Dans cet édito Du Monde, toujours un parti pris anti-palestinien. Plus de 100 jours après le début de l'écrasement de Gaza et des massacres de civils, Le Monde est toujours à côté de la plaque.
Si on avait eu quelque espoir avec des articles de Benjamin Barthe ou des témoignages qui passaient enfin, Le Monde ne veut pas se défaire de son point de vue anti-palestinien.
Ainsi l’éditorial dénonce « ces atteintes indiscutables au droit international » quand il s'agit des actes des Houthis pour bloquer le transport maritime (lié à Israël (et aux USA maintenant), prétendent ceux-ci, (mais ce n'est peut-être pas complètement le cas)). Certes, mais comme « atteinte indiscutable au droit international », il y en a de plus graves en ce moment par là. C'est clair pour tout le monde sauf pour ceux qui ferment volontairement les yeux par biais contre le peuple palestinien et son droit à l’autodétermination. Le Monde est toujours de ceux-là. Comme si des blocus n'avaient jamais été utilisés par les États-Unis et leurs alliés... Le quotidien préfère toujours dénoncer les entorses houthistes au droit de la navigation que les massacres et traitements inhumains multiples de Tsahal contre les gazaoui. Le « blocus » en mer rouge serait intolérable mais celui de Gaza par Israël est normal, silencieux, tu, inexistant. Magnifique exercice de deux poids deux mesures...
La ligne du monde ne change imperceptiblement qu'à la marge. On revient à la nécessité d'un état palestinien et on fait porter les éventuels torts israéliens à Bibi. Comme si sans Nétanyahou l'opposition d'Israël à l'état Palestinien allait disparaître. Comme si Oslo n'avait pas servi uniquement à endormir les opinions publiques en faisant croire qu'un état palestinien se dessinait. Israël s'y est toujours opposé, parfois seulement en prétendant ne pas le faire, mais, dans les faits, jamais la colonisation illégale n'a cessé, jamais Tsahal n'a renoncé à « tondre le gazon » gazaoui régulièrement (oui, cet euphémisme pour les assassinats et les destructions à Gaza existe dans le vocabulaire Israélien), jamais Israël n'a renoncé a créer les conditions pour empêcher la création de l'état palestinien, jamais Israël n'a donné de droit aux palestiniens, de la diaspora, de Cisjordanie, de Gaza ou de Jérusalem Est (officiellement annexé, sans sa population arabe qui demeure sans droit politique). Essayer de faire croire encore une fois que, si on oublie les massacres (et non, Le Monde n'utilise toujours pas ce terme pour les exactions israéliennes à Gaza, seul le Hamas en commet), alors l'occident poussera à la création d'un état palestinien, n'est que poudre aux yeux. Les éditorialistes Du Monde l'utilisent sciemment pour tenter de masquer leur partialité sur le sujet. Bref, la mauvaise fois règne toujours au quotidien du soir.