Em-braser le monde

Humeur du Mercredi 30 janvier 2019

Il est 11h à Paris.

C'est pas Nagui et ses complices qui vont nous donner l'heure du prochain soulèvement.
Ni les Romains d'Onfray. Eux qui ont le temps et la place de marcher droits et fiers dans la merde.
Ce matin, j'ai une pensée pour la Syrie, ses gens, courageux qui ont fuit et téméraires restés. Je pense à ma famille de riches fauchés et à Alep.
Je n'ai pas de larmes pour le mobilier antique de Palmyre ou pour les fossiles des premiers empires. Uranium enrichi des paranos historiens qui voient les racines de l'Occident partout. L'Eden. La richesse n'est pas là. Comme elle n'est pas dans la cité romaine qui rase la fortune des forêts pour s'élever vers le Ciel. 
Je rapproche les manifestants syriens et le centre de Paris. Aucun écho. Nous vivons mal les révoltes des autres. Nous ne les voyons pas.
Comme ici je dirais les Américains sont derrière les gilets jaunes. Quelqu'un cherche à boire le pétrole de nos terres et achever nos raïs...
Rien de plus.
Mêmes les ballons lâchés par les enfants du cortège mentent. Macron seigneur. Bachar seigneur.

Pour en finir avec ce monde, je n'ai pas le courage de l'essence que certains ont eu lundi en Isère.
Par le feu, des solitaires revêtus par la nuit ont incendié les locaux de France Bleu, "industriel de l'hypnose collective", et l'antenne hertzienne qui propageait son feu à elle.
Le jeu dure quelques secondes, instants où s'invite dans le jeu du chaos, celui du briquet de l'essence.

essence





Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.