Affaire Skripal : nouvel échec à l'international d'Emmanuel Macron

Position pour le moins embarrassante et nouvel échec à l'international ? C'est la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui le régime français avec l'affaire Skripal, et dans laquelle son dirigeant actuel a déjà fait preuve, une fois de plus, de son immaturité psychique et politique.

Les médias dominants traitent quasi exclusivement des toussotements politiciens ou des querelles intergroupes français (quand il ne s'agit pas des tribulations de l'héritage très rock 'n roll d'un chanteur inconnu ailleurs).

Ils négligent ainsi ce qui se passe de vraiment important au delà des frontières de l'Hexagone, pour ne pas dire en dehors du périphérique parisien.

L'ambassade de Russie à Paris a envoyé au ministère français des Affaires étrangères une note comprenant 10 questions concernant l'affaire Skripal.

En l'attente des réponses, le contenu des questions met en lumière les surprenantes obscurités (ou absurdités) sur les raisons qui ont motivé le suivisme habituel du dirigeant français.

Pour que chacun puisse en juger sur pièces, je rapporte ici ces questions :

1. Pour quel motif la France a été appelée à accorder une assistance technique dans l'enquête du Royaume-Uni sur l'incident à Salisbury?

2. Est-ce que la France a envoyé une note officielle à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques concernant sa participation dans la coopération technique dans l'enquête sur l'incident à Salisbury?

3. Quelles preuves a transmis le Royaume-Uni à la France dans le cadre de l'assistance technique accordée?

4. Des spécialistes français ont-ils participé à l'échantillonnage du matériel biologique de Sergueï Skripal et d'Ioulia Skripal?

5. Des spécialistes français ont-ils étudié des échantillons du matériel biologique de Sergueï Skripal et d'Ioulia Skripal, et dans quels laboratoires ces études ont été menées?

6. Sur la base de quels signes les spécialistes français ont établi l'utilisation de l'agent toxique de combat de type Novitchok (selon la terminologie britannique) ou de ses analogues?

7. De quelle expertise dispose la France dans le domaine de l'étude des agents toxiques de combat de ce type ou de ses analogues?

8. Sur la base de quels signes (marqueurs) les spécialistes français ont établi «l'origine russe» de la substance utilisée à Salisbury?

9. La France dispose-t-elle d'échantillons de contrôle de l'agent toxique de combat Novitchok (selon la terminologie britannique) ou de ses analogues?

10. Des échantillons de l'agent toxique de combat de ce type ou de ses analogues, ont-ils été développés en France, si oui, à quelles fins?

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