Allez hop, à qui le tour : Michel Mercier, par Romain Herreros

Michel Mercier a été proposé par le Sénat pour remplacer rue Montpensier Nicole Belloubet, actuelle Garde des sceaux. 01/08/2017 18:08 CEST | Actualisé il y a 36 minutes

http://www.huffingtonpost.fr/2017/08/01/le-canard-enchaine-revele-lemploi-familial-du-senateur-michel_a_23059817/?ncid=tweetlnkfrhpmg00000001

Copie:

POLITIQUE - Voilà qui ne pouvait pas plus mal tomber pour Michel Mercier, qui plus est dans le contexte de la loi sur la moralisation de la vie publique. Proposé par le président du Sénat, Gérard Larcher, pour succéder à Nicole Belloubet au Conseil constitutionnel, le sénateur MoDem, proche de François Bayrou, est épinglé par Le Canard enchaîné pour avoir employé ses filles comme assistantes parlementaires, et ce, dans des conditions qui paraissent douteuses pour l'une d'entre-elles.

 

Outre le recrutement de sa fille Véronique entre 2003 et 2012 "comme assistante parlementaire au Sénat et dans les différents ministères qu'il a occupés", le journal satirique révèle dans son édition du mercredi 2 août, les "détails cocasses" du contrat que l'intéressé a fait signer à sa seconde fille, Delphine, entre 2012 et 2014, pour le seconder au Palais du Luxembourg.

 

"On y découvre que la candidate habite à... Londres, alors que le lieu de travail indiqué est Paris", note l'hebdomadaire, qui révèle également que Michel Mercier et sa fille ont certifié dans ce contrat que l'intéressée n'exerçait pas d'autre activité professionnelle. Or, c'est faux, à en croire son CV en ligne, dans lequel on apprend qu'elle exerce depuis 2011 comme "responsable des collections d'ethnographie à la célébrissime University College London".

 

La défense du camp Mercier

Le Canard enchaîné a joint Michel Mercier ainsi que sa fille pour en savoir plus sur la réalité du travail d'assistante parlementaire, pour lequel Delphine était payée 2000 euros brut par mois. Le sénateur du Rhône a d'abord expliqué que sa fille n'avait travaillé que "quelques mois", affirmant qu'il avait besoin de son expertise culturelle. "J'ai fait venir ma fille pour me seconder dans mes fonctions à la commission de la Culture que je venais d'intégrer". Or, affirme le "Canard", si le candidat au Conseil constitutionnel a bien siégé dans cette commission, c'était entre 2008 et 2009. Soit bien avant qu'il s'adjoigne les services de Delphine. Entre 2012 et 2014, Michel Mercier était membre de la commission des Lois.

 

Pour autant, il maintient qu'il l'a embauchée "pour travailler sur des dossiers culturels". "Je voulais mieux connaître les questions culturelles par rapport aux nouvelles technologies", a-t-il encore justifié, expliquant que sa fille "était bien contente d'avoir de quoi vivre".

De son côté, Delphine Mercier explique avoir effectué des travaux de "veille" sur des sujets qui lui sont "familiers". Aussi, elle assure avoir rédigé "des fiches condensées sur certains thèmes (culture et numérique, enseignement de l'histoire de l'art, différents points concernant la coopération, différents points concernant les musées etc.)". Reste qu'en séance, Michel Mercier "n'est jamais intervenu" sur les questions culturelles, affirme encore le "Canard"....

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.