Jean-François Floch condamné pour agressions sexuelles s’en prend à nos sources

Co-dirigeant d’Eramondi (ex Bioréalités) avec son épouse Dominique Joubert, il a écopé en juin 2014 de 10 mois de prison avec sursis. Voulait-il plus de publicité ? Voulait-il se venger des plaintes de ses victimes qui ont demandé justice ? On ne sait pas mais il a chargé son médiatique avocat, Luc Abratkiewicz, de porter plainte pour « violation du secret de l’instruction » suite à un article de Montpellier journal (lire : Le patron d’une société rachetée par Servier condamné pour agressions sexuelles). Cette plainte conduit nécessairement à tenter d’identifier nos sources. Le papier était paru pas moins de cinq mois avant le dépôt de plainte alors que la Justice semblait prendre son temps. Si l’objectif de Jean-François Floch qui a ouvert une galerie d’art au Luxembourg, était d’avoir plus de publicité, c’est gagné : nous saisissons cette occasion pour publier de larges extraits du jugement gratiné du tribunal correctionnel de Montpellier.

Quand la gendarmerie appelle chez vous, en général une petite angoisse vous saisit. Mais là, pas du tout : Montpellier journal attendait cet appel. On savait depuis plusieurs semaines qu’une plainte avait été déposée par Jean-François Floch pour « violation du secret de l’instruction ». Cette action fait suite à l’article « Le patron d’une société rachetée par Servier condamné pour agressions sexuelles » dans lequel de larges extraits des procès-verbaux d’audition du chef d’entreprise ont été publiés. Montpellier journal va donc être auditionné comme témoin suite au déclenchement d’une enquête par le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. Des fois qu’on accepterait de dire qui nous a renseignés…

L’entretien à la gendarmerie de Castelnau-le-Lez est fixé au 12 novembre. Il durera une quinzaine de minutes et sera courtois. Mais pour bien comprendre que la plainte conduit nécessairement à tenter d’identifier les sources de Montpellier journal, voici l’essentiel des échanges de l’audition.

Lire la suite (en accès libre) sur Montpellier journal.

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