Davos, la honte

'ai connu bien des chefs d’État français dans ma vie. Je les jugeais diversement. Mais jamais, au grand jamais, je n’ai ressenti une si forte honte qu’en écoutant intégralement le discours de l'actuel locataire de l’Élysée à Davos.

Il a commencé et poursuivi pendant 25 minutes son intervention en anglais, pour ne reprendre la langue française que pour les 11 dernières minutes.

Honte d’abord de l’entendre s’exprimer de son plein gré dans une langue étrangère, comme les esclaves ont toujours été obligés de le le faire dans la langue du maître, trahissant ainsi celle de la République française.

Honte ensuite du contenu exprimant la soumission pleine et entière à l’ordre mondial de la globalisation financière qui nous mène vers le chaos planétaire, dans un à-plat-ventrisme total et répugnant, jamais connu auparavant.

Honte enfin de constater les différences du contenu entre les deux discours, selon qu’il s’adressait dans la langue de ses maîtres présents dans la salle ou dans celle destinée au peuple français, affirmant une fois de plus le mépris qu’il lui porte.

Il est vrai que le président de la séance avait accueilli Macron, en français, en le félicitant d’être « le symbole de cette politique dont nous avons besoin ».

Épisode tragique et répugnant.

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