Sans exigences de structures efficaces de contrôle de l' éthique, on peut toujours légiférer ....sur la moralisation des politi

Sans exigences de  structures efficaces de contrôle de l' éthique,  on peut toujours légiférer sur la moralisation des politiciens  ou les dépassements d'honoraires des médecins libéraux…

///24/10/2012, 15:45 par Guy BELLOY

Bonjour Ivana,

"Le candidat Mitterrand avait promis de supprimer le conseil de l’ordre des médecins mais le président Mitterrand a maintenu cet ordre"

Il avait promis tant de choses! F.Hollande, son héritier, est en train de prendre le même chemin...///

Il est un peu tôt pour le dire, à mon avis,  Guy, car le Dr Aquilino Morel, conseiller spécial du président Hollande est un médecin, un  énarque IGAS et il a notamment signé le remarquable rapport sur le Mediator et connait sûrement le rapport de l'Igas de 2007 sur le conseil de l'ordre des médecins de Paris. Il semblerait  que notre président ne se fierait qu'à ceux qui ont aidé son élection  et aux énarques. Or, le Dr Aquilino Morel semble conjuguer les deux critères.

Seulement, le président Hollande est un politicien de métier écartelé entre une grave crise économique et  des promesses électorales ; alors, tant que le grand public, les journalistes  et les "vrais bloggeurs" (i.e. ceux qui ont une audience ) -à l'exception du toujours remarquable Jean de Kervasdoué-  se moqueront  du rôle très néfaste du conseil de l'ordre des médecins, dans sa forme actuelle,  pour la santé publique....

Par exemple,  la journaliste de mediapart qui traite les affaires de "négociations tarifaires " se moque, d’article en article, du problème de l'absence de contrôle déontologique des praticiens indélicats en matière tarifaire par le conseil de "cet ordre" dont c'est pourtant la mission.

Un motif d'espoir contre le pessimisme de  Guy Belloy, un bloggeur mediapart concerné par les sujets d'éthique http://blogs.mediapart.fr/blog/guy-belloy/211012/ya-quelque-chose-qui-cloche: Le conseil de l'ordre des médecins a gesticulé en vain récemment pour obtenir de la ministre de la santé actuelle la place que Nicolas Sarkosy et la ministre Bachelot accordaient à des bras cassés de la délinquance par amitié pour le Dr Michel Legmann le president  du conseil -national de "cet ordre" -  ami de 30 ans du président Sarkosy (radiologue à Neuilly).

C'est en vain que ce conseil de l'ordre s'est ridiculisé par deux retrournements successifs du veston  sur les sujets des dépassements d'honoraires autorisés et de la liberté d'installation. La ministre actuelle  a traités comme ils  le méritent ces chargés d'une mission de service public  qui s'en mettent plein les poches pour ne pas remplir leur mission de respect de la déontologie.

  NB: le ministre Bertrand a toujours été plus vigilant que la ministre Bachelot et il avait  diligenté deux rapports de l'IGAS concernant  l'ordre des médecins (celui sur le conseil de paris en 2007 et celui qui lui a permis de suspendre d'exercice un médecin assassin avoué le Dr Bonnemaison qui injecta du curare à des personnes âgées ne lui demandant rien et les familles non plus alors que son service des urgences était "embouteillé par des personnes âgées " qu'il avait des difficultés à transférer en services de spécialitéhttp://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/18/le-docteur-bonnemaison-suspendu-par-le-ministre-de-la-sante_1605954_3224.html.

 Je vais donc logiquement  m'abonner pour le soutenir au journal électronique "Le Parisien » car seul" Le Parisien" avait investigué les scandales financiers du  conseil de l'ordre départemental de Paris. D’ailleurs, j’avais, par hasard, rencontré brièvement via des amis un conseiller à la cour des comptes qui m’avait dit qu’il parcourait « Le Parisien » tous les jours car c’était le meilleur  journal d’investigation français…

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