La pertinence de la ligne politique intransigeante, âprement défendue par la France Insoumise au cours des derniers scrutins, s'impose dans les faits. En mesure de constituer un groupe parlementaire autonome à l'AN, la FI démontre l'absolue nécessité d'une voie alternative aux appareils politiques récurrents. En cela, la FI aura clarifier l'échiquier à gauche.

L'attelage rêvé des coureurs de sièges, que pouvait représenter la feu "gauche plurielle", est resté embourbé dans le fossé.

Les vautours solfériniens vont donner un bien triste spectacle en s'étripant sur les restes de la carcasse... EELV, avec moins de 20 000 voies au second tour et passant de 16 à 1 élu, n'a plus rien à espérer en terme de force politique, même d'appoint. Quant au PCF (je ne parle pas des communistes) il va pouvoir se livrer à son activité favorite : le grattage de crâne, afin de savoir, quelle alliance à géométrie variable va pouvoir lui permettre, à nouveau, de justifier son immobilisme mortifère.

Au delà de la tambouille des rescapés, la France Insoumise, elle, se retrouve avec une très lourde responsabilité sur l'avenir de la Gauche. Son challenge s'inscrit avant tout, dans sa force de persuasion auprès des appareils politiques existants, à constituer un Front Populaire, à même de faire face à l'offensive sanglante à laquelle Macron entend se livrer sur le plan social et sécuritaire.

 

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