L'Etat. Absurdité et Terreur

En tentant de réglementer la Vie, l’Etat tombe dans l'ABSURDITE d'une masse de directives dépourvues de sens et dépouille la société de sa dynamique. Il fait reposer le fonctionnement social sur la peur, qui culmine en TERREUR (politique, écologique, bactériologique...) Il ne faut pas réagir aux " crises " en demandant toujours plus à l'Etat et en voulant le perfectionner. Il faut l'ABOLIR.

J'ai publié cet article le 2 juin, comme "billet d'humeur" en réaction à la récente crise.

Vu le système de gestion des participations dans Mediapart et l'invisibilité des contributions qu'il génère, je considère que j'ai perdu mon temps.

Je tenais à le signaler

Jacques De Cock

Editeur des Œuvres politiques de Marat

jacquesdecock@sfr.fr

 

L’État : Absurdité et Terreur (bis repetitum)

 En tentant de réglementer la Vie, l’Etat tombe dans l'absurdité d'une masse de directives  dépourvues de sens  et dépouille la société de sa dynamique. Il fait reposer le fonctionnement social sur la peur, qui culmine en Terreur (politique, écologique, bactériologique...)

 Il ne faut pas réagir aux « crises" en demandant toujours plus et toujours mieux à l'Etat et en voulant le perfectionner. Il faut l'ABOLIR.

 

 

Nous sommes arrivés soit au terme de la forme politique de l’État, soit aux confins de l’espèce humaine. La « crise » de ce début 2020 en est sinon la preuve, au moins la criante manifestation.

 

L’État est une formation politique dont les premiers développements peuvent être situés au début du deuxième millénaire (il y a mille ans) et qui entame sa véritable croissance dans le courant du XVIème siècle (il y a cinq cents ans). Toute application du terme « État » à une formation historique antérieure est pur anachronisme aux intentions plus que douteuses. Le terme d’État lui-même, hérité de l’expression « l’état de la chose publique » (status rei publicae) apparaît d’ailleurs vers le quatorzième siècle simultanément et sous une forme similaire (État, Staat, State, Stato) dans toutes les langues européennes.

 

Le principe qui est à la base de la forme politique spécifique du Pouvoir qu’est l’État est la fusion de deux principes séparés, le Pouvoir et l’Autorité. Le Pouvoir est une force administrative, militaire, policière qui repose sur la contrainte. L’Autorité est liée directement à la Sagesse, qui est le propre des « clercs », qu’ils soient religieux ou non. Cette Sagesse a pour base et pour relais dans la Collectivité le « bon sens ». J’emploie volontairement le terme de Collectivité, parce que pour s’assimiler l’Autorité et se transformer ainsi en État, le Pouvoir va s’échiner à détruire tout fonctionnement collectif pour transformer l’antique Collectivité humaine en « Société ». Il va donc s’appuyer comme relais dans la population non sur le Bon Sen ou la Sagesse mais sur le « civisme », qui n’est autre que le respect des consignes de l’État, la Société étant désormais désignée comme « société civile », à savoir cette vie en commun qui n’est plus le fait de l’Humain membre agissant en tant que membre vivant de la Collectivité, mais le fait du « citoyen », membre de l’État.

 

(A noter en passant que l’on confond intentionnellement et abusivement « civique » et « civil ». Le soldat qui refuse de prendre part à une guerre absurde est un « incivique », tout en étant peut-être dans sa vie un être aimant, respectueux des autres, responsable des siens, soucieux de relations positives avec ceux qui l’entourent, etc., bref incivique peut-être mais parfaitement civil ! L’amalgame du « civisme » et de la « civilité » est générateur de multiples confusions dont abuse largement le Pouvoir pour justifier le respect de ses contraintes, au nom du respect de la Collectivité.)

 

L’Autorité a dans une tradition humaine plurimillénaire un statut bien à part. Les grands Sages ne sont pas de grands « politiques ». La « grande génération » des philosophes grecs, les Taoïstes, Bouddha, les écrivains de la Bible, Zarathoustra,… ont vécu à la même époque de l’histoire de la Famille humaine et ont exprimé, sous des formes propres aux différentes collectivités humaines, des principes si ce n’est identiques au moins fort proches. Ces principes étaient centrés sur deux grands axes.

D’abord, le fait que la Sagesse est accessible à tous : on peut la rassembler en un noyau que chacun peut appliquer dans sa Vie sans se plonger dans les livres ou se retirer dans une existence d’ermite. Là où le fonctionnement de la « société civile » (société de l’État) est réglé par 287.349 « lois » et « directives, règlements,…), la Vie de la Collectivité humaine reposait sur, par exemple, 10 commandements qui, sous forme religieuse souvent, mais parfois d’une religion sans dieux, ramenaient les hommes aux fondements de la Vie Humaine.

Le deuxième principe fondamental de l’Autorité, sa justification profonde, est qu’il y a un « au-delà » aux apparences immédiates : tout en vivant sa Vie, l’Humain, nous dit le Sage, doit être orienté vers ce qui est « derrière » les choses, vers un Fondement qu’il résumait en quelques termes : le Bien, le Bon, le Juste, le Vrai, le Beau. Cet « au-delà » des choses repose (ou reposait) sur cette grande Vérité que « l’homme est meilleur que lui-même », formule apparemment mensongère qui établit le principe de la « perfectibilité » de l’être Humain. Principe qui est sa spécificité en tant qu’Humain : il dit en fait qu’aucune caractéristique physique (matérielle) ne distingue l’Humain des autres animaux, que la Nature propre de l’être humain est dans cet essor non physique mais « culturel » qui se marque par la formation de la Pensée, via le Langage symbolique qui en est le vecteur.

 

Le Pouvoir résulte quant à lui des nécessités de la vie humaine sous forme de conglomérat et non plus simplement de collectivités familiales ou tribales (groupement de familles). En bref la vie « urbaine ». Cette vie urbaine s’est sur le grand continent Eurasien développée quelque part entre l’Anatolie et le Moyen Orient. Elle repose sur le développement de la culture et de la Culture. Dans cette existence regroupée, les formes primitives de pouvoir liées essentiellement à la survie de la collectivité (donc avant tout militaires) se sont associé des tâches « administratives » indispensables au fonctionnement de la « Cité ». Le Pouvoir est dès lors devenu « pouvoir de la Cité », en grec de la polis, pouvoir « politique ». Il n’est pas de mon propos de rejeter à la manière des anarchistes toute forme de pouvoir, mais de souligner que, même à l’époque où le Pouvoir s’est trouvé renforcé par la formation de conglomérats urbains, il est d’une part resté contrebalancé sur le plan concret par d’autres formes d’organisation de la Collectivité humaine et a d’autre part toujours vécu une relation fondamentalement ambivalente avec l’Autorité qui procédait d’une autre source sans rapport immédiat avec l’organisation de la Collectivité : la Sagesse.

Les deux axes principaux de développement du Pouvoir ont été de tout temps la dislocation sociale et la guerre extérieure. D’abord la fonction militaire, la guerre extérieure que trop souvent le Pouvoir a menée non contre des ennemis « réels » mais contre des ennemis supposés dans le simple but de se renforcer. Ensuite l’opposition des humains à l’intérieur de la Collectivité, en transformant l’ « être collectif » fondamental en une série d’individus aux intérêts opposés. A travers principalement le développement du commerce. Le commerce est bien plus ancien qu’on ne le croit généralement. Dès des époques très reculées, les échanges se font entre communautés humaines distantes de milliers de kilomètres. Mais jusqu’à une époque très récente, le commerce est resté extérieur à la communauté : il ne concernait qu’une petite partie de l’activité de la collectivité et n’entraînait pas (ou peu) de division du travail. Les hommes vivaient essentiellement de leurs productions et échangeaient pour une part réduite des produits qu’on peut qualifier d’annexes, ce qui ne signifie pas qu’ils étaient inutiles ou superflus, mais qu’ils ne touchaient pas à la survie. Même les villes médiévales vivaient encore comme des entités inséparables des campagnes environnantes. Tous nos ancêtres, même les plus « citadins », encore jusqu’à mon grand-père, au début du XXème siècle, entretenaient un rapport essentiel à la terre.

 

L’État comme forme spécifique du Pouvoir politique se construit donc en s’assimilant l’Autorité d’une part et en disloquant la Collectivité de l’autre.

L’Autorité a de toute antiquité mis des bâtons dans les roues de l’innovation, notamment technologique, en plaçant au-dessus d’elle une Tradition dont le souci principal était la garantie de la Vie collective. Le Pouvoir politique a, dans le cours de sa transformation en État, favorisé la rupture de toutes les barrières. Il veut en permanence « révolutionner » la société. C’est lui qui par son action a permis la généralisation de l’échange qui a cessé ainsi d’être « annexe » mais a transformé les Humains d’êtres collectifs en INDIVIDUS (atomes). Cette transformation favorisait par ailleurs le développement du Pouvoir : en transformant toute activité productive en une activité centrée sur l’acquisition de moyens d’échange, d’Argent, permettait à l’État d’introduire son mode de financement propre : Taxes et Impôts.

Sans l’action dissolvante de l’État, pas de Capital ! Il en est la véritable et indispensable « source » ! Ce n’est pas l’opposition des intérêts individuels qui est la source du Pouvoir d’État, qui serait dans cette optique seul capable de les contenir dans les limites de la survie de la Société et de ses membres. C’est bien au contraire l’État qui, utilisant la puissance dissolutive de l’Argent et du Capital, transforme peu à peu l’homme en un « loup pour l’homme ». Pour que l’État puisse développer le Pouvoir absolu, il faut qu’il transforme les Humains en ennemis qui ne puissent « vivre ensemble » que par Son intermédiaire. Ceci justifiait en retour l’assimilation de l’Autorité au Pouvoir. Toute « Autorité » extérieure à l’État ne pouvait dès lors être que le produit d’intérêts « particuliers » (le fait du Riche, du Puissant, du Curé etc.) sans aucune justification face à l’intérêt « général » dont l’État devenait soi-disant le seul représentant. D’où l’ultime justification de l’État comme État vecteur de la Culture, son appropriation de l’enseignement et l’intégration à ses cadres de l’ensemble des fonctions intellectuelles et parfois religieuses. Cette évolution a correspondu dans nos régions vers le XIIIème siècle avec la mort du christianisme traditionnel, même si l’ancienne religion populaire a pu se reconstituer plus tard et sous des formes diversifiées (Réforme, Contre-réforme,…) en plusieurs religions d’État, condamnées à vivoter ou à disparaître dès lors que l’État devenait le seul Dieu agissant et protecteur de l’espèce humaine.

 

Ceci n’est pas un « texte théorique » mais un « billet d’humeur » dans le cadre duquel il n’est nullement dans mon intention d’entrer dans le long processus historique de constitution de l’État, ou plutôt des États, puisque l’État-Monde est seulement en projet aujourd’hui. Ce processus s’est déroulé au travers de l’opposition des « classes », du développement de la Banque et de la Finance (dont le financement des États a toujours été le pilier majeur), des guerres civiles, qualifiées bien à tort de « guerres de religion », et des guerres entre Etats. L’appropriation du Pouvoir par les riches et les puissants fait partie de cette histoire très complexe, mais sa « démocratisation » est elle aussi une condition de la croissance du Pouvoir.

Mais j’ai simplement envie de mettre une nouvelle fois en valeur (car je le fais en vain depuis quarante ans) dans un texte « participatif » d’un organe de presse « de gauche » ce qui est le paradoxe central de toute la pensée « de gauche » : présenter l’État comme le REMÈDE de tous les maux dont il est proprement la CAUSE ! Et donc travailler en permanence à la perfectibilité de la machine de l’État aux dépends de la Vie humaine.

Cette pensée « de gauche » est bien dans l’orbite de l’aura « démocratique » de la France, ce pays qui s’est bien fait par excellence porteur de la forme « État ». Le modèle fondamental promu par la pensée française n’est pas celui du développement humain, mais celui du développement de l’État, d’abord monarchique (louis-quatorzien) puis démocratique (révolutionnaire).

(Tocqueville a très bien montré dans L’Ancien régime et la Révolution que la Révolution française ne renverse pas plusieurs siècles de développement de l’État, mais qu’elle va permettre à celui-ci de réaliser tout ce qu’il ne pouvait se permettre dans le contexte monarchique ancien. Tocqueville a développé par ailleurs dans le tableau effrayant esquissé dans les derniers chapitres du volume 2 de La démocratie en Amérique les grandes tendances du pouvoir démocratique au siècle suivant.)

 

Billet d’humeur, ai-je dit. A quelle occasion ? Celle de cette crise de 2020, qui voit l’État s’attribuer OUVERTEMENT TOUS LES POUVOIRS, jusqu’à celui de forcer la population entière à rester « confinée » et, sous le motif apparemment louable de « sauver des vies » face à une épidémie qui a fait jusqu’ici moins de 0,1% de victimes dans la population, de TUER LA VIE DE LA SOCIÉTÉ. J’ai dit « s’attribuer ouvertement », car il n’y a là rien de fondamentalement neuf, si ce n’est cette affirmation ouverte, d’autant plus effarante qu’elle se produit à l’occasion d’un événement d’une importance mineure.

 

Mais ce qu’il y a sans doute de plus effrayant encore dans la crisette que nous venons de traverser, c’est l’adhésion collective que l’État a pu dégager. Le SYMBOLE est ici plus important que la RÉALITÉ. L’État n’a au travers de cette crise de 2020 pas tant progressé dans l’étendue des Pouvoirs qui sont les siens que dans l’EFFRONTERIE qu’il a pu manifester quasi impunément. Pourquoi ? La Puissance du Pouvoir de l’État n’a d’égale que le DÉSIR D’ÉTAT qui s’est manifesté dans toutes les couches de la « société civile », et sans doute - c’est là le pire – plus encore dans les couches dites « cultivées » de cette société, ceux qui se permettent de dire que « les gens sont bêtes » (sans se rendre compte qu’ils sont des « gens »), et considèrent que cette bêtise qui justifie TOUT du point de vue de l’intérêt général définitivement incarné dans le nouveau Dieu, l’État absolu (et, cela va de soi, bienveillant).

 

J’ai développé ailleurs (dans mon ouvrage D’Août 14 à l’âge d’or de l’État) différents aspects de cette « absolutisation » du Pouvoir d’État au XXème siècle, en soulignant qu’il ne s’agit pas du tout d’une forme d’OPPRESSION. Non ! le Pouvoir absolu de l’État s’appuie avant tout sur une SERVITUDE VOLONTAIRE achetée au prix de quelques pacotilles ! Les Humains (ou ce qu’il en reste) ne sont donc pas satisfaits parce que l’État n’en fait pas assez ! Ils lui reprochent son manque d’efficacité. En fait ils veulent toujours plus du mal dont ils sont frappés, et cela au nom de la lutte contre les intérêts des riches et des puissances financières, au nom de la sacro-sainte ÉGALITÉ. Mais il y a bien deux moyens de rendre les hommes égaux, soit de leur accorder à tous le plus grand développement, soit de les réduire tous à zéro, à des atomes sans prise aucune sur leur vie, finalement sans Vie aucune. De les transformer tous, sous prétexte de préserver leur vie physique en autant de MORTS VIVANTS. Sous l’action de l’État le Langage a fait place aux images, la Pensée aux accords collectifs (l’a-pensée unique), la Loi aux réglementations, la Valeur aux délires financiers, le Bon Sens à la discipline, le Réel au virtuel, la Liberté basée sur l’exigence… et le développement humain au bonheur de l’abruti qui se « laisse vivre ».

 

La Grande Guerre du XXème siècle nous a fait entrer dans un nouveau cycle de développement des États, qui n’a pu se réaliser qu’à travers un massacre inimaginable de populations CIVILES (alors que les militaires se tuaient auparavant entre eux). Au « plus jamais ça » de 1918 a succédé, après vingt ans de pause, une nouvelle mobilisation criminelle au nom de l’ « antifascisme » (nouvelle adhésion des peuples à l’idée de guerre).

 

Un cycle nouveau s’ouvre alors au lendemain de la Guerre. Le Pouvoir absolu peut désormais se passer de ces massacres. On entre dans le cycle de la Consommation (consumation ?) L’Etat se réalise PRINCIPALEMENT (car il se sert encore de la guerre et s’en servira encore si besoin) en se faisant le promoteur de la Paix, de l’Égalité, du Progrès matériel et technologique, en se faisant le protecteur de tous (État-Providence), n’attaquant plus les êtres dans leur existence physique mais prétendant protéger les HUMAINS CONTRE EUX-MÊMES.

 

Je m’en voudrais de comparer la crisette de 2020 à l’événement capital de l’Histoire que fut la MOBILISATION GÉNÉRALE d’Août 1914, mais je ne puis m’empêcher d’établir un rapport entre cette MOBILISATION et l’ IMMOBILISATION GÉNÉRALE que nous venons de vivre, laquelle marque à mon sens un pas symbolique décisif vers la réalisation de l’ÉTAT ABSOLU et la disparition (définitive ?) de l’espèce humaine transformée en une simple fourmilière technologiquement « développée ».

 

En se développant comme machine, l’État s’engouffre toujours plus avant dans les délires de la réglementation et constitue une ABSURDIE (car on ne réglemente pas la Vie) que la Gauche prétend corriger, réorienter au nom de l’intérêt de tous, etc. Tout le monde va donc maintenant débattre de ces questions absurdes : L’État a-t-il fait ce qu’il fallait ? Comment aurait-il dû faire ? Que doit-il faire DE PLUS ? De plus, de plus en plus, vers le délabrement de l’espèce dont notre crisette a montré l’étendue INFINIE. Tant dans l’immensité des conneries qui ont été dites que dans l’imbécilité des comportements que l’on a induits ou qui ont été adoptés par des « gens » complètement désorientés.

 

L’État ayant tué la Vie et appuyant son développement ultime sur la disparition de toute vie proprement HUMAINE, que reste-t-il comme moteur de fonctionnement de la société ? Vous n’avez pas remarqué ? La TERREUR ! L’omniprésence de la PEUR. A la grande peut de n’avoir plus de place dans la société induite dès les années soixante par le chômage endémique, ont succédé depuis vingt ans le TERRORISME politique au visage repoussant et la peur du DÉSASTRE PLANÉTAIRE. Je terminais il y a deux ans le résumé actualisé de mon ouvrage précité en disant :  « La Terreur que le Pouvoir développe aujourd’hui n’est pas autre chose que la mobilisation générale d’Août 14 élevée au carré. La crise financière de 2008 a joué dans le domaine financier le même rôle que les attentats de 2001 sur le plan politique : instaurer cette Terreur. Qu’elle soit issue de la violence absurde du Terrorisme politique, ou qu’elle règne comme Terreur alimentaire, Terreur climatique et bientôt bactériologique, la Terreur frappe les populations dans leur vie quotidienne. D’où le repli, l’enfermement, la coupure de tout lien social. » (L’État. De l’âge d’or au délire)

 

Le délabrement de la Vie sociale, l’État n’en constitue pas le REMÈDE, il en est la CAUSE, c’est le principal moyen de son développement !

 

Jacques De Cock

Éditeur des Œuvres politiques de Jean-Paul Marat

 

ps Il y a évidemment quelque chose d’éminemment paradoxal à « poster » ce billet d’humeur dans un organe de presse « de gauche ». Disons que je publie ceci dans l’espace participatif de Mediapart dans l’idée de contribuer au travail d’investigation promu par la Rédaction, en l’occurrence dans l’exploration du domaine des idées politiques ultra-minoritaires.

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris - car il est toujours possible de se mal faire comprendre – n’ayant d’évidence aucun lien avec la Gauche sociale ni écolo, je n’ai rien à voir avec les fascistes, les libéraux et néolibéraux, les anarchistes ni même les libertariens ou les populistes.

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