jackytexier87

Abonné·e de Mediapart

58 Billets

0 Édition

Billet de blog 28 février 2025

jackytexier87

Abonné·e de Mediapart

Ukraine : la paix pour bientôt ? Champagne ! attention à la gueule de bois !

Les médias occidentaux, et en particulier français comme TF1-LCI (Bouygues) donnent une vision totalement biaisée du conflit ukrainien. Après 3 ans d'intoxication médiatique, il me paraît important d'apporter une vision complémentaire, sans minimiser l'attitude des autorités russes et de Poutine, qui défient toute règle internationale

jackytexier87

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On a coutume de dire que nous sommes entrés dans la 4ème année de guerre en Ukraine qui est censée avoir commencé le 24  février 2022, avec l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe de Poutine. Chacun s'accorde sur le fait que nous avons affaire là à un dictateur qui n'hésite pas à se débarrasser de ses opposants comme Alexeï Navalny, Alexandre Litvinenko, la journaliste Anna Politkovskaïa, et bien d'autres, ou la tentative d'empoisonnement de Sergueï Skripal au Novitchok. Il faut toutefois se demander ce que signifie cette déclaration de Poutine qui parlait en février 2022 de "dénazifier l'Etat ukrainien" et de "protéger les personnes victimes de génocide de la part de Kiev".

De fait, la guerre en Ukraine ne commence pas le 24 février 2022, mais en 2014 et sans doute bien avant. Si l'on feuillette le livre d'histoire à l'envers, on se rend compte que l'Ukraine, après avoir subi la famine délibérément provoquée par Staline dans le cadre de Holodomor en 1932, se trouve fracturée durant la 2ème guerre mondiale. Sans que l'on puisse considérer chaque partie comme un bloc homogène, la partie occidentale de l'Ukraine s'est globalement rangée du côté des nazis, autour du nationaliste et antisémite Stepan Bandera, alors que dans les régions du Donbass, Donetsk, etc, la population se rangeait globalement du côté de l'Armée Rouge. Cette partition est restée sous-jacente pendant toute l'après-guerre. Après la chute du mur de Berlin, les puissances impérialistes occidentales, regroupées au sein de l'OTAN, saisissent l'opportunité qui leur est offerte par l'état catastrophique de Eltsine  d'intégrer les ex-républiques soviétiques ou apparentées. 

Quelques républiques restent à l'écart, notamment la Géorgie. Lors du sommet de l’Alliance atlantique organisé à Bucarest en 2008, les Alliés s’étaient mis d’accord pour dire que la Géorgie avait vocation à les rejoindre au sein de l'OTAN. Il s'agit bien sûr là d'une déclaration inacceptable pour le régime de Poutine. S'ensuit la guerre russo-géorgienne de 2008 qui voit l'armée russe occuper les régions russophones de Géorgie. D'autres ex-républiques soviétiques manquent à l'appel dans l'escarcelle de l'OTAN : la Biélorussie dirigée d'une main de fer par le pro-russe Loukatchenko, et l'Ukraine dont le président est le pro-russe Viktor Ianoukovytch. C'est alors que les Etats-Unis voient l'opportunité de faire basculer l'Ukraine. Des manifestations pro-européennes sont organisées place Maïdan, encadrées par les partis d'extrême droite  Пра́вий се́ктор (Secteur Droit) et  Свобода (Liberté) ainsi que par les miliciens néo-nazis du bataillon  Азов  (Azov). Elles sont relatées dans le documentaire de 2016 de Paul Moreira "Ukraine, les masques de la révolution" que vous pouvez visionner grâce au lien  : https://video.antopie.org/w/kxZsqMMtC1KZbhgY2QZPcw ; des milliers de rusophones massacrés par les milices ukrainiennes.

Ce film a reçu la mention spéciale au prix Europa 2016 de Berlin ainsi que le premier prix des moyen-métrages internationaux au 6e festival du cinéma politique de Buenos Aires  en dépit des allégations mensongères parues dans Le Monde qui vaudront à leurs auteurs une condamnation pour diffamation.

Le gouvernement ukrainien est alors renversé, des élections organisées le 26 octobre 2014 et un nouveau gouvernement est installé le 2 décembre. Dans ce gouvernement figurent 3 étrangers :  Un Lituanien, Aïvaras Arbomavitchous, dirigeant de la filiale ukrainienne du fonds d'investissement East Capital, est nommé à l'économie, Sandro Kvitachvili, ancien ministre géorgien de la santé et du travail, prend le ministère de la santé, et surtout le ministère des finances est attribué à Natalia Iaresko, ressortissante américaine  qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat Américain, avant de travailler dans le privé. ( La manœuvre n'est toutefois pas légale, la loi ukrainienne interdisant d'accorder la double nationalité). Les Etats-Unis ont ainsi placé leurs billes dans le gouvernement ukrainien. Hunter BIDEN, le fils de Joe, siège au Conseil d'Adminisdtration de la société gazière ukrainienne Burisma Holdings.

La présence américaine s'affirme de plus en plus et le New-Yok Times révèle la présence de 12 bases de la CIA à la frontière russe :

https://www.marianne.net/monde/geopolitique/guerre-en-ukraine-le-new-york-times-revele-que-la-cia-a-finance-12-bases-dans-le-pays-depuis-2016

Face à cette situation qui est le miroir de la crise des missiles de Cuba en 1962, le dictateur Poutine décide de son "opération spéciale" qui se traduit par l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022. C'est un fiasco, et Poutine doit se résoudre à concentrer ses forces sur le Donbass et les oblasts à l'Est du Dniepr

Les pays occidentaux se lèvent dans une remarquable unité pour défendre l'Ukraine, la sécurité en Europe, bla bla bla ....La corruption en Ukraine va bon train, des livraisons de matériel civil (générateurs) ou militaires (armes, équipements) sont détournées. Des responsables de haut rang sont limogés ; on a l'impression que l'Ukraine est un puits sans fond. Selon Mediapart, des soldats néo-nazis ukrainiens sont formés en France au camp de La Courtine :

https://www.mediapart.fr/journal/international/220524/l-armee-francaise-entraine-des-neonazis-ukrainiens-au-combat?utm_source=quotidienne-20240522-185853&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20240522-185853%20%20&M_BT=89189550363

 La France a investi en matériel et en formation ; pas toujours à bon escient puisqu' un journaliste ukrainien réputé, Iouri Boutoussov, a prétendu que près de 1.700 soldats de la brigade "Anne de Kiev" en partie formée et équipée par la France, ont déserté.

24 février 2025 : Cessez-le-feu imminent ! Jusqu'à ces derniers jours, il n'était pas question de terres rares, lithium, titane, uranium etc... Et soudain apparaissent ces richesses souterraines de l'Ukraine. Russes et américains ont soudain découvert ce que renfermait le sous-sol de l'Ukraine ! C'est sans doute une des raisons de cette guerre, avec le rattachement à l'OTAN. Poutine et Trump vont se partager l'Ukraine. L'Europe (et donc la France) n'aura pas son mot à dire dans les négociations, mais pour lui donner un semblant d'importance, des troupes européennes iront jouer les "Casques Bleus" pour s'assurer du respect du cessez-le-feu. Ainsi nos troupes seront les garants de la paix et permettront à russes et américains d'extraire ces terres rares dans de bonnes conditions de sécurité. Un expert militaire a évalué récemment le coût pour la France de la présence de 10000 hommes en Ukraine : 1 milliard d'euros par an. Préparez vos livrets de Caisse d'Epargne !

Américains et Russes, pillez, pillez ! la France vous protège.

Qui sont les cocus (es) de l'affaire ? Devinez....

Lorsque Zelensky aura livré son pays aux multinationales américaines, il pourra se retirer aux Caraïbes ou à Londres profiter de la fortune qu'il y aurait, selon les Pandora Papers, placée.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.