Le pouvoir de guérir. Saints et ascètes thaumaturges en Asie du Sud

L’objet de ce séminaire est d’analyser, à partir d’enquêtes empiriques menées tant en Occident qu’ailleurs dans le monde, les formes multiples d’interactions entre religion(s) et médecine(s). Université Paris Descartes, 45 rue des Saints Pères, Paris 6e salle Mendel C - 15/11 - 15h-19h

http://canthel.shs.parisdescartes.fr/wp-content/uploads/sites/44/2018/10/Programme_Sante%CC%81-Religion.pdf

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C’est à l’époque moderne que la biomédecine a commencé de s’émanciper du religieux, en se constituant comme champ de savoirs et de pratiques autonome par rapport à ce dernier.
À la suite de la période coloniale et de l’internationalisation des pratiques de santé, ce processus d’autonomisation du domaine médical s’est répandu sur tous les continents, en poussant toutes les pratiques se situant à l’intersection du soin et du religieux – que ce soient les formes de chamanisme et de possession, la médecine ayurvédique, ou d’autres systèmes médicaux – à se confronter à cette division.

L’objet de ce séminaire est d’analyser, à partir d’enquêtes empiriques menées tant en Occident qu’ailleurs dans le monde, les formes multiples d’interactions entre religion(s) et médecine(s), qu’il s’agisse de compétition (conflits, empiètements, rivalités), d’articulation (en particulier via des processus d’emprunt, d’imitation ou de bricolage) ; ou de cohabitation (permise notamment par l’établissement des normes et des frontières entre les deux domaines).
Lors de cette 4ème édition du séminaire, nous nous proposons de creuser les approches liées aux représentations et au vécu du corps dans les pratiques de soin, en prenant en compte la sensorialité, les affects et l’intériorité des acteurs.

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