On est cons!

Frank Lepage remet le mot "charges" à l'endroit.

Salaires © Frank Lepage

Quand Macron, Hollande, Sarkozy appellent "CHARGES" des Salaires Différés, ils prennent la positions des boursicoteurs, de ceux pour qui ces cotisations sont, selon eux, des charges parce qu'elles leur retire des gaps de bénéfices. Ou tout aussi cyniques, ceux qui préfèrent mettre leurs noms sur des associations, des "fondations" de Charité (les religions / les Bills Gates) plutôt que de reconnaître que ses solidarités, viennent aussi, via l’État qui les centralisent, des plus défavorisés eux-mêmes, bref, de tout le monde.

L'expression "les Charges" est un abus de langage venant d'une autorité publique corrompue (que ce fut Valls Hollande, Macron, Sarkozy, Copé etc...) ... Parce qu'il est l’aveu que cette autorité ne prend pas la problématique dans son ensemble, mais d'un seul point de vue, et même pas, comme ils croient l'avouer parfois, celui du chef d'entreprise par ailleurs, mais celui du seul boursicoteur affamé de rentes (peut-être ceux qu'il rencontrent au Siècle, au Bilderberg, et autres fondations floues, dans les arcanes des réels pouvoirs).

Le problème, c'est que si, à la fin des fin, on transfert les solidarités à des groupes ou personnes privées, on éparpille cette solidarité, on l'expose plus aux risques d'arbitraires, de complexifications et donc d'innégalités (l'homme est imparfait heureusement, mais c'est aussi pour cela qu'il doit y avoir des lieux communs qui le régulent). Ce n'est même pas efficient, et en fait, un retour en arrière, celui des Charités.

 

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