O Marie

O Marie qui était la mère de mes prières passées De ces histoires brèves d’hier, écrits de nos missels froissés ...


O Marie qui était la mère de mes prières passées
De ces histoires brèves d’hier, écrits de nos missels froissés
De tout ça, faut pas s’en faire, on peut se débrouiller
Non de tout ça, faut pas s’en faire, inutile de nous faire prier

O toi le fils qui savait y faire, pour nous embobiner
Amenant les mômes à se taire, face à des miracles rapportés
De tout ça, faut pas s’en faire, pas la peine de recommencer

O toi la religion première, à régir, à proférer
Tu as surtout l’art et la manière, de tenir les pauvres gens prostrés
De tout ça, faut pas s’en faire, on peut se débrouiller
Non, de tout ça faut pas s’en faire, ta table de lois, au panier

O toi, justifiant tes colères, par nos faiblesses, nos péchés
Avilissant même par le fer, le moindre coin de toute contrée
De tout ça, faut pas s’en faire, on peut se débrouiller
Non, de tout ça, faut pas s’en faire, pas besoin de chef, ni d’épée

O toi notre fausse lumière, tu nous agace à nous tromper
Va donc éclairer d’autres chimères, dans un trou noir, une voie lactée
De tout ça, faut pas s’en faire, on peut se débrouiller
Faut pas s’en faire, la lumière, elle est dans nos idées

Pourquoi laisser le père faire, quand les enfants peuvent décider
Sans religion, pour faire la guerre, peut-on enfin avoir la paix
Bien qu’on puisse être bouc et missaire, sans vouloir caricaturer
Tristes desseins pour quelques frères, mis à mort pour perpétuer
Cette discorde légendaire, que les pouvoirs aiment cultiver
Entre les religions sommaires toutes faites pour croire aux mêmes psychés
Pour le désordre qu’un cas génère, elles restent des siècles brouillées
Sans se nourrir que de cafés, de crèmes, ça nous f’rait pas d’mal d’être à thé
Sans croire aux dieux, à la fournaise
Ca vaut peut être le coup d’essayer
En attendant le père lachaise
De vivre à l’aise, sans ferrailler

O pour ça faut pas s’en faire
Sont nombreux ceux de cette idée
Même si l’illusion est éphémère
Aucune croix n’est a porter
Faut pas s’en faire, mais sans laisser faire
Les dogmes de tous ces croisés
Qui voudraient nous faire croire comme fer
Qu’on n’est pas là pour rigoler

Bien alors, qu’est ce qu’on fait
Si on n’est pas en train de bien rigoler
Avant notre fin

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