Festival de Douarnenez: Rencontre avec Bob Connolly, cinéaste australien et auteur de la «Trilogie papoue»

C’est un peu par hasard que Bob Connolly et sa femme Robin Anderson se sont retrouvés en Papouasie Nouvelle-Guinée. À la recherche d’un premier sujet de film au début des années 1980, les deux jeunes cinéastes tombent sur le « sujet du siècle », de vieilles pellicules datant des années 30 et retraçant la première rencontre entre des chercheurs d’or australiens et des Papous de Nouvelle-Guinée.

C’est un peu par hasard que Bob Connolly et sa femme Robin Anderson se sont retrouvés en Papouasie Nouvelle-Guinée. À la recherche d’un premier sujet de film au début des années 1980, les deux jeunes cinéastes tombent sur le « sujet du siècle », de vieilles pellicules datant des années 30 et retraçant la première rencontre entre des chercheurs d’or australiens et des Papous de Nouvelle-Guinée.

« Les habitants locaux pensaient être seuls au monde, et se sont retrouvés nez à nez avec ces hommes. C’est l’unique rencontre entre deux peuples de ces 500 dernières année, et nous nous sommes retrouvés là, avec leurs films et leurs journaux de bord, toutes les archives de cette rencontre ».

Cinquante ans plus tard, Bob Connolly et Robin Anderson décident donc de retourner sur place, pour discuter de ce « premier contact » avec les habitants locaux, y compris ceux qui apparaissent sur les vieux films.

« On savait à l'époque, quand nous avons récupéré ces vidéos, que l'on avait l'histoire d'une vie, un énorme coup. First contact est mon premier long film et il n'est pas particulièrement bien fait, mais le matériel qu'il y a dedans est extraordinaire. »

Le changement dans cette vallée inconnue a également été spectaculaire. En 50 ans, le vieux monsieur de 85 ans qui pensait que les explorateurs étaient tombés du ciel, avec des pouvoirs surnaturels, a eu un fils qui est devenu Premier ministre de la Papouasie Nouvelle-Guinée, indépendante depuis 1975.

Bob Connolly a travaillé dans cette vallée de Papouasie Nouvelle-Guinée entre 1980 et 1992. S’il décrit son premier film comme un essai, il a pour les deux suivants « filmé la vie qui se déroulait sous [ses] yeux ».

En l’occurrence, la vie sous ses yeux s’avère prendre la forme de la plus grande guerre intertribale des cinquante dernières années. Le troisième film de la trilogie de Bob Connolly et Robin Anderson, « Black Harvest » (« Récolte noire »), tire son nom des récoltes de café perdues à cause de la guerre. 400 personnes ont perdu la vie, et Bob Connolly, bien malgré lui, s’est retrouvé  impliqué dans le drame.

« Les combats inter-tribaux étaient interdits, et les hôpitaux refusaient de soigner les blessés de guerre. Un jour, un des personnages apparaissant dans les films est gravement blessé, et sa mère me supplie de l’emmener à l’hôpital ». Bob Connolly accepte, et va même payer les médecins pour qu’ils opèrent et sauvent la vie du jeune homme. Pour le camp adverse, le cinéaste a pris le parti de leurs ennemis, et sa tête est mise à prix. 

« Notre maison a été brûlée, et mon jardinier découpé en 11 morceaux. C'était en 1990. Un mois après on avait terminé notre travail et on est partis », explique t-il.  

Si Bob Connolly se décrit comme un cinéaste « observateur », il est ravi de se retrouver à Douarnenez, dans un festival « engagé ». « Le festival n’a pas peur d’évoquer des sujets qui fâchent, comme par exemple le Timor Oriental, avec qui l’Australie a eu des débuts difficiles. Je suis très content de voir que le Timor Oriental indépendant est présent ici ».

Les trois films de la Trilogie papoue sont diffusés à plusieurs reprises au cours de la semaine en présence de Bob Connolly, avec une séance spéciale le samedi 30 août à 16h30 en compagnie d’Edwy Plenel.

LGBTQI, ha neuze ?

En Europa a-bezh ‘vez aliet d’ar maouezed diforc’hiñ m’eo etrereviad ar babig douget gante. Krouet ez eus bet n’eus ket pell zo un test ADN a c’heller ober gant gwad hepken, un test aes d’ober neuze, evit gouzout ma vo trizomek ar babig pe get. Enklaskoù e-leizh a zo dioute evit kavout gen an heñvelreviadezh ha ma ‘z eus unan e vo kavet sur a-walc’h. E Bro-India, e Bro -Sina, en Azia dre vras e vez ganet kalz muioc’h a baotred eget a verc’hed. E 2020 e vo 24 milion muioc’h a Sinadiz eget a Sinadezed. En Europa ivez ez eus muioc’h a baotred eget a verc’hed, er broioù muzulman dreist-holl, en Albania da skouer ez eus 112 paotr evit 100 plac’h, er C’hosovo, 110 paotr evit 100 plach, er Montenegro, 109.

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