aujourd’hui, la majeure partie de la population méconnait le fonctionnement du système monétaire.

J’ai éprouvé le besoin de rédiger ce document afin de partager ces informations et analyses qui sont basés sur des faits historiques. Je ne fais référence à aucun parti politique ici, bien au contraire. Comme le précise Valérie Bugault, il faut se détacher du politique basé sur le parlementarisme représentatif. Je vous invite ainsi à chercher d’autres sources d’information pour vous faire votre propre opinion, mais ne restez pas dans l’ignorance, par ce que rester dans l’ignorance, c’est laisser d’autre décider pour vous.

                                                                                                                                                                           IR

 

Quelques références qui m’ont permis d’étayer mes propos :

 

« Le nouvel esprit des lois et de la monnaie » livre de Valérie Bugault et Jean Rémy

« Les raisons cachées du désordre mondial » livre de Valérie Bugault

« LES PREDATEURS des milliardaires contre les états » livres de Catherine le gall et Denis Robert

« Capital et idéologie » livre de Tomas Pikétty

« Cash investigation : la finance folle » (internet)

« Ces financiers qui dirigent le monde blackrock » (internet)

« Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde » (internet)

« Ces milliardaires qui nous font les poches » (internet)

« Je ne vais pas faire de dessin en voici un bien tracé » : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA

« sur thinkerview : DGSE : l’impuissance de l’état ? maxime Rénahy

« La ou est l’argent » livre de Maxime Rénahy             

« source Wikipédia »                    

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