Hamon, ou la gauche de compromis pluriels

"À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" ce dicton éculé, traduit plutôt bien cette séquence de Hamon, quittant le PS après une bataille perdue d'avance. Hamon n'aura rien vaincu, sinon toutes possibilités d'une alternative à gauche. Quant au triomphe et la gloire, il s'en contenterait pourvu que tout péril soit écarté.

L'heureux élu de "la belle alliance populaire", après avoir été l'homme de gauche, qui aura laissé l'extrême droite arriver au second tour, poursuit tranquillement sa petite mission de barrage à gauche. L'usage de la formule "reconstruction de la gauche", signifie seulement que le PS, n'étant plus en mesure de contenir la progression inéluctable de la France Insoumise, Hamon prend en charge l'édification d'une digue, en attendant que la maison mère se refasse une santé.

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N'oublions jamais que Hamon et Macron, ont été biberonnés par Maitre Rocard, grand réformiste au service de l'éternel Capital.

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Avec la grande casse sociale qui s'annonce, il ne serait d'ailleurs pas étonnant, qu'en cas de mobilisation massive contre son Projeeet...!! Macron sorte du chapeau, une mouture à peine modifiée du Revenu Universel de son ex collègue et camarade, Benoit Hamon.

Bref, une grande illusion se prépare avec cette nouvelle version de "gauche plurielle". Une chose est certaine, cette gauche, si toutefois elle parvient à se reconstruire, ne concernera pas les gens de peu. Les Rocardiens ont revêtu bien des apparences mais n'ont jamais œuvré pour d'autres intérêts, que ce ceux des possédants.

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