Dans cette vidéo mise en ligne par le Guardian, le fondateur de Wikileaks explique pourquoi il a mis en ligne ces informations sensibles
War Logs: la plus grande fuite de renseignements de l’histoire de la guerre
Wikileaks met le Pentagone en émoi...
Wikileaks s'affirme comme le fer de lance du journalisme d'investigation.
Il est grand temps que la démocratie soit enfin tenue par les citoyens. Sommes-nous en train d’assister à la naissance d’un vrai contre pouvoir citoyen à l’échelle mondiale? Car “Wikileaks, que ce soit en terme d’éthique ou de pratique, est le résultat d’un nouveau paysage médiatique, qui exige davantage de transparence et de responsabilité que jamais auparavant.
Afghanistan : ce que disent les documents de WikiLeaks
Bavures, double jeu du Pakistan, incidents français… Live blogging sur le décorticage de 90 000 rapports confidentiels de guerre.
Le site WikiLeaks vient de rendre publics quelque 92000 documents confidentiels de l'armée américaine sur les opérations de l'Otan en Afghanistan.
http://www.rue89.com/2010/07/26/afghanistan-que-revelent-les-documents-de-wikileaks-
Julian Assange: "Si le journalisme est bon, par nature, il est controversé” affirme-t-il d’emblée.“Le rôle du bon journaliste est de s’attaquer aux abus des puissants”: Wikileaks se bat pour la transparence depuis ses débuts, et c’est dans cette optique qu’on été divulgués ces “war logs”, qui dévoilent “la vraie nature de cette guerre”. Dans la droite lignée du journalisme d’investigation, Julian Assange considère les informations divulguées comme d’utilité publique, permettant au monde entier de “comprendre ce qu’il se passe et traiter le problème”. Le principal intérêt de ces documents selon lui, c’est le “contexte général” qui fournit une chronologie détaillée de la guerre en Afghanistan sur une période allant de 2004 à 2009.Les abus sont multiples: ”corruption de la classe politique Afghane”, “assassinats perpétrés par les forces spéciales”, “implication du Pakistan et peut-être de l’Iran”.Quid de ceux qui dénoncent, à l’instar de la Maison Blanche, une mise en danger des troupes américaines? Julian Assange explique que pour lui, les données susceptibles de mettre en danger les forces américaines sont des données plus récentes, non encore divulguées par l’organisation. Assange fait évidemment le parallèle avec d’autres documents, les Pentagon papers, ce document de 10 000 pages dévoilés dans les années 70 sur la manière dont les Américains avaient mené la guerre au Vietnam. Selon lui, les différences avec les War Logs sont différents: “il y a plus de données, diffusées auprès d’un plus grand nombre de gens, beaucoup plus tôt après les évènements”. Et surtout “les gens peuvent faire des retours, commenter, le contextualiser et les rendre compréhensibles”.
Selon lui, la morale journalistique de l’histoire est simple:
"Creusez très, très profond dans les archives".
Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, vit à moitié caché
http://www.youtube.com/watch?v=c65E6-...
Julian Assange a donné une conférence de presse à Londres, à midi, 13 heures de Paris. OWNI y a assisté, more to come/-).
Un transcript est en cours de rédaction collaborative à cette adresse.
Voir notre article complet sur les vidéos de l'affaire. Le Guardian, qui mène un formidable travail de datajournalisme sur cette affaire, a mis en ligne une vidéo expliquant comment lire et manipuler les données dévoilées par Wikileaks. Chacun de ces 200 éléments d’importance est listé et présenté sous forme de tableau (comme ici, impliquant la France), qui liste la date, la nature, l’emplacement, les protagonistes impliqués, et le rapport qui a suivi (détail ici). Un glossaire est par ailleurs accessible pour déchiffrer le jargon militaire de certains documents.
Une aubaine pour le journalisme
Julian Assange qui récemment déclarait que “le journalisme devait être comme une science” et que “les faits doivent être vérifiables” afin de faire regagner aux journalistes leur “crédibilité”, le journalisme de données tel qu’il est rendu possible par les récentes fuites est une aubaine pour la profession, qui a là une opportunité unique de reconstruire sa légitimité, montrer qu’elle est encore capable de faire son travail (vérifier, hiérarchiser, contextualiser…) avec des données brutes.Le blogueur britannique Roy Greenslade s’oppose sur son blog à ceux qui mettent en doute le bien-fondé de la divulgation des “war logs”, notamment dans les rangs du gouvernement américain ou et à ceux parmi ses confrères journalistes qui relativisent la portée des données divulguées.Selon lui, « le simple fait que des preuves et des données matérielles et irrévocables viennent corrobhorer ce qui était pressenti depuis longtemps – à savoir que les talibans étaient de plus en plus puissants et que l’armée américaine a commis de nombreuses bavures – est extrêmement précieux ».
Quelques exemples de Datajournalisme:
Le Guardian a mis en place une carte interactive interrogeable, qui permet de consulter pour chaque élément important son contexte et sa nature (cliquer sur l’image pour y accéder).
Lire ailleurs
Sur a également réalisé Der Spiegel
Le magnifique travail du Guardian
Sur le New-York Times
Arrêt sur Image
Rue 89