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Billet de blog 15 mars 2009

"Parler d'Angela". Quelques réflexions Sarkozystes sur la construction européenne

Le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, s’est rendu le 1er mai 2008, fête du travail en France, à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, à l’occasion de la remise du prix Charlemagne 2008 à Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d’Allemagne. Il y a prononcé le traditionnel discours en l’honneur du récipiendaire. En voici quelques extraits édifiants. 

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Le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, s’est rendu le 1er mai 2008, fête du travail en France, à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, à l’occasion de la remise du prix Charlemagne 2008 à Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d’Allemagne.

Il y a prononcé le traditionnel discours en l’honneur du récipiendaire. En voici quelques extraits édifiants.

"La remise du Prix Charlemagne, ici, à Aix-la-Chapelle, c’est un événement, c’est un événement pour l’Allemagne et c’est un événement pour l’Europe. Cet événement est salué par la présence de très nombreuses personnalités. Et pour moi c’est un honneur que vous m’ayiez demandé de prendre la parole en cette occasion solennelle, devant un public aussi choisi et si j’ai bien compris pour parler d’Angela."

"Et si j'ai bien compris pour parler d'Angela" : il est clair par cette formulation que l'honneur est d'avoir été "démandé de prendre la parole en cette occassion solenelle, devant un public aussi choisi"... le fait que ce soit en honneur de Angela Merkel n'est en effet qu'un détail de circonstance. De plus, Nicolas Sarkozy ne se sert que du prénom "d'Angela" pour introuduire la personne de la Chancellière allemande.

"Le prix Charlemagne, c’est sans doute le plus prestigieux des prix européens. D’abord parce que ce prix évoque la haute figure de l’Empereur des Francs, qui fit, il y a 12 siècles, de cette ville d’Aix-la- Chapelle la première des capitales de l’Europe. Et j’imagine que pour son maire, c’est une responsabilité et un honneur. D’accord, il serait excessif de faire de Charlemagne le premier fondateur de l’Europe, lui qui se voyait sans doute davantage comme le restaurateur de l’empire romain. Mais son empire ne fut pas seulement la matrice commune dont sortirent, excusez du peu, l’Allemagne et la France ; Charlemagne fut surtout, à travers les siècles, un exemple évocateur d’unité dans notre continent si profondément divisé."

Il est clair que pour Nicolas Sarkozy, la "matrice fondatrice de l'Europe" est celle de l'empire. Et non pas les initiatives politiques entreprises dans ce sens depuis l'après geurre. Ce n'est pas des Robert Schumann de ce monde, mais les empeureurs de l'europe qui ont posé les fondements de notre avenir commun, de notre destin, comme on le verra plus loin.


"Nous sommes amis, nous sommes frères, nous sommes en paix. Cela n’a pas toujours été le cas. Et chaque Président de la République de France, comme chaque Chancelier ou Chancelière d’Allemagne, porte cette histoire. Nos grands-pères se sont entretués. Et vous imaginez l’émotion que ce peut être pour moi comme pour tant d’autres Français que d’être accueilli en ami en Allemagne. Parce que l’Allemagne et la France, nous sommes des amis, maintenant, pour toujours.

Nous le sommes parce que c’est notre devoir. Nous le sommes, parce qu’il n’y a pas d’autres choix. Nous le sommes, parce que quand nous, les Allemands et les Français, nous sommes laissés aller à la guerre, nous avons entraîné toute l’Europe et tout le monde dans les conflits les plus violents de l’histoire de l’humanité.

Je ne viens donc pas en Allemagne, pour soutenir et féliciter une collègue. Je viens en Allemagne, conscient de la responsabilité historique des générations d’Allemands de l’après-guerre, des générations de Français de l’après-guerre, pour dire que ce que nous avons connu pour nos ancêtres, nous ne voulons plus jamais pour nos enfants. C’est cela la signification de ma présence ici."

Au lieu de parler justement de la co-opération franco-allemande, de féliciter Angela Merkyl pour sa contribution - Je ne viens pas en Allemagne pour soutenir et féliciter une collègue -, et de parler des enjeux de la construction européenne, son évolution et son l'avenir, Nicolas Sarkozy prend l'occassion pour dire son "emoi" de pouvoir venir à Aix-la-Chapelle en tant qu'ami, et combien sa venue est "historique". Il prend le soin de rappeler au contingent, pendant un temps non-négligeable de son discours, et à un moment critique de celui-ci, où il aurait été plus intélligent de mettre en perspctive les enjeux de la construction européenne, les horreurs et la sauvagerie de la deuxième guerre mondiale, sans consacré un seul mot à... la construction européene depuis l'après guerre.

En passant, on remarque aussi combien pour Nicolas Sarkozy, la responsabilité pour cette sauvagerie était partagée :

"les Allemands et les Français, nous sommes laissés aller à la guerre, nous avons entraîné toute l’Europe et tout le monde dans les conflits les plus violents de l’histoire de l’humanité"

Certains français apprécieront sans doute cette lecture des faits. Ce "laisser aller" (à la guerre) qui a vu tant de résistants sacrifier leurs vies à combattre l'occupation nazi et le gouvernement de Vichy collaborationiste.

Mais c'est avec l'aisance d'un adolescent mal-préparé lors d'un exposé d'histoire-géo que Nicolas sarkozy démontre qu'il puisse conjuger à la fois de la finesse dans le choix des références, pertinence dans l'analyse, et exhortation morale :

"Et entre tous les pays, on peut avoir des désaccords. Mais entre l’Allemagne et la France, quand on se dispute, on ne peut pas se disputer comme les autres. Quand on se dispute, c’est pour trouver une solution. Parce qu’on n’a pas le droit de laisser des malentendus ou des contradictions d’intérêts creusés un fossé qui est interdit entre l’Allemagne et la France. "

Et c'est franchement de la grande classe quand Nicolas Sarkozy enchaine sur le traitement accordé au "couple franco-allemand" par la presse :

"J’ai beaucoup appris d’Angela Merkel. La presse parle beaucoup de notre couple. Je félicite Monsieur Merkel qui est là. Et je voudrais lui dire de ne pas croire tout ce qui est écrit dans la presse. J’aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu’ils disent.

J’ai beaucoup appris d’Angela Merkel. D’abord parce que j’ai compris avec elle que l’organisation de nos deux pays n’est pas de même nature. Pour dire les choses, la culture du consensus, du fait du fédéralisme et de la coalition, est une réalité, sans doute une force, plus vivante en Allemagne qu’elle ne l’est en France.

J’ai beaucoup appris d’Angela parce qu’elle a l’habitude de dire que du fait des conditions de sa naissance en Allemagne de l’Est, elle a eu le temps d’apprendre la lenteur de l’espoir."

On est ici, pour reconnaître la contribution de la Chancellière Angela Merkel à la co-opération franco-allemande et la construction européenne. Donc, jusqu'ici tout va bien : on a eu droit à des réflexions de Nicolas Sarkozy sur la matrice fondatrice de l'europe, à savoir l'empire, sur la sauvagerie et la responsabilité partagées de la France et de l'Allemagne concernant les "conflit les plus violent de l’histoire de l’humanité". Le jour de la fête du travail en France, au lieu de parler des mouvements syndicaux et organisations professionnelles qui ont apporté leur pierre indispensable à l'édifice de l'europe politique, qui était d'abord une union économique, Nicolas Sarkozy analyse la différence de nature, du fait de l'organisation des pays même, entre la France et l'allemagne : qui fait que la culture du consensus est "une réalité, sans doute une force, plus vivante en Allemagne qu’elle ne l’est en France."

Ah cette France, si recalcitrant au progrès par la nature de son organisation politique même !

Nicolas Sarkozy à ce point de son discours et du haut de sa réussite personnelle, nous rappelle combien la sienne a été "bâtie contre ses adversaires et un peu malgré ses amis", - peut-être voulait-il inférer une similarité avec l'histoire de la constraction européenne ? - et il se permet de suggérer que c'était le cas aussi de "son Angela", à qui il offre la proximité du tutoiement le plus familier qui soit dans son discours officiel. Au plus haut sommet de l'état, comme chez Fouquets, tout est affaire de copains.

"J’ai connu Angela Merkel avant qu’elle exerce ses responsabilités. Et j’ai eu tout de suite beaucoup d’amitié pour toi… peut-être parce qu’il y avait parfois autant de doutes de la part de tes amis sur le fait que tu réussirais que de la part des miens sur le fait que j’y arriverais !
Au fond, la victoire est toujours belle. Mais quand cette victoire on l’a bâtie contre ses adversaires et un peu malgré ses amis, alors cette victoire est encore plus forte, parce qu’elle est plus méritée.

Ensuite, après ces préambules édifiants, qui concerne seulement sa propre psychie et sa vision de rapports entre "amis", Nicolas Sarkozy entre dans le vif du sujet, en présentant une défense du traité simplifié basé sur un calcul tout à fait exemplaire, et qui a dû éblouir par sa simplicité : Les français ont voté NON à 55%, mais ensuite ils m'ont élu, et moi j'ai voté OUI à 100%, donc le traité simplifié est justifié. Et puis il a fallu "sortir l’Europe de l’ornière". CFQD

"Et quand tu as exercé la présidence de l’Union, tu as dû nous rassembler. Et ici, j’ai bien le sentiment d’être dans le cœur battant de l’Europe. Mais je voudrais vous dire mes chers amis, que je viens d’un pays qui a voté non à 55%. Et malgré cela, il a bien voulu m’élire alors que j’ai voté oui à 100%. Et il a fallu sortir l’Europe de l’ornière. Et nous l’avons fait, parce que notre Présidente était Angela Merkel et qu’avec elle, on a pu rassembler tout le monde autour du traité simplifié.

Mais je veux dire à Angela que l’Europe a encore puissamment besoin d’elle. Parce que le traité simplifié n’a pas résolu à lui seul la crise entre l’Europe et les Européens. Monsieur le maire d’Aix-la- Chapelle a bien eu raison de le dire, comment une idée si forte que l’idée européenne peut-elle être aussi contestée ?

Nicolas Sarkozy crée ici ce qu'on appelle dans le monde dit "anglo-saxon" un Homme de paille : Contester la constitution européenne et le "traité simplifié" proposés = contester l'idée même de l'Europe. Une fois cette vérite posée, il suffit pendant quelques paragraphes de montrer combien contester l'idée de l'europe est "absurde" et "irresponsable" et l'affaire est gagné.

"Dire cela, ce n’est pas pécher contre l’Europe, c’est au contraire défendre l’Europe. Si nous ne sommes pas capables, nous les Européens de poser un diagnostic lucide sur ce qu’est l’Europe dans le cœur des Européens, alors nous ne trouverons pas les bonnes solutions.
L’Europe est une idée trop belle, trop forte et trop juste pour être l’idée des élites, de ceux qui savent, de ceux qui ont réussi.
L’Europe est une idée juste. Et une idée juste, elle doit être partagée par les peuples européens dans leur ensemble. Et là, je veux dire qu’avec Angela, et je vous donne ma parole que c’est notre engagement, on ne s’est pas dit : on a fait le traité et maintenant notre travail est terminé !
Notre travail commence. Après le référendum en Irlande, nous montrerons aux Européens ce que l’Europe peut nous apporter."

"Après le référendum en Irlande" : cette phrase à elle toute seule montre combien le vote irlandais était acquis dans l'esprit de Nicolas Sarkozy, combien il ne permettrait jamais les processus démocratiques de faire obstacle à son grand rêve d'un europe unifié, dans les termes précisés par ses copains. Et il précise les prochains étapes du rêve :" l'immigration et la défense commune" : l'Europe doit "tourner le dos à la naïveté". C'est à dire Vichy (le congrès européen, tout un symbol...) et l'OTAN :

"Mais maintenant il faut aller plus loin, sur l’immigration, sur la défense commune. Il faut tourner le dos à la naïveté. Parce que nous sommes Européens, nous devons préférer l’Europe. Il faut avoir des exigences pour l’Europe. C’est dans cet esprit que je veux rendre hommage au Président Barroso, car rarement un Président de la Commission a été aussi ouvert aux préoccupations des Européens.
Maintenant, il faut exiger pour l’Europe la même chose que ce que l’Asie exige pour elle, que les États-Unis exigent pour eux. L’Europe doit se battre sur la réciprocité. L’Europe doit tourner le dos à la naïveté. Et l’Europe doit avoir comme responsabilité d’entraîner tous les Européens dans son sillage. A quoi cela servirait-il d’avoir raison, entre nous, une fois par an à Aix-la-Chapelle ? On aura raison si partout on convainc."

"On aura raison si partout on convainc".C'est à dire, si les peuples votent Non, on demandera la ratification par les parliament, et si un pays vote "Non", on le referra voter jusqu'à ce qu'il vote "Oui", ou on les mettra soit dehors soit en marge du rêve programmé. On ne pourrait le dire plus clairement, l'Europe ne sera pas construit par les européens, il s'agit plutôt "d’entraîner tous les Européens dans son sillage".

"Voilà, mesdames et messieurs, Angela Merkel et moi, nous formons un couple harmonieux. On a de l’ambition pour la France et pour l’Allemagne.

Je voudrais vous dire, mes chers amis Allemands, que les Français ont beaucoup d’admiration pour ce que vous avez fait, vous, les Allemands.
Je voudrais dire à Angela que beaucoup de Français ont été bouleversés par le très beau discours que tu as prononcé à la Knesset récemment en Israël. Mes chers amis Allemands, chaque pays a une histoire douloureuse. Et de cette histoire, vous avez fait une des plus belles démocraties du monde. Et de cette histoire, quand la Chancelière d’Allemagne va en Israël pour dire ce qu’elle a dit, alors c’est toute l’Europe qui est fière de l’Allemagne, qui est fière des Allemands et qui est fière d’Angela Merkel. Parce que ce que tu as dit, il fallait le dire.

Vous l’avez compris, je suis venu ici pour dire mon amitié à l’Allemagne au nom de la France, pour dire à l’ensemble du Comité Charlemagne, la ferveur de mon engagement européen et la claire conscience des responsabilités qui sont les miennes au moment où la France va prendre la présidence de l’Union européenne."

Oh et bien sûr pour rendre hommage à la Chancellière Allemande...

On voit apparaître sur un horizon maintenant derrière nous le rehaussement des relations avec Israêl, ainsi que la prise de postion de Nicolas Sarkozy lors du massacre infligé au peuple palestinien par l'état d'Israêl. Le Hamas "porte la lourde responabilité".

"La France ne travaillera pas pour elle, elle travaillera pour l’Europe, parce que le devoir d’une présidence européenne, c’est de travailler pour l’Europe, pas de travailler pour le pays qui vous permet d’exercer la présidence de l’Europe." CFQD.

A mon humble avis, on peut faire les deux.

Il est possible de consulter ce discours tout à fait "historique" dans sa totalité sur le portail franco-allemand :

http://www.france-allemagne.fr/Discours-de-Nicolas-Sarkozy-lors,3345.html

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