Quand l'air du temps devient dangereux

pour l'école, l'éducation, le savoir... Où dans un petit village d'Ardèche de 200h, certains en arrivent à confondre recherches dans et sur la langue, notamment poétique et méconnaissance de la grammaire ! Comme quand un élève faisait des taches, on disait "Tu fais du Picasso".

Une guerre des anciens et des modernes qui fait peur par sa violence et par son odeur nauséabonde et qui s'avère inquiétante non seulement par ses résonances historiques mais aussi par ses convergences avec des propos récents sur l'école et l'apprentissage de la lecture ; comme avec la privatisation rampante de l'école qui s'insinue... 

Comme si on osait tourner le dos ostensiblement aux possibilités d'en rompre en partie, grâce à l'éducation, avec les déterminismes sociaux! 

Et aux recherches effectuées en sciences de l'éducation et/ou par l'Education Nouvelle qui s'était développée après la libération...

Inquiétant, d'autant plus qu'on apprend à penser dans sa langue maternelle... L'accueil des diverses langues à l'école ?  Quand à la frontière même l'enseignant en catalan pourrait être menacé, tout comme sous le franquisme...

Et là confondre le travail d'un Gherasim Luca ou d'un Loïc Demey, ou d'Albane Gellé  avec "erreurs de cancres"! Ne pas savoir que suivant les fonctions du message la langue obéit à des critères différents... Ou faire semblant de ne pas le savoir...

L'envie de relire, à  sa propre façon, la "destruction de la raison" de Lukacs... Arturo Ui ?

Il est urgent de réfléchir et d'agir quand se traite comme charpie d'essentiels Biens Communs... 

Ces époques de l'histoire où on enferme ou tue les poètes...

 

 

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