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Billet de blog 1 mai 2015

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réponse de Caroline Fourest aux accusations de Médiapart

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Relais de la propagande de Tariq Ramadan et de ses alliés, visibles ou Indivisibles, depuis des mois, la rédation de Mediapart vient au secours d’Aymeric Caron en me faisant passer pour malhonnête. Pour avoir refusé une accusation inexacte concernant une plainte en diffamation contre l’une de mes chroniques.

C’est un honneur, quand on est journaliste, de soulever des questions qui fâchent. Quitte à subir le risque d’être poursuivi par ces fâchés. Mediapart devrait le savoir.

Honteusement, je dois confesser avoir enduré très peu de procès, bien moins qu’eux, et n’avoir pas reçu autant de leçons de morale du CSA qu’« On n’est pas couché ». À peine quelques procès avec le FN et Frédéric Châtillon, pour avoir dénoncé leur antisémitisme. Et une plainte — en sept ans à France Culture — de la part du père d’une jeune femme voilée, qui n’est même pas nommée dans ma chronique.

L’objet de sa colère ? Une chronique où je dénonce les agressions contre les femmes voilées comme étant des attaques racistes, tout en invitant mes confrères à ne pas s’emballer (comme ils l’ont fait) à propos de deux affaires où des jeunes femmes ont fait des déclarations confuses et contradictoires.

Le père de cette jeune femme voilée, qui communique beaucoup à sa place, a estimé injuste que je l’accuse de… parler beaucoup à sa place, et d’avoir émis des doutes sur sa version.

Il a obtenu gain de cause en première instance à la très grande surprise de mes avocats, tout à fait confiants pour l’appel. L’avocat adverse doit penser la même chose. Il a délibérément laissé filer le délit de prescription pour que cet appel n’ait pas lieu, et abandonné les poursuites.

Je suis donc affranchie de cette plainte ridicule, contrairement à ce qu’affirme Aymeric Caron avec beaucoup de violence, en me faisant passer pour une menteuse, et surtout en refusant d’accepter que je puisse connaître un peu mieux le dossier que lui…

Mediapart et Edwy Plenel, en revanche, ont été condamnés pour diffamation. Cela arrive. Surtout aux meilleurs d’entre nous. Ils devraient trouver mieux pour faire diversion et éviter le débat de fond qui nous oppose : faut-il traiter d’  « islamophobe » toute personne qui critique Tariq Ramadan ou blasphème ?

Mediapart aurait pu me contacter, moi ou mes avocats, pour connaitre l’issue de cette plainte avant de me traiter de menteuse sans vérifier. Cela montre, pour reprendre leurs mots, le peu de respect qu’ils portent à la vérité des faits.

Caroline Fourest

Ps : sur le « clash » : mes explications.

PS 2 : sur Amina, l’attaque est d’autant plus vicieuse que j’ai alerté et coupé les ponts avec Amina à cause de son mensonge : « Amina enfin honnête ».

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