Un algorithme pour rétablir la santé mentale des personnes en situation d'adversité

Reprise du discours officiel de présentation du programme A.R.G.O.S., lancé en France en 2017 par la Haute Autorité du Bonheur Général.

Chers agents des communautés socio-sanitaires françaises, nous voici réunis en assemblée plénière, en cette date historique de lancement d'un programme auquel nous avons tous contribué. Ce 1ier avril 2017, avec la pleine faveur de la Haute Autorité du Bonheur Général, A.R.G.O.S. voit le jour. Et cette expression « voir le jour », est spécialement pertinente dans ce contexte. A.R.G.O.S. n'est pas simplement un dispositif de santé mentale : il est une innovation technique profonde et clairvoyante. Il n’est pas une nouvelle entité mais une nouvelle architecture sociale.

Qu'est-ce que A.R.G.O.S. ?

Cohesive Social-Network © Jahwelle Cohesive Social-Network © Jahwelle

L'Algorithme-Réseau pour la Gestion et l’Observance de la Santé mentale dont nous déclarons aujourd'hui la naissance changera radicalement, nous l’espérons, la prise en charge de la vulnérabilité psychosociale, parce qu'il en changera la vision – ou, plus précisément, la visibilité.

La vulnérabilité psychosociale est, en effet, le produit vicieux issu d'un manque de transparence. Le Decision-Maker démocratique se trouve empêché dans sa mission de développer des politiques de santé publique et de sécurité sociale adéquates. Les dépenses sont trop élevées, les résultats trop modestes. D'où ce bilan impitoyable : le social-network se porte mal, notamment les individus vulnérables en situation d'adversité. Il s'agit d'individus imparfaitement libres et imparfaitement désirants, qui doivent être intégrés de façon urgente dans leur milieu écologique et communautaire. Ces individus échappent depuis toujours au regard démocratique, ils s'auto-excluent, ils vivent reclus, ils errent, ils dévient. Leur santé mentale est compromise, et celle du reste du social-network est en danger.

Face à ces difficultés, il est primordial, pour le Décision-Maker démocratique, de s'appuyer sur un dispositif spécialisé dans le suivi de l’ensemble des indicateurs de qualité de vie de chaque individu. A.R.G.O.S. est un tel dispositif : une réseau de professionnels de la santé mentale qui permet à un algorithme de surveiller, sans être vu, tous les faits et gestes des assistés, afin de prévenir leurs risques de chute et de rechute, en minimisant l'impact sur le social-network.

A.R.G.O.S. agit donc comme une constellation, dissipant l'opacité et les zones d'ombre de la vie des Usagers vulnérables, et mettant en œuvre un processus efficace d'individuation : l’individUsage des précaires.

Who is U ? - Dy.O.G.E.N.E.

À la périphérie de l'Algorithme-Réseau, il y a des institutions sanitaires, sociales et médico-sociales. Au centre, il y a un Usager qui souffre de visibilité psychosociale vulnérable : U.

U est un Dyssocial vivant dans l'Ombre des Grandes Évolutions et des Normes Efficientes, autrement dit un Dy.O.G.E.N.E.

U se vit, et U est vécu par les autres, comme un adversaire de lui-même, adversaire du social-network. Il vit en contre. Son existence et son identité se construisent en opposition aux valeurs sociales. U dysfonctionne parce qu'il souffre d'une forme aiguë de dyssocialité. Par conséquent, U se cache.

U peut se cacher dans la rue, dans un squat, chez soi, ou dans une institution sanitaire ou sociale : Hôpital Psychiatrique, Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale, Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, résidence sociale, maison relais... Ces institutions ont été pendant trop longtemps autant de lieux d'invisibilisation de U. Aujourd'hui, l'Algorithme-Réseau est en mesure de repérer et de réparer U dans chacun de ces lieux.  

U sera l'élément central de A.R.G.O.S. Le projet de vie de U est ce que l'Algorithme-Réseau entend entendre et réaliser. Le parcours de U est l'objet d'une vigilance constante. Ce projet et ce parcours permettent à U d'exister – leur fusion, projet + parcours, ce que nous appelons procours, permet à U d'exister. Comme chaque Usager du social-network, U existe tant que son procours continue. Mais U ne peut pas porter son procours tout seul, parce qu’il n’est pas suffisamment capable de s’auto-contrôler - tel est le symptôme princeps de son dysfonctionnement. Donc, le procours de U sera dorénavant porté par l'Algorithme-Réseau, qui l'enveloppera et le protègera, jusqu'à ce qu'il soit suffisamment capable de contrôler et socialiser ses comportements et ses désirs.

Who is looking at U ? - Fonctionnement de A.R.G.O.S.

A vous tous, collègues des communautés socio-sanitaires, nous réaffirmons que A.R.G.O.S. ne peut pas fonctionner sans votre engagement quotidien : nous avons aujourd'hui le courage de sortir des vieilles représentations professionnelles – psychiatres, psychologues, assistants sociaux, éducateurs... – qui ne sont pas en mesure d'assurer la pénétration du regard démocratique du Decision-Maker dans tous les plis du social-network. A partir de demain, trois simples fonctions résument l'engrenage de l'Algorithme-Réseau, en garantissant son efficience :

  1. Les gestionnaires de santé sont les experts de l'apaisement mental et du développement personnel, ils diagnostiquent la souffrance et l'opacité du procours de U, et ils lui donnent progressivement les moyens d'auto-contrôler ses propres processus psychiques déviants. Ils gèrent les tendances anti-sociales de U et ils dissuadent ses intentions incompatibles au social-network. Les gestionnaires de santé anticipent, harmonisent et mettent en ordre les désirs et les besoins que U ne sait pas encore avoir ;

  2. Le référent procours est l'agent qui veille sur l’ensemble du projet et du parcours de vie de U. Il renseigne les indicateurs de vulnérabilité psychosociale et il est un indicateur lui-même. En étudiant le parcours du référent procours, forme d'analyse du contre-parcours, nous aurons une idée exacte des besoins de notre U, besoins qu'il n'arrive pas à formuler lui-même. Le référent procours peut se rendre à l'endroit (logement ou autre) où U se cache du regard démocratique, afin d'évaluer les progrès envisagés dans son individUsage. Celui-ci est pensé en collaboration étroite avec les services sociaux, sanitaires et médico-sociaux de sa communauté de référence ;

  3. Last but not least, les observateurs de santé globale veillent sur U au quotidien, sans nécessairement le rencontrer, mais en enregistrant toutes ses interactions avec les institutions, tous ses mouvements, ses communications, ses états psychiques et somatiques. Les proches et les amis de U peuvent eux aussi, s'ils le souhaitent, devenir pour lui des observateurs de santé. U lui-même pourra, à terme, devenir un observateur pair de santé, observateur d'autres Usagers. L'observateur de santé est une figure-clé de la démocratisation des dispositifs médico-sociaux, en incarnant l'idéal de la participation horizontale des Usagers dans leur propre rétablissement. Avec les observateurs de santé, la participation prend la forme d'une vigilance mutuelle et constante – un filet de sécurité qui ré-apprend à U à être libre.

Ensemble, ces trois agents opèrent pour assurer le rétablissement de la Santé Mentale, que nous concevons, selon la définition qui fait consensus aujourd’hui, comme :

un processus qui permet d’accéder régulièrement au bonheur en apprenant à s’auto-contrôler face à l'adversité normale de la vie, en travaillant avec succès et de manière productive sous la vigilance d’autrui, et en étant en mesure d’apporter une participation efficiente à la vie en communauté.

Les agents de l'Algorithme-Réseau ont un rôle primordial dans le processus de « individUsage » de U – la sortie de l'Usager de son inexistence sociale.

A.R.G.O.S. is here for U - L'individUsage

Comme nous l'avons dit, A.R.G.O.S. considère U comme étant un usager imparfaitement libre et désirant. L'Algorithme-Réseau est là précisément pour perfectionner ces deux dimensions-clé de la subjectivation de U.

L'individUsage passe forcément par une forme d’assujettissement au pouvoir démocratique de l’algorithme Decision-Maker. Liberté et désir ne peuvent pas fonctionner en absence de contrôle et induction de l'autonomie. Ainsi, par exemple, en l'absence de désirs énoncés, le référent procours de U peut décider pour lui, dans le cadre de réunions démocratiques expressément réalisées. Bien entendu, U peut participer, s'il le souhaite, à ces réunions dont il est l'objet. Comme le prévoient les dispositions démocratiques du Decision-Maker, il est informé systématiquement des décisions prises et de leurs répercussions. En présence d'un défaut de consentement, celui-ci est considéré comme étant éclairé.

U © Jahwelle U © Jahwelle

Dans tous les cas, les agents de A.R.G.O.S. prennent les décisions qui concernent U à partir des propositions de l'algorithme : doit-il participer à tel ou tel groupe de rédaction de CV, doit-il se faire soigner, doit-il être hébergé en urgence ou en insertion, doit-il participer à ce groupe de recherche d'emploi animé par notre coach spécialisé en mindfullness ? Doit-il réaliser des entretiens d'embauches sur Skype, injonction pédagogique qui lui apprendra à se servir d’un ordinateur ? Doit-on tout nettoyer chez lui – à ses frais, intervention ré-éducative qui lui apprendra à ne plus jamais être sale, ni endetté ?…

D'ailleurs, en résonance avec les politiques européennes d’austerity qui nous protègent de la crise, A.R.G.O.S. veille à la réalisation de chaque procours avec les meilleurs bénéfices possibles au moindre coût pour le Decision-Maker démocratique.

Par conséquent, U ne peut pas abuser des différentes aides dont il bénéficie : le référent procours rappelle régulièrement à U ses droits et ses devoirs. Plutôt que U vive ou – encore pire - plutôt qu'il meurt caché, A.R.G.O.S. mobilise régulièrement les observateurs de santé afin d'ajuster au plus près les aides dont il a besoin. Il est ainsi perfusé socialement à travers les multiples gestionnaires de santé qui ont le souci de sa situation. L’individUsage de U implique sa resocialisation : U peut donc rencontrer ses pairs dans le cadre de groupes de paroles virtuels spécialement conçus à cet effet. Les thèmes abordés lors de ces groupes de parole permettent aux Us de mobiliser leurs ressources positives afin qu'ils puissent (re)devenir le plus rapidement possible des acteurs productifs, des participants efficients au sein du social-network et de leurs respectives communautés de vie. Ce volet d'action de A.R.G.O.S. est basé sur les derniers acquis des sciences en termes de Communication Virtuelle Non Violente (CVNV), limitant tout contact parmi les Us et donc tout risque de violence, de terrorisme, de contagion d'idées déviantes ou favorisant l'émergence de troubles de comportement.

Ainsi, U, imparfaitement libre et désirant, restera peut-être toujours seul chez lui ou dans l’institution qui l’héberge, mais il est au centre d'une constellation, parfaitement visible dans son invisibilité sociale, individualisé dans son auto-exclusion, contributeur éclairé, de moins en moins en contre, de sa situation d'adversité.

Inscription de A.R.G.O.S. dans la politique nationale de cohésion social-network

Comme les moins jeunes parmi nous le savent bien, il est dangereux et improductif de cacher et enfermer U, parce que cela le soustrait au contrôle démocratique. Nous vous rappelons, chers collègues, que A.R.G.O.S. va devenir le dispositif le plus avancé du Projet National pour la Transparence et le Bonheur Général lancé, il y a un an déjà, par le Decision-maker démocratique. Pour être plus précis, A.R.G.O.S. va implémenter la politique sociale « Plein Jour », assurant une visibilité et une transparence totale du social-network. La transparence du social-network est une condition sine qua non du contrôle démocratique, garant de la sécurité et de la liberté de chacun. Ainsi, chaque agent de A.R.G.O.S. travaillera dès demain en « Plein Jour » :

- Se former en Plein jour : La formation de tous les acteurs de A.R.G.O.S. est spécialement rigoureuse. Le respect du cadre et la réduction drastique des marges de manœuvre qui mettent en danger le travail de l'Algorithme-Réseau sont les valeurs primordiales de cette formation. D'ailleurs, chacun parmi nous continuera à se former tout au long de son activité professionnelle, grâce à l’organisation par objectifs de l’assistance du social-network, qui fonctionne aujourd’hui comme une entreprise privée spécialement vertueuse.

- S'évaluer en Plein Jour : Notre système d'évaluation horizontal rend obsolète toute hiérarchie, et harmonise le fonctionnement de A.R.G.O.S : le regard du Decision-Maker démocratique porte constamment son attention sur tous nos actes professionnels, à travers les yeux de ceux qui collaborent avec nous. Nos collègues sont les sentinelles et les tuteurs de notre bon opérât. Cette vigilance soucieuse nous surveille, nous guide, en nous rassurant et en nous assurant face à nos propres impuissances à agir, elle nous apprend à avoir besoin d’elle, et du confort qu'elle nous offre, sans jamais nous lâcher.

- Prendre en charge U en Plein Jour : La procédure standard d'intervention est étroitement définie pour chaque catégorie d'Usager - c'est l’Algorithme-Réseau qui élabore, perfectionne et vérifie constamment la mise en place d'une telle procédure.

Grâce à cette discipline de la transparence professionnelle, la politique « Plein Jour » peut investir le niveau des Usagers. L'Algorithme-Réseau induit chez U un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir démocratique du Decision-Maker. Les psychiatres de la fin du 20ième siècle disaient des Diogènes : « ils ont besoin de tout mais ne désirent rien ». A.R.G.O.S. répond à cette problématique en traçant le procours de ces Usagers dysfonctionnants autour d'une succession de désirs standardisés (de soin, d'insertion, d'hébergement, d'emploi). U reste ainsi pris dans une relation de pouvoir démocratique dont il est lui-même le porteur. Il se sait surveillé, ce qui lui permettra un jour de désirer, le désir naissant dans le regard de l'autre. Ainsi, le désir de contrôler, dont l'autre est le porteur, se traduira, chez U, dans un désir de se contrôler. Un tel transfert de désir est essentiel pour que le social-network puisse, progressivement, contenir les principes de sa propre surveillance, et donc de sa propre paix et liberté.

Nous construisons ensemble la systématisation de la liberté contrôlée, en vu du Bonheur Général.

Une telle œuvre de systématisation est rendue possible grâce à la plateforme dématérialisée de A.R.G.O.S., “Self-Life : contrôlez votre procours de vie”. "Self-Life", téléchargeable en version pilote à partir de demain sur le site officiel de A.R.G.O.S., réunit l'ensemble des informations concernant U, comme tout un chacun : procours scolaire, procours de travail, procours de santé, procours des lieux de vie, etc.. « Self-Life » permet aux observateurs de santé de mettre à jour de manière hebdomadaire l'ensemble des indicateurs de qualité de vie de leurs observés. Avec notre système d'amis et de partage virtuel, intégré au programme, chacun peut observer la qualité de vie de son voisin, de ses proches, de son conjoint – chaque Usager du social-network peut donc devenir observateur de santé. En outre, si U se met trop en danger, ses gestionnaires de santé peuvent lui proposer de porter un de nos bracelets “FeeLife”, qui détecte et analyse, de manière continue, un certain nombre de paramètres indispensables à la qualité de vie : nombre de pas pratiqués quotidiennement, nombre d'heures de sommeil réalisées, heure des repas et nombre de calories dépensées, régularité des douches, temps passé à parler à haute voix, etc. Si les indicateurs de qualité de vie de U commencent à chuter de manière brutale, le référent procours peut solliciter un entretien télémédecine ou une commission spécialisée qui analysera la nécessité d'hospitaliser U dans une de nos cliniques de consultants médicaux.

A.R.G.O.S. works for U.

Vous devez certainement vous demander quels sont les effets attendus de ce dispositif. Les différentes évaluations réalisées ces deux dernières années, en communautés tests, montrent une quasi disparition des hospitalisations des personnes en situation d'adversité. U, se sachant soumis à un champ de visibilité, reprend à son compte progressivement les contraintes du pouvoir démocratique. La surveillance que A.R.G.O.S. exerce est permanente dans ses effets, même si discontinue dans son action. U apprend progressivement à devenir le principe de son propre assujettissement, principe au cœur des processus d'individUsage de ce début de 21ième siècle : devenir soi-même par soi-même tout en étant materné, étayé par le social-network.

Surveillance et techonfort de la fluidité sociale

IndividUsage © Jahwelle IndividUsage © Jahwelle

En conclusion, permettez-nous de mettre en relation la révolution d'ingénierie sociale que nous célébrons aujourd'hui avec une mutation anthropologique plus vaste : celle de l'hybridation de notre espèce avec les technologies du confort de vie. L'humain est de plus en plus désincorporé, l'informartion se déplace et prolifère massivement au sein des supports-machines, bien plus puissant et stables que nos cerveaux biologiques. Nous nous hybridons ainsi avec nos machines, nous faisons corps avec nos écrans, ce qui rend l'existence de chacun et de l'ensemble du social-network beaucoup plus fluide. 

La fluidité sociale est une conquête contemporaine, le produit de notre liberté économique et politique. Le Decision-Maker démocratique doit être en mesure d'alimenter et contrôler la circulation des flux, pour ce faire il s'appuie sur les technologies du confort et sur leurs promoteurs. Les grands géants du web collaborent efficacement avec le Decision-Maker démocratique, en fabriquant leurs propres Usagers, des Usagers efficients, correctement libres et désirants, à l'abri du danger d'un imaginaire subversif. Aujourd'hui, plus que jamais, tout Usager fonctionnel du social-network, vous, nous, tend à devenir - réellement - lui même grâce au virtuel, à l'incorporel. Nous sommes tous d'accord pour troquer une partie de notre liberté en confiant notre vie aux nouvelles technologies du confort. Comment exister sans ? Le techonfort nous permet de gagner du temps, de communiquer à distance, d'éviter de nous rencontrer et de nous déplacer trop souvent, ce qui réduit, soit-dit en passant, notre bilan carbone personnel (de plus en plus taxé). Nous gagnons ainsi une vie plus fluide. Une infinité de choix s'ouvre à nous. Comme autant de fenêtres sur un écran tactile. Hors de nos corps, nous sommes plus puissants. Plus efficients. Omniprésents. Anyone, anywhere, anything.

A.R.G.O.S. s'inscrit dans une telle transformation de l'humain, en implémentant un système de contrôle de la fluidité sociale qui s'adresse aux esprits des Usagers les plus vulnérables. En collaboration avec les outils de techonfort, l'Algorithme pourra peaufiner et mettre à jour constamment les indicateurs de vie des Us, indicateurs qui sont, en définitive, autant de données de ce que les Dy.O.G.E.N.E.s pensent et éprouvent. Cependant, la santé mentale de U passe aussi par l'état de son corps, qui nécessite une certaine attention à l'hygiène - souvent défaillante en situation d'adversité. L'insalubrité est dangereuse pour le Decision-Maker démocratique, parce qu'elle dérègle le flou normal des besoins, des désirs et des comportements. Par conséquent, A.R.G.O.S. contribue à la décorporation des Usagers tout en assurant des nouvelles formes de vigilance sur leurs corps.

En conclusion, nous estimons que notre programme d’individUsage s'adapte aux besoins de tous, même des individus en situation d'adversité et handicapés de l’auto-contrôle.  L’Algorithme-Réseau va devenir structurellement ancré dans nos habitudes de vie, réchauffant nos désirs et anticipant nos besoins. Ensemble, en assumant nos inter-vigilances, nous tûtelerons la santé mentale de notre démocratie solidaire.

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