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Je suis verte de rage et aussi pour d'autres raisons que je ne maîtrise pas, j'aime bien aussi cette couleur, c'est tout.

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Billet de blog 4 avril 2019

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Telle je suis

Comme j'étais, comme je suis toujours …

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J'emprunte ce titre à ce poème(1)  de Hatim de TAYY (poète ante-islam) car il me rappelle ce que j'ai écris à l'occasion de Printemps des Poètes de 2012 dont le thème était "Enfances". Bien sûr mon poème ne parle pas que de moi - enfances est au pluriel - mais aussi d'un, d'une autre dont je pouvais jalouser l'attention qui leur était portée.

Belles Plantes (Titre original 2012)

Enfance, toute en élégance

Tout Petit déjà, et

Corseté, dirigé, ligaturé …

L’adulte s’échine à la taille

Des branches-broussailles

De cet enfant Bonzaï.

Enfance, toute en insouciance

Tout n’est que gaîté,

Rêver, Papillonner.

Fleur sauvage, elle est à l’aise,

Les pieds dans la glaise

Ou bien à flanc de falaise

Enfance, toute en souffrance

Graine de roncier(2),

Appelée à se développer.

Vivace, il occupe tout l’espace

Et revendique le soin, hélas,

Donné aux Roses de Damas

Enfance, toute en fragrance

Si petite et déjà(3) empotée.

Sous la serre, elle est préparée.

Bichonnée sous les embruns(4)

Elle sera un parfum,

Pour un trente-et-un

 (1) :

Tel je suis (page 50 de "La Poésie Arabe, Anthologie traduite et présentée par René R. KHAWAM" – Éditions Phébus libretto – 2000)

Ô Mawia, les biens de ce monde accordés passent

Ainsi que des voyageurs attardés,

Arrivent le matin et nous quittent le soir ;

Ne reste que leur souvenir dans les veillés.

Ô Mawia, le mendiant qui vient implorer notre secours,

Jamais nous ne lui répondons :

Va ton chemin nous sommes vraiment trop pauvres

Pour te donner parcelle de notre bien.

Ô Mawia, quand après ma mort la chouette

Ira voleter tout autour de mon tombeau,

Assoiffé sous la terre, aurais-je auprès de moi

Les trésors que la vie m'aura laissé amasser ?

Je disposerai donc de toutes mes richesses

En faveur de ceux qui en auront besoin ;

Ma faim étant apaisée, elles deviendraient

Une masse inutile auprès de moi laissée …

De longs jours nous avons supporté la misère

Et gémi sous le poids de l'humiliation :

Le siècle dur nous a fait boire en ces deux coupes.

À présent notre cœur nous pousse à partager.

(2) Roncier : Buisson sauvage qui arbore des fruits tentants appelées mûres, protégées par ses griffes qui écorchent les trop gourmands, aussi refuge des oiseaux.

(3) Rajout ce jour

(4) Allusion phonique aux brumisateurs

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