A 72 heures du verdict, TOUJOURS RIEN SUR ASSANGE...!

kidnappé, emprisonné, privé de ses droits élémentaires, torturé, mis en danger de mort, tel est le sort qui est fait à un journaliste, au cœur de nos démocraties occidentales. Où est la campagne de presse pour soutenir Julian Assange ?

Cette campagne battrait son plein si ce journaliste et citoyen australien, coupable de rien, subissait le même sort dans un pays, désigné comme ennemi par les USA et ses affidés.

Malheureusement, ce silence médiatique assourdissant s'étend jusqu'aux rédactions les plus sensibles aux injustices et aux privations de libertés. Médiapart, ne fait pas exception à cette posture d'indifférence à l'égard de Julian Assange. Pour 12 article publiés cette année (zéro depuis le 03 octobre !) par un journaliste de Médiapart (principalement par J. Hourdeaux), RT France en aura publié 70, sans compter les dizaines de vidéos...  Affligeant !

Dans 3 jours donc, Julian Assange sera possiblement extradable d'Angleterre vers les États Unis, où il risque 175 années de prison. Autant dire que même la moitié de cette peine équivaudrait ni plus ni moins, à une condamnation à mort du journaliste. L'Histoire (populaire) jugera cette ignominie dans tout ses détails et ne doutons pas que son verdict, accentuera plus encore la défiance des citoyens envers les organes d'information et ses acteurs supposés défenseurs du droit de savoir.

Alors certes, ce ne sont pas "les médias" qui prononceront la sentence ce lundi 04 janvier 2021 à 11h00, mais leur silence aura accompagné le marteau de la juge britannique, si elle devait prononcer l'extradition de Julian Assange. Le cas échéant, il appartiendra alors à chaque journaliste d'interroger sa conscience, personnelle et professionnelle, sur le fait qu'un confrère, seulement coupable d'avoir fait son métier de journaliste, sera condamné à mourir dans les geôles de l'Oncle Sam, comme un vulgaire tueur en série... 

Le tout dans un mépris le plus total du droit international, des droits de l'homme et de toutes les législations en vigueur protégeant la profession de journaliste. A 3 jours de cette échéance fatale, on chercherait en vain, ici même sur Médiapart, une enquête de ses meilleur-e-s journalistes, alertant de ce qui est en train de se produire et qui, soyons-en sûr fera jurisprudence dans la profession : "Le droit de savoir, s'arrête aux portes de l'administration des USA". 

Le confinement du "droit de savoir" a de beaux jours devant lui.

Mes meilleurs vœux de bonne conscience !

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