Festival Òccitania : vecteur d’accidents émotionnels

Au bivouac se retrouvent. Violon et banjo, impro, il y a qu’une demoiselle qui n’a que 15 ans… Le curé, le ciboire, voir à confesse, la Sainte table, alors les sons sonores honorent, le chant l’emportera, c’est là où les collectages… Ernest connaît. Sourdure s’en sert. Alors oui des histoires légères, circonstancielles, endralhadas e menadas a tusta pès, grelots, votz en cant, una borèia salaça...

Te per exemple, Chez Lily à Germ Louron (65), restitucion de residéncia. Viatge fa.

L’Ocelle Mare, alias Thomas Bonvalet, lance ses sons sonores…Drrriiiiiinnng… Et le circulatoire, NASA et la comète, s’asseoir, out rock or r’òc, méditation et moine la syncope, wauouuuu !!! Pièces courtes et intenses, visibles ocelles, avons marché dans le fenil…
Pas, clèda, campanas, orgue à bouche, métronome, plaques d’harmonica, banjo lectrique blues dubèrt cordé à l’adagio, mélodies spanikes, frappements de pieds, sploucnike, reverb, sifflements, grelots, diapason… Palmas tanben. Respire, souffle l’organetto e monta que montara… Revolum, ausiri la Danse du sabre… Sonantes d’Orient, d’Asie, flash Wudang Shan…

 © Patricia Huchot-Boissier © Patricia Huchot-Boissier

 En face Ernest Bergez lace ses chaussures podorythmiques pour une ode à la nuit. « Partirèm pas d’aici… » Sourdure mixe son mix in situ. Bourdon, siulaires, vocal écho de rythmes, cançons en francés vièlh o occitan… « La saison est venue… » Violon archet, valse in time sa matière, déconstruit, restitue, satures, rythmes d’harmonies, orages, alertes, enroulements… Cada tròç ‘s bon biais, frictions sonores de folklores, blues, d’Auvergne, du Haut Quercy, du Bourbonnais… Il ouvre, écarte, ausculte, « Joana d’Aima… a porta me de l’aiga… » cant de sega en Carcin, l'histoire de Jeanne d'Aymé, d’Anglars, près de Saint Antonin, séduite et abandonnée d’un prince... Se dit qu’èra l’Enric de Navarra… Tap de puntar lo temps qu’ « Entre Paris et Lyon, tout le long d'un bois joli bois de mai, la jolie Flamande… » Six reines, continuer, source, chants d’époque, cançons de dansa, musicas de noças e los d’après, crisse, déchire, coma los violonaires d’abans fasian, Sourdure le fait à son temps. Le bourdon pose son support, bendir frappé, le Massif central renferme de bien beaux trésors, comme ces bourrées à trois temps… Lo seguissèm. A’tcha los mainatjes, tapan de mans, dançan segur… Epopées appelées, als castels son Maures e Crestians, Sarrazins ; à la fin c’est cristallin, note à note, même entendu le Duke en Caravan…

 © Patricia Huchot-Boissier © Patricia Huchot-Boissier

Au bivouac se retrouvent. Violon et banjo, impro, il y a qu’une demoiselle qui n’a que 15 ans… Le curé, le ciboire, voir à confesse, la Sainte table, alors les sons sonores honorent, le chant l’emportera, c’est là où les collectages… Ernest connaît. Sourdure s’en sert. Alors oui des histoires légères, circonstancielles, endralhadas e menadas a tusta pès, grelots, votz en cant, una borèia salaça, istòria d’auselon quese lèva e dintra al niu… Restitucion se far, l’intention monte e quand lo del Val d’Aoste blues, cant prigond ont l‘un et l’autre van far rampèu… Los Trobadors son aqui.

Jacme Gaudàs

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