Préambule
Dans un premier temps, et malgré l’alliance Occidentalo-sioniste, les mouvements de la résistance Palestinienne parviennent à contrer les plans destructeurs du gouvernement sioniste. L’occupation sioniste a des difficultés à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée, depuis le premier jours de cette guerre génocidaire, exterminer le Hamas et les autres factions de la résistance et libérer les otages ! Au fur et à mesure que le temps passe, et on est au 76 ème jours de la guerre, les observateurs se rendent compte que malgré l’alliance et l’aide de plusieurs puissances mondiales par la logistique, les renseignements et le terrain ; l’armée de l’occupation n’arrive pas à trancher les combats. Et quand on est dans de telles situations, après deux mois et demi de combats intenses, destructeurs et meurtriers. La logique de toute institution militaire, quelle qu’elle soit dans le monde, c’est le devoir d’arrêter les combats et la guerre afin de préserver le moral de ses troupes. Mais malgré les pertes et la désorganisation de cette armée nazie, les annonces faites par le cabinet de guerre sioniste, sont en contradiction totale avec ce qui se passe sur le terrain, et qui rentrent tout simplement, dans une logique de guerre psychologique et de désinformation. Les membres de ce cabinet, continuent dans leur diatribe mensongère de continuer la guerre jusqu’à ce qu’ils « détruisent » le Hamas ! Tous les observateurs, y compris ceux qui soutiennent l’occupation sioniste, savent très bien, que ce n’est pas possible, sinon cette guerre devrait durer au moins 15ans, sans garantir cette prétention de l’entité de l’apartheid sioniste !
Qu’est-ce qu’une guerre ?
Nous ne rentrons pas dans la littérature scientifique et conceptuelle des théories de la guerre depuis au moins trois siècles : le 17ème, 18 ème et 19 ème siècles, théories qui sont le fondement conceptuel et théorique de toutes les académies militaires. Nous ne ferons pas de comparaison entre les théories de l’âge classique, à la Michel Foucault, et les théories récentes, qui certes s’inspirent fondamentalement des théories précédentes historiquement. Nous ne pouvons le faire pour deux raisons : une raison limitative de l’article lui-même, et de ce qu’on veut démontrer, ce qui est factuel et pragmatique, de l’information de guerre disponible. La deuxième raison, les questions abordées au préambule de cet article, si on veut les développer cela prendrait certainement plusieurs mois de recherches et d’investigations.
La célèbre maxime de Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique… » est placardée sur tous les instituts des écoles de guerre occidentales, adoptée par suivisme intellectuel, dans d’autres instituts similaires dans le monde. Dans cette maxime générale, qui fait le lien évident entre la guerre et la politique, nous pouvons aller un peu plus loin que l’aspect évident, et déterminer la guerre comme l’avait défini Hobbes, en liant le droit et la guerre. Qui pousse les états à mener une guerre ? Est-ce que c’est pour faire valoir un droit ? Et dans ce cas, comment définir ce droit ? Qui a le droit le plus légitime parmi les acteurs opposés de la guerre ? Hobbes, dans son Léviathan le définit comme suit : droit comme « justice » et droit comme « pouvoir ». Voir l’excellent article de : María Griselda Gaiada, dans la Revue des sciences religieuses 91/1 2017 p 75-99
Le « problème philosophique de la guerre » à partir de Leibniz, Le droit strict et l’équité face aux guerres contemporaines.
L’armée de l’occupation sioniste, dès le premier jour, définit sa guerre comme une guerre de vengeance qui vise à rendre son honneur et sa réputation à tout un pays ! Donc d’apparence, elle définit sa guerre, comme une guerre juste. Ce qui est contradictoire avec la vengeance, le ministre de La Défense de l’occupation sioniste, annonce dès le premier jour, de couper les vivres, l’eau, l’électricité et le fioul sur la bande de Gaza. Il s’agit donc d’une action militaire punitive qui vise toute la population Palestinienne à Gaza. Le président de l’occupation sioniste dit que les civils Gazaouis méritent le même sort que le Hamas parce qu’ils l’ont élu. Donc la guerre que mène l’occupation de l’apartheid sioniste à d’autres objectifs non réclamés, et l’occupation sioniste ne compte pas les divulguer, pour une simple raison, qui est l’incertitude du terrain et la solidité de la résistance Palestinienne. Ce qui a étonné plus d’un observateur.
La guerre de l’occupation sioniste, se veut existentielle, dans le but d’ôter toute existence au camps d’en face, l’éradiquer et l’expulser, tout en légitimant ses actes barbares de la guerre ! Ce qui a heurté la quasi totalité de la population mondiale. D’où l’isolement populaire du tandem l’occupation sioniste et ses soutiens occidentaux dans le monde. Où tous les peuples sont devenus pro-palestiniens. La guerre de l’occupation sioniste est asymétrique et déséquilibrée entre les deux protagonistes. L’un reçoit toutes les aides possibles pour mener à bien sa mission, l’autre le Palestinien est complètement assiégé, affamé, assoiffé et de surcroît sa résistance à l’occupation est qualifiée de « terroriste » Et si on veut appliquer un des concepts de Hobbes de la guerre, on pourrait facilement et analytiquement, dire que la guerre que mène l’occupation sioniste contre Gaza est une guerre de pouvoir. Elle ne se définit pas comme une guerre qui vise une justice ! Et d’ailleurs, la justice se contredit totalement, avec le système d’apartheid qu’a instauré l’occupation sioniste.
La conception de cette guerre pour les Palestiniens et leur armée de résistance se définit comme une guerre de justice, à tous les points de vues. Dans le même article cité précédemment, Leibniz met un lien de causalité entre le droit et la guerre. Je cite María Gríselda Gaiada, dans son article cité précédemment :
« La justification de la guerre conduit à définir la justice. Si celle-ci demeure chez Leibniz l’essence du droit, il faut en donner une définition positive. Parmi les nombreuses définitions de la justice présentes dans le corpus leibnizien, on retiendra celle offerte par la célèbre Méditation de 1703 : et elle cite Leibniz, « Justice n’est autre chose que ce qui est conforme à bonté et sagesse jointes ensemble ». La bonté vise le plus grand bien et la sagesse est la connaissance du bien, de sorte que la justice est dans la volonté et dans l’entendement. Par conséquent, la justice provient de l’acte de volonté qui poursuit le bien conformément au jugement de l’entendement pratique. »
La bonté, la sagesse et la connaissance du bien, ce sont les qualificatifs et les qualités, que plusieurs manifestants dans le monde ont trouvé chez les Palestiniens de Gaza, par rapport, à la patience et la sagesse des populations Gazaouies sous les bombardements de l’armée de l’occupation. Malgré les souffrances, les sacrifices, les pertes de proches et des biens ; le Palestinien remercie toujours Dieu et se plie à sa volonté dans le mal absolu qui le touche. C’est la raison pour laquelle, dans cette guerre, les peuples du monde s’identifient aux droits de résistances du peuple palestinien, malgré la puissance médiatique et propagandiste de l’occident qui soutient l’occupant sioniste.
Qu’est-ce qu’une négociation ?
Le concept de guerre et le concept de négociation, dans la littérature de la philosophie politique, sont des concepts très usités dans le corpus de cette discipline. Et la bibliographie qui leur correspond est immense, une vie d’une personne ne suffira pas à la cerner, même si le chercheur ou la personne s’y consacre entièrement. C’est la raison pour laquelle, dans notre modeste article on essaiera de définir la négociation à la lumière de notre problème qui est : la guerre entre le peuple Palestinien et l’entité de l’occupation sioniste ; et comment les négociations à propos s’y déroulent ?
Négocier, en tant que guerrier, dans un processus politique et stratégique, veut dire continuer les acquis guerriers réalisés sur le terrain des opérations, en les mettant en avant afin de faire valoir sa supériorité de négociateur. Mais cela, nécessite une sémantique d’échanges verbaux et argumentatifs, afin de faire valoir son point de vue et de l’imposer à l’autre belligérant.
Anne-Marie Dillens dans un de ses articles, dans : Presses de l’Université Saint-Louis intitulé :
De la délibération à la négociation dans l'histoire de la philosophie politique
Évoque une partie de l’analyse fine de F Jacques, du second volume des Dialogiques, recherches logiques sur les dialogues P.U.F 1979 p. 310
« Toutefois, si la négociation et le dialogue sont des relations interlocutives, plusieurs paramètres les différencient. Le premier est leur contexte. Comme le souligne F. Jacques, la négociation « se passe dans un champ de force et se comprend en lui » (D.II, p. 123). Empiriquement, les négociations sont classées « selon le type de forces en présence : économiques, politiques, sociales etc… » (ibidem).De plus, ce qui pousse les parties en conflit à négocier est un certain équilibre de leurs forces rendant la victoire par leur seul moyen incertaine ou son coût trop élevé. A l'inverse, l'espace interlocutif du dialogue exclut tout rapport de force ou de pouvoir, même intellectuel.
Il s’agit bien dans notre cas, d’une négociation où le rapport de force entre la résistance Palestinienne et l’armée de l’occupation sioniste tend à s’équilibrer, malgré l’asymétrie entre les deux forces. Et comme le souligne bien F Jacques dans les dialogiques, les parties en conflit ont tendance à négocier plutôt que de dialoguer.
L’armée de l’occupation sioniste essuie des pertes en hommes et en matériels, malgré sa supériorité en matériels, techniques et technologiques. C’est la raison pour laquelle, elle commence par accepter la négociation par les intermédiaires américains, qatari et égyptiens afin de trouver une issue à cette guerre destructrice. Malgré les annonces destinées à la politique en interne de l’occupation sioniste, et qui, ressasse sans cesse, que la guerre continuera jusqu’à « la destruction du Hamas », phrase répétée, depuis le début de cette guerre. Mais seulement, pour la consommation en interne, la réalité est que ni l’occupant sioniste, ni son allié occidental, ne sont capables de continuer dans cette guerre coloniale. Pour la simple raison, leurs opinions publiques ainsi que les opinions publiques du restants des pays du monde, commencent à la contester et la rejeter pour des raisons connues et diverses. Rajoutant à cela, les positions de l’occupant sioniste et son allié occidental sont esseulés aux nations unies et partout dans le monde. Plus la raison majeure, pour l’occupant sioniste et son allié américain, la situation économique désastreuse générée par la guerre pour les deux alliés, complices de l’horrible génocide qui se déroule actuellement à Gaza.
Le Hamas demande l’arrêt de la guerre avant toute négociation à propos des otages. L’occupation sioniste propose une trêve de quelques semaines pour échanger des otages contre des prisonniers politiques palestiniens détenus depuis des années dans les geôles de l’occupation sioniste.
Dans l’apparence, la négociation de ces derniers temps a échoué, mais dans les coulisses, c’est évidemment la victoire du Hamas dans cette négociation. Car sur le terrain de la guerre, l’armée de l’occupation sioniste s’enlise, en perdant 720 véhicules entre chars Merkava, bulldozer, Jeep de type Hammer et tigre depuis le début de la guerre. Plus beaucoup de morts et de blessés parmi les troupes, plusieurs rapports d’hôpitaux et journaux de l’occupation sioniste, estiment que les chiffres annoncés par l’armée sont à multiplier par dix. Et cela malgré, la censure et les mensonges de l’institution militaire de l’occupation sioniste.
Le bilan de la guerre et ses conséquences sur Gaza se fera à l’arrêt des hostilités. Gaza est détruite à 90% il n’y a plus d’infrastructures civiles : hôpitaux, écoles et administrations. Les habitations de la population de Gaza sont complètement détruites. La situation pour les Gazouis est tragique et relève d’un des plus graves génocide de l’histoire de l’humanité ! Cependant, tous les Palestiniens de Gaza se liguent derrière la résistance et la soutiennent. Parce qu’ils n’ont plus rien à perdre, au vu de ce qu’ils ont déjà perdu, et parce qu’ils considèrent que sans la résistance, ils seraient déjà expulsés de leur terre. C’est la force de la lutte armée de la résistance Palestinienne, qui a déjoué les plans d’un nettoyage ethnique, concocté dans le secret par l’occupant sioniste et ses alliés occidentaux.
La force du négociateur Palestinien est qu’il défende sa terre natale, ses origines et son droit. Et il a en plus de cela, la légitimité de combattre l’occupation de l’apartheid sioniste. C’est pour cette raison, qu’il négocie fermement sans fléchir ou céder à l’occupation sioniste, qui a commis les pires crimes barbares contre l’humanité et le plus grand génocide de notre temps.
Comment déterminer l’avenir dans cette période transitoire des changements stratégiques des puissances dans le monde ?
La situation géopolitique et stratégique dans le monde est dans une période de transition des rapports de force entre L’occident et les nouvelles puissances, qui s’agglomèrent dans une nouvelle entité économique, stratégique et militaire. Et qui s’appelle le BRICS. Certes, l’Occident est en perte d’hégémonie et d’influence, dans le nouveau monde qui se transforme et émerge de l’ancien monde qui est l’Occident en déclin.
À la lumière des ces grandes transformations, les puissances en concurrence se livrent une bataille féroce et acharnée, sur les zones géographiques des énergies pétrolières et fossiles. En conséquence, les régions du moyen orient et du Golfe persique se retrouvent dans le centre d’intenses batailles de toutes sortes, militaires, économiques et stratégiques. Les pays de ces régions qu’on a évoqué ci-dessus, eux mêmes, sont dans une période de transition à tous les niveaux. Le projet de la colonisation sioniste de la Palestine est lié à l’ancien monde qui commence à décliner. L’alliance Occidentalo-sioniste essaye de se renforcer et se maintenir, dans la perspective de ces changements qui viennent.
La montée en puissance dans l’intensité de ce qu’on appelle « le conflit Israelo-Palestinien » ou ce que plusieurs chercheurs et observateurs, appellent maintenant et à juste titre, le problème de l’Occupation sioniste à la Palestine, se trouve en centre de ce grand changement qui survient dans le monde et la région du moyen orient.
L’occident avait implanté cette entité colonialiste de l’apartheid sioniste dans la région du moyen orient, afin de contrôler les ressources énergétiques de cette dernière. Cette evidence, n’est plus à prouver ou démontrer. Les intentions néocolonialistes et néolibérales trouvent leur compte dans cette alliance, pour contrer ou du moins retarder le changement qui se dessine. Mais l’avenir de cette alliance est incertain.
Le peuple Palestinien ne veut plus attendre encore un siècle sous la colonisation de l’apartheid nazi-sioniste. D’où la brutalité et la barbarie des destructions que provoque la guerre de l’entité de l’occupation sioniste. Ce qu’on observe comme crimes contre l’humanité et destructions à l’encontre du peuple Palestinien ; ne fait que confirmer que cette barbarie et brutalité génocidaire de l’armée de l’occupation sioniste, appuyée et soutenue par l’Occident et à leur tête les États Unis d'Amérique, est partie intégrante de ce processus de changement qui survient dans le monde et la région du moyen orient. Par conséquent, le peuple Palestinien à travers ses mouvements de résistances, n’a plus le choix que de lutter pour son indépendance et son avenir. Et cela, quelque soit le prix, défendre son indépendance, et son futur état libre du colonialisme sioniste est un droit. Et toutes les parties de cette guerre génocidaire doivent s’y faire.
Il est urgent, pour l’avenir de l’humanité de trouver une issue de collaboration et de fraternisation internationale afin d’arrêter cette folie destructrice. L’avenir c’est l’établissement d’un monde multipolaire, multiculturel et dans le respect de toutes les cultures humaines. L’époque des monopoles écrasants est révolue.
La défaite militaire, idéologique et stratégique de l’occupation sioniste dans cette guerre, est une évidence et qui ne saurait tarder d’arriver. Il va falloir arrêter cette folie et négocier, même le perdant trouve son compte dans la négociation.