Depuis le début de cette année 2022, ce sont neuf délinquants et leurs complices supposé-e-s, qui ont été exécutées en France. Exécutées sans que la justice n'ait eu son mot à dire et pour cause, cette peine n'est plus dans notre arsenal judiciaire depuis 41 ans.
Cette nouvelle offensive mortifère est dans la continuité de la répression des mouvements de contestation, particulièrement celui des Gilets Jaunes, lors duquel a été généralisé le recours des "forces de l'ordre" à des mutilations volontaires sur les manifestant-e-s. Sans oublier la mort de Zineb Redouane et de Steve Maia Caniço, venant s'ajouter aux dizaines de victimes ayant trouvé la mort lors d'interpellations ou de courses-poursuites avec la police.
La descente aux enfers de notre état de droit s'accélère inexorablement, touchant exclusivement les catégories populaires de la population. Ce n'est ni un hasard ni une fatalité mais bien une volonté politique de s'en remettre à l'arbitraire des forces de l'ordre, pour palier aux dysfonctionnements générés par les politiques antisociales mises en œuvre par les pouvoirs qui se succèdent depuis des décennies.
A la veille des mouvements sociaux qui s'annoncent pour cet automne, quel stade va se croire autorisé à franchir le Jet-skieur de l’Élysée ?
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