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Billet de blog 14 oct. 2021

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Marianne Schaffner, avocate archétypale

She's described as an "Elite" lawyer specialising in litigation and strategic patent matters. Appearing on France Culture radio she clumsily and tactlessly promoted big pharma obtrusive behaviour to sharing cash cow patents to improve global health. She did such a bad job that her efforts were widely transparent. This post is not about pro-vaccine versus anti-vaccine.

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Ce billet n'est pas à propos de la polémique vaccinale. Le vaccin peut être remplacé dans ce qui suit par n'importe quel produit pharmaceutique réputé efficace.

Le sujet du jour de l'émission le temps du débat sur France Culture le 13 octobre 2021 c'était le partage des vaccins. Parmi les invitée une avocate de renom Marianne Schaffner spécialiste des brevets (enfin de la défense des brevets visiblement). Son intervention est intéressante même si ses propos et son attitude sont répugnants. Venue des stratosphères de l'élite et célébrée par celle-ci, elle semble n'avoir pas conscience que son discours trahit le mépris qu'elle a pour l'humanité qui ne gravite pas autour des hôtels de luxe et des grandes fortunes. Sa naïveté serait presque touchante si son activité n'était pas si néfaste à l'immense majorité des terriens.

Son propos bien-sûr c'est que les brevets pharmaceutiques sont, en toute circonstance, indispensables et bénéfiques ; quelques soient les turpitudes financières des grands laboratoires, l'effet sur la santé globale des habitants de la planète (la Terre, pas celle dans laquelle semble vivre cette égérie des CEO des grandes multinationales) ou les souffrances de ceux qui ne peuvent se payer les traitements ou vaccins qui leur sauveraient la vie.

Heureusement elle semble avoir plus l'habitude des salons feutrés que des prétoires. Sa maladresse laisse donc entrevoir les grosses ficelles de sa rhétorique et des bribes de sa pensée.

Quatre petits exemples.

Elle évite de répondre à la question de la mise entre parenthèse des brevets pour que d'autres pays puissent produire des vaccins. Il lui suffit de torturer la logique et de dire que même si on suspendait les brevets les « sous-développés » n'aurait pas la compétence et les moyens de produire les vaccins donc pas touche à la rente démentielle des big pharma.  Le même raisonnement s'appliquerait aux licences d'office (obliger les détenteurs de brevet à vendre des licences d'exploitation à d'autres laboratoires). L’argument s'écroule évidemment tout seul sur lui même car si les pays si méprisés sont incapables de produire le produit, pourquoi avoir peur de leur offrir brevet ? Peu importe, semble-t-il, que l'argument rende en fait inutiles les brevets puisque ces pauvres seraient incapable de s'en servir.

Pour expliquer que la levée des brevets ne permettrait pas à des indiens ou des sud-africains (apparemment bien trop intellectuellement sous-développés) de faire ce que les labo occidentaux savent faire, notre avocate prend l'exemple de la recette de  François Perret, chef pâtissier au Ritz (si, si, c'est elle qui a choisi toute seule cet exemple qui sent si bon le « ceux qui ont réussi » contre  «ceux qui ne sont rien ») que nous serions bien incapables de réaliser pauvres mortels que nous sommes. 

Elle éclate de rire quant Emmanuel Laurentin, devant la fin de non recevoir de notre juriste, suggère de faire preuve de créativité juridique pour partager le savoir faire sans nuire aux bénéfices astronomiques des propriétaires officiels de ces recettes miraculeuses (pour les quelques multimillionnaires qui en touchent les dividendes).

Et enfin avec beaucoup de condescendance elle claironne « la levée de brevets, je suis désolée mais, premièrement, ça ne règle pas la situation  et on créerait un dangereux précédent  [...] on perdrait toute incitation à la recherche ». C'est bien connu toute recherche est entreprise dans l'unique espoir de ce mettre des milliard dans la poche. « Un dangereux précédent » ben oui, quand les gens meurent c'est pas dangereux mais quand on risque, éventuellement, si ça se généralisait automatiquement, après un renversement complet des traités, des lois à l’échelle mondiale et l'oblitération du capitalisme financier, de rogner à la marge les profits qui se comptent en dizaine de milliards des détenteurs de brevets, ça c'est d'une dangerosité qui frise l’apocalypse.

Mme Schaffner semble si spontanément vouloir incarner l'archétype du requin de la finance et des barreaux sans une once de rectitude morale qu'elle mériterait presque un biopic.

Merci à Carine Rolland de médecin du monde et autre intervenante de l'émission, dont la parole responsable et humaine a mis en évidence le manque total d'honnêteté, d'empathie et de pertinence de l'intervention glaçante de l'avocate d'affaires.

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