TRAVERSER LA NUIT

Un tableau : l’intimité d’une famille (une mère, une soeur, un frère) dans un décor « Art déco » allant à l’essentiel et une mise en scène au compas. Les comédiens sont justes et nous mènent à notre propre réalité. L’impression de voir le spectacle au travers d’une vitre.

Photo Simon Gosselin © ANNE-MARIe StormeE Photo Simon Gosselin © ANNE-MARIe StormeE
PRÉSENCE PASTEUR

 

Traverser la nuit d’Anne-Marie Storme Auteur et Metteur en scène

Avec Anne Conti, Sophie Bourdon, Jérôme Baelen.

 

En 2013, Anne-Marie Storme avait présenté « À bout de Silence », jouée aussi par Anne Conti au festival d'Avignon Off. « Traverser la nuit » se présente comme le deuxième volet du diptyque. L’élément déclencheur de cette écriture a été le suicide de la mère de l’auteur, née allemande.

Un tableau : l’intimité d’une famille (une mère, une soeur, un frère) dans un décor « Art déco » allant à l’essentiel et une mise en scène au compas. Les comédiens sont justes et nous mènent à notre propre réalité. L’impression de voir le spectacle au travers d’une vitre.

 

Un spectacle subtil où est clairement posé le concept d’« Absolu », celui d’être mère mais d’exister par soi-même, celui d’être la fille de.. mais d’exister par soi-même, certainement la révélation de la solitude de chacun/e qui est peut-être la seule liberté, si l’on accepte pour y parvenir de suivre un chemin douloureux. Tout cela est posé par le suicide de la mère, mais bien au-delà du contexte historique de l’Allemagne nazie, c’est un chemin de survie pour les enfants devenus adultes, pour qu’ils neutralisent la culpabilité, qu’ils trouvent leur place et leur conscience d’être. Interrogations éternelles et réflexions perpétuelles ?

 

Présence Pasteur. du 6 au 26 juillet 2018 à 20 H 30.

 

Joëlle Cousinaud

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