CONSTRUIRE ET VIVRE "LES JOURS HEUREUX"

Appel de militants et militantes de la CGT aux partis et mouvements gauche. Ivan Candé-González CGT ministère Ecologie, Nadia Bazri CGT Voies Navigables de France, Jean-François Tortajada CGT Ecologie Haute-Garonne * Précision : cet appel d’un groupe de militants et militante de la CGT n’engage pas les organisations dans lesquelles ils ou elles ont un mandat.

 © Ivan Candé-González © Ivan Candé-González

Un état des lieux

Nous, militants syndicaux, agissons pour résister aux mauvais coups que nous porte le Capital sur tous les sujets qui structurent la vie, que ce soit au travail et hors travail. Aucun des conquis sociaux arrachés de haute lutte par nos anciens n'échappe à cette contre-révolution néo-libérale menée par le Capitalisme pour maintenir et grossir le taux de profits, le tout au prix des pires dangers pour la démocratie, la paix et l'avenir de l'humanité. 

Le salaire socialisé, la sécurité sociale et les retraites sont clairement menacés. Non plus seulement de réformes, mais de disparition !  En toute cohérence, Il en est de même du SMIC comme du temps de travail légal.

Le code du travail, les conventions collectives comme les statuts (entreprises publiques, Fonction publique) sont d’ores et déjà en cours d'extinction avec les récentes lois travail et la loi de transformation publique, le tout imposé par ordonnances. 

Le plein emploi n'est plus une réalité depuis longtemps et le chômage de masse comme la précarité servent d'outils historiques au patronat pour diviser le monde du travail et le tenir sous sa coupe. Les services publics ferment les uns après les autres, dans le rural mais également dans l'urbain et notamment dans les quartiers qui en ont le plus besoin.

Les droits fondamentaux comme l'éducation, les transports, la santé le logement sont livrés au bon vouloir des actionnaires. La pauvreté explose y compris pour celles et ceux qui ont un emploi.

Enfin, les divers traités internationaux de libre échange compromettent toujours plus l'avenir de la vie sur terre et du climat en tuant les productions ainsi que l'agriculture locales, en détruisant les  espèces et la biodiversité.

la révolte en cours : un point d’appui pour changer la donne

En France, comme partout dans le monde, la révolte gronde depuis plus d'une année dans les villes, les ronds-points et les rues. Cette révolte peine face au virage autoritaire du Gouvernement et à la répression policière. Elle atteint les limites d'un mouvement exclusivement de manifestations de rues, qui ne crée pas le rapport de force dans les entreprises et les services publics, face aux patrons. C'est-à-dire là où se situe le vrai terrain de l'affrontement Capital/travail.

Toutefois, les mouvements en cours, que ce soit des Gilets Jaunes comme de la jeunesse sur le climat et contre la précarité, sont une lueur d'espoir et un point d'appui car ils sont le signe que la résignation recule et que les solidarités indispensables pour notre classe reprennent vie.

De plus, les nombreuses luttes syndicales sur des revendications spécifiques dans les branches professionnelles comme sur les lieux de travail sont également une réalité, avec des avancées et souvent, des victoires à la clé.

L'enjeu est donc bien de redonner l'espoir et l'envie de gagner par la lutte de masse et organisée, face à un capital qui de son côté, est toujours bien organisé avec le gouvernement comme bras armé mais également, comme filet de protection.

Il est grand temps de retrouver notre boussole et de "refaire" de la politique !

Dans un tel contexte, pour ce qui nous concerne, nous sommes bien conscients que le mouvement syndical incarné par la CGT peut et doit retrouver le rôle et la place centrale que lui ont donné les salariés depuis plus d'un siècle, même si les conditions ont évolué. Nous avons la volonté farouche d'y travailler malgré la répression syndicale et les entraves que nous pose le camp d'en face.

C'est une des conditions de la victoire mais ce n'est pas la seule.

La force historique du mouvement ouvrier français est d'avoir su marcher sur ses deux jambes en articulant les revendications contre l’exploitation au quotidien et sur les conditions de travail, avec les luttes d’émancipation et la construction de débouchés politiques. Pour cela, il avait su se doter de l’organisation nécessaire sur le plan des luttes, avec un syndicalisme confédéré et de transformation sociale, dont la CGT est à l’origine.

Mais il avait aussi construit un cadre et un relais politique à toute action, avec des partis, portant un projet alternatif de société. Un projet doté de mesures immédiates et concrètes issues du rapport de force et s'appuyant sur lui (ex: le CNR) mais également portant loin une vision du monde, servant de repère et de moteur aux luttes sociales et au syndicalisme.

En clair, nos glorieux anciens savaient faire de la politique ! Pour eux, la politique c'était bien cette double démarche nourrissant le rapport de force dans les luttes tout en ayant des effets positifs sur le rapport de force issu des urnes. 

La cohabitation des deux (Syndicalisme et politique), en toute indépendance mais excluant la neutralité était d’abord le moyen de résister et de mettre à mal le Capital et ensuite, de produire l’offensive pour changer les rapports de productions et viser plus loin vers la transformation de la société. 

Nous sommes dans un contexte et des réponses à apporter exactement similaires en cette fin d’année 2019 !

Cette organisation à la fois philosophique et concrète fut débattue et fixée par la toujours pertinente et moderne Chartes d'Amiens. C'est bien en application de cette dernière que nous puisons notre motivation à diffuser ce document  et notamment l’extrait suivant qui trouve toute sa pertinence :

«…Dans l’oeuvre revendicatrice quotidienne, le syndicat poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc.

Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’oeuvre du syndicalisme, il prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera dans l’avenir le groupe de production et de répartition, base de la réorganisation sociale… »

Aujourd'hui, nous constatons que la classe au pouvoir a su nous aspirer dans l'institutionnalisation qui fait que seule la représentation électorale légitimerait nos positions et donc  notre existence.

Côté syndical, cela nous pose le problème majeur d'une activité  trop souvent assise sur les instances de représentation et les élections. C'est à la correction de cette dérive que nous travaillons entre autres. 

Il en est de même pour les partis politiques engagés dans une course qui se termine par un catalogue et non un programme politique. Cette compétition existentielle qui touche aussi les syndicats engendre des effets collatéraux, comme par exemple des accords électoraux renvoyant une image toujours plus négative de "tambouille".

Ce besoin d’exister institutionnellement a aussi jeté le trouble ces dernières années (2018 en particulier) sur la place et le rôle de chacun, syndicats et partis politiques

Le résultat est que des milliers de gens et de militants ne comprennent pas et n’acceptent pas l'idée de la grande division actuelle à gauche, ce qui nourrit le découragement et même le rejet

D'ailleurs le résultat est là. Pour le premier tour des législatives, qui sont le reflet des rapports de force pour les élections majeures en vu d'une République démocratique et sociale, le total de la gauche et des écologistes ne représente en 2017 que 13,4% de l'électorat (les inscrits) alors que LaREM en représente 13,5% auquel on peut ajouter les 12,3% de la droite et les 6,7% de l'extrême droite. On le vérifie par les chiffres, Macron comme ceux qui le pilotent se satisfont pleinement de ce rejet et de l'abstention qu’il entraîne , car pour eux, ce n'est pas seulement un constat, c'est un objectif stratégique!

A l'inverse, concernant les forces progressistes il s'agit d'une faiblesse, extrêmement dangereuse au moment même où l'engagement militant dans le syndicalisme comme dans le milieu associatif appelle plus que jamais un prolongement politique. La réalité est que ce carcan de l'institutionnalisation dans lequel les organisations se débattent, rend structurellement impossible toute union si le choix politique de s'en libérer n'est pas opéré.

Il faut sortir de ce carcan où l’unité de masse pour la victoire de classe est empêchée par l’atomisation des forces qui en sont l’outil.

La différence entre le syndicalisme que porte la CGT et les partis politiques de gauche et progressistes tient à leur nature même et à leur rôle.

Tout laisse à penser que la révolte pourrait  avoir lieu sans les syndicats. Mais cette révolte atteint très vite ses limites, du fait de sa non organisation.  Ce dont nous avons besoin, c’est que la révolte donne naissance à un mouvement social d'ampleur et organisé avec des syndicats qui jouent leur rôle moteur sur les lieux de travail.

Mais organisée ou pas, la révolte ne trouvera d’issue victorieuse que dans une radicale transformation politique, économique, sociale et écologique. 

C'est une réalité historique, y compris avec des syndicats forts pour les raisons développées plus haut. 

En conclusion, sans ne rien minimiser des responsabilités du syndicalisme de transformation sociale, il n'en demeure pas moins que l'autre gros problème de la période en cours, réside dans le fait que contrairement aux périodes de conquis sociaux et de la luttes de classe victorieuses, il nous manque une jambe ! 

C'est celle d'une force politique capable de construire le cadre et de nourrir le moteur de la révolte et du mouvement social pour déboucher sur la victoire de notre camp, organisé et conscient. Tel est le rôle et l'apport indispensable du politique.

Pour que chacun joue son rôle, à sa place mais en cohérence, nous relevons trois points qui doivent être débattus, sans quoi, il sera difficile de se comprendre et de s'entendre

1) le capitalisme est incompatible avec l'écologie ! Est-il possible de le poser comme un préalable politique objectif ? Si oui, il est selon nous, possible d'inverser le cours des choses pour gagner le progrès social et une vie meilleure pour tous, tout en assurant l'avenir des générations futures et des l'environnement.

2) se mettre d'accord sur notre camp. Pour nous ce n’est pas une question de pourcentage ou de proportion, notre camp est celui de celles et ceux qui vendent leur force de travail et de tous les exploités, qu'ils soient salariés, sans emplois, précaires, "Ubers", étudiants ou retraités ?

3) la question stratégique : nous pensons qu’il ne faut pas céder au discours sur la fin des organisations soit disant "dépassées" et s'en remettre directement au peuple (lequel ?), pour une nouvelle démocratie (laquelle ?).

Sachant que de toutes les façons, la nature ayant horreur du vide, chaque mouvement voit naturellement fleurir des collectifs divers qui divisent plus qu'ils ne rassemblent pour au final, en appeler aux organisation et notamment, aux syndicats, une fois les limites de ce type de conduite des luttes atteintes.

Sur ce point, en tant que signataires de cet appel, nous exprimons notre forte inquiétude en constatant le risque d’impasse dans laquelle cette approche peut envoyer le mouvement social, y compris les luttes syndicales qui se développent ici où là dans les entreprises et services.

Le camp d'en face qui a d'ores et déjà perdu la bataille des idées et qui le sait, ne peut que s'en réjouir. Il peut même l'alimenter et il le fait car cela le protège et l'aide à choisir ses adversaires pour rester en place, en l'occurrences le RN (adversaire de pure façade en réalité).

Nous pensons qu'il est extrêmement dangereux de laisser penser à notre classe qu'elle se suffit à elle même pour gagner, sans se doter des outils nécessaires, c’est-à-dire sans aucune force syndicale et politique structurée, organisée, dirigée, comme outil pour produire du commun. Contrairement aux discours développés, ce scénario, ce n'est pas la démocratie, c'est l'inverse !

Pour un programme d’avenir prolongeant celui des jours heureux

Deux conditions doivent être réunies :

  1. Il ne faut pas un programme de synthèse entre plusieurs organisations car de fait, il ne peut que produire " l'effet catalogue" seulement pour des électionsIl faut un programme unique portant un projet de société qui soit un socle de longue portée dans le temps. Qui soit construit et partagé par notre classe qui à travers lui, se reconnaîtra et se reconstruira en une entité une, indivisible et visible.
  2. Le retour de la force syndicale de transformation sociale, est la deuxième condition indispensable. Dans l'immédiat, construire ce programme tout en dégageant une perspective pour le futur, est ce à quoi nous appelons en tant que militantes et militants syndicaux.

Pour écrire ce programme en lien avec les questions stratégiques de l'organisation, partir de la "page blanche" est une pratique qui comme écrit plus haut, finit par être l'inverse de la démocratie.

C'est pourquoi, nous repartons du programme du Conseil National de la Résistance non pas par passéisme mais au contraire, pour alimenter les débats et construire du commun réel. En effet, il est important de rappeler que depuis toujours et notamment depuis 2002, le Medef s'est appuyé sur ce programme révolutionnaire pour bâtir sa stratégie contre révolutionnaire libérale.

A titre indicatif, ce n'est pas Denis Kessler en 2007, mais dès la campagne de la présidentielle de 2002 que le MEDEF a présenté son programme de refondation sociale avec l'objectif affiché selon les propos de Sellières à l'époque, de "défaire le programme du CNR".

Et ça continue en 2019, défaire le CNR est leur obsession, preuve de sa toujours grande modernité !

 


Nous soumettons donc ci-dessous une base de programme pour vivre "Les jours heureux" à partir de l'original de 1944 adapté à notre époque (en italique).

Il constitue un socle qui permettra, c’est notre volonté, d’alimenter les débats citoyens dans les organisations et en dehors, afin d’y donner corps en le déclinant par autant de mesures immédiates et sur le plus long terme.

La paix

Le droit à la paix et à la sécurité de tout être humain et des populations doit constituer une obligation fondamentale des États et des institutions internationales. Une paix durable est une condition préalable à l’exercice de tous les droits et devoirs de l’être humain. Ce sont toujours les travailleurs, quelles que soient leurs origines, qui sont les premières victimes des guerres et des situations de pauvreté qu’elles engendrent. La misère, le désespoir, le chômage et la détresse alimentent les conflits. Les éradiquer est une des conditions de paix.

Il faut mobiliser l’opinion publique et intégrer les campagnes et actions sur le processus de désarmement, la promotion du dialogue et se retirer de l’Otan. Eradiquer les armements nucléaires, chimiques et bactériologiques est indispensable à la non-prolifération des armes et à la prévention de leur utilisation. À cet effet, il convient de renforcer le rôle de l’Agence internationale de contrôle de l’énergie atomique et appliquer le Traité de non prolifération de 1968.

La démocratie

Nous voulons :

•L’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple en renforçant son pouvoir de contrôle de l’exécutif par le Parlement.

•La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression dans le cadre du respect de la République et de ses fondements laïques, démocratiques, anti-racistes et sociaux.

•La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences de toutes sortes. 

Le plein retour à la liberté d’association, de réunion et de manifestation aujourd'hui lourdement mis en cause par la suppression des moyens et des droits comme par la répression.

•L’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance aujourd'hui remis en cause par les nouvelles technologies aux mains des multi nationales et des pouvoirs.

•Le respect de la personne humaine et l’égalité absolue de tous les citoyens et citoyennes devant la loi.

L’économique

Nous voulons :

• l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie. Ce qui passe par l'appropriation des moyens de production par celles et ceux qui les produisent, à savoir les travailleurs !

• une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général 

La reconquête industrielle et de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat en lien avec les collectivités locales, après consultation des représentants de tous les éléments de cette production. Le tout en nouant des coopérations européennes et internationales  fondées sur la solidarité et non sur la compétition 

• le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, de l'eau, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques. 

Le retour aux services publics de tous les secteurs relevant de l'intérêt général et de la protection de l’environnement avec les moyens et les effectifs nécessaires et des agents sous statuts. 

• le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ; le développement des circuits courts et de l'économie circulaire 

• le droit et les moyens d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie. Le droit et les moyens pour les salariés d'élever leurs qualifications par la formation professionnelle continue.

Le social

Nous voulons :

• le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du code du travail, des statuts et conventions collectives. Par le rétablissement et l'amélioration des moyens donnés aux salariés pour se défendre et notamment les Prud'hommes, ainsi que le rétablissement et l'amélioration du droit protecteur en cas de litiges ou d'abus patronaux, l’interdiction des licenciements boursiers et la suppression de la barémisation des licenciements abusifs 

• un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ; 

• la garantie du pouvoir d’achat national notamment avec un SMIC (ou le retour à un SMIG) comme base obligatoire pour l'échelle des salaires  et son augmentation immédiate à 1800 euros bruts.

• la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ; 

La reconstruction, en vue de son aboutissement total, tel que prévu à son origine, d'un plan complet de sécurité sociale (100% sécu), visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec le retour de la gestion par les salariés eux même remise en cause en 1967.

• la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauche et de licenciement, le respect des syndiqués et des délégués syndicaux et les moyens d'exercer leurs mandats protégés de la crainte de la répression.

• l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par le renforcement du  système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut des professions agricoles.

• une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ; 

Un accueil respectueux de la condition humaine de tous les exilés qu'ils soient politiques, économiques ou climatiques, avec l'élaboration par la loi, des droits politiques, sociaux et économiques des populations 

• La possibilité effective pour tous les enfants qu'ils soient français ou venant d'un autre continent ou pays, de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents.

 

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction que la résistance avait vaincu en 1944 et qui refait surface au fil des alternances de pouvoir. Une République qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité qu'elles ont perdu sous les coups de boutoir du capitalisme et qui fait ressurgir les vieux démons des heures sombres de notre histoire.

L’union des forces progressistes et démocratiques, qu'elles soient politiques, syndicales ou associatives pour l’action, dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de l'humanité, doit être pour toutes et tous , un gage de confiance et un stimulant.

Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi de classe.

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que vive la démocratie et le progrès pour tous, dans le respect des générations futures et de la planète !


 

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