L'Europe, vers une catastrophe nucléaire?

Le développement continu de l'énergie nucléaire et les relations plus tendues entre les puissances nucléaires rendent la menace nucléaire de plus en plus réelle. Mais si l'utilisation des armes nucléaires est interdite par la loi, un accident aux conséquences graves sur un des centrales européennes n'est pas si prévisible.

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La France, qui a connu un dysfonctionnement dans un système de sécurité du réacteur n°2 de Flamanville cet été , n’est pas le seul pays d’Europe frappé par les incidents et accidents nucléaires. La Belgique, l'Autriche, la Pologne ont tous subi des «erreurs» dans ses installations. Plusieurs pays prennent la décision de renoncer à l'énergie nucléaire ou arrêter les réacteurs qui ont dépassé leur durée de vie.

Pourtant, ce n'est pas le cas en Ukraine où la situation devient de plus en plus inquiétante. Outre les risques liés aux équipements vieillissants, il existe aussi la négligence des employés et la corruption dans le domaine nucléaire.

Dans une interview à la chaîne italienne Gli Occhi della Guerra, le coprésident de la Fondation ukrainienne des Stratégies énergétiques Dmitri Marunitch déclare que l'Ukraine n'a pas d'argent pour construire de nouvelles centrales et qu'il faut donc prolonger l'exploitation des installations en cours de fonctionnement. D'ailleurs, Kiev ne se précipite pas pour résoudre le problème du secteur malgré le mécontentement croissant des salariés.

Quant à la France, elle a décidé de privilégier l'énergie nucléaire, et de relancer son programme à travers le réacteur de troisième génération EPR. Malgré l'arrêt de deux réacteur de Fessenheim et les promesses infinies des autorités de fermer l'installation, la centrale continue à fonctionner. De plus, la politique du "ni-ni" d'Emmanuel Macron ne rassure pas et suscite plutôt des inquiétudes .

La sortie du nucléaire et le développement des sources d’énergie renouvelables seraient, sans doute, une solution la plus efficace et crédible mais qui demande beaucoup d'investissements et de connaissances.

Dans ce contexte, il est fort important que les pays d'Europe coopèrent pour réduire les risques et prévenir un nouvel Tchernobyl.

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