Le Monde : Covid 19, c'est pas juste !

Dans un éditorial le quotidien du soir revient sur la mise en examen d'Agnès Buzyn pour sa gestion de la pandémie.

Dans son éditorial  du 14 septembre 2021,

revient sur la décision de la Cour de Justice de la République de mettre en examen Agnès Buzyn pour sa gestion du début de la crise sanitaire (les masques ça ne sert à rien, d'ailleurs on en a même pas pour les soignants, ...). Voici le fond de l'argument du quotidien du soir. C'est excessif de mettre en examen des responsables politiques pour leur décisions administrativo-politiques.

Encore une fois « Le Monde » vole au secours des petites gens,  des sans voix poursuivis avec acharnement par la Justice.  Si on se souvient un peu de l'impréparation, de l'improvisation constante (encore aujourd'hui), des mensonges, de l'usage de boucs émissaires et des incohérences du gouvernement dans la gestion de la crise, c'est sans doute exact qu'on devrait en tirer des conséquences politiques. Cependant, un ministre en exercice n'est pas qu'un politique c'est le plus haut responsable d'une administration, il le pouvoir (exécutif, rien que ça...).

Mais d'après  « Le Monde », cette responsabilité n'est que politique. C'est vrai, quoi, si on commence à traduire en justice (fut-ce devant une juridiction pusillanime et quasi impotente) les responsables politiques pour leur mensonges, leur erreurs de gestion aux conséquences parfois fatales, en un mot si on les tient pour responsables et éventuellement coupables, où va-t-on ? « Le Monde » prêche l'immunité pour ceux des politiques qu'il a choisi de soutenir corps et âme depuis des années.  C'est vrai quoi, en France les « Responsables » politiques, détenteurs d'un pouvoir exécutif ne sont traditionnellement jamais inquiétés pour leur petits arrangements (pas plus pour les grands), leurs mensonges dans les média (qui la plupart du temps ne leurs valent même pas d'être repris par les journalistes), leurs conflits d'intérêt, leurs « coups de pouce » à leur amis, etc ... C'est l'usage et que se passerait-il si tout à coup on demandait aux « responsables » d'être responsables (y compris devant la loi) ? Sacrilège hurle « Le Monde ». C'est drôle, je trouve plutôt que ce serait une condition sine qua non de la démocratie...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.