Puisqu'il est pour le moins justifier de condamner sans réserve, l'acte de guerre fomenté par Poutine en Ukraine, il n'en n'est pas moins nécessaire d'éviter de sacrifier des pans entiers de la réalité, dans cette partie du monde.
À quoi bon alors, feindre d'ignorer l'implication significative d'organisations, à juste titre qualifiées de "néo-nazie" antisémites et russophobes, dans le conflit opposant l'Ukraine à la Russie ? Ne sommes-nous pas suffisamment rompus aux manipulations de part et d'autre des acteurs d'un conflit, pour savoir qu'un raisonnement binaire ne résiste jamais à une analyse, même la plus élémentaire, des composantes géostratégiques et politiques d'un conflit ?
Vouloir résumer l'intervention russe, au seul motif que Poutine serait un fou sanguinaire, animé d'un impérialisme sans bornes, est une ineptie qui n'aurait d'autres issues que de reléguer l'Histoire au rang d'un vulgaire tabloïd.
Le Nazisme n'est pas un point de détail, particulièrement dans l'histoire de cette partie du monde. La Russie (soviétique à l'époque) a due sacrifier plus de 20 millions de ses combattants, pour parvenir à vaincre l'armée Nazie de Stalingrad à Berlin. Le peuple russe est de très loin, celui qui payé le plus lourd tribut en terme d'engagement militaire, pour venir à bout du IIIè Reich. Il ne faudrait pas l'oublier... Alors voir à ses frontières, une résurgence active de cette idéologie criminelle, dans l'indifférence (complice ?) la plus totale de la "communauté internationale", ne saurait à force d'être exacerbée, produire autre chose que des réactions d'ordre militaires.
Quelques illustrations factuelles du phénomène :
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