Le harcèlement scolaire tue

Victime de harcèlement au collège qu’elle fréquentait, Marion, 13 ans, s’est donné la mort il y a 2 ans. Sa mère raconte son calvaire dans un livre, « Marion, 13 ans pour toujours ».

C’est le cri de douleur d’une mère et le silence d’une jeune adolescente qui sont abordés dans  livre. Il raconte la quête tragique des réalités qui se cachent en dessous des violences à l’école entre élèves. En effet, rien ne pouvait permettre de deviner que cette élève modèle souffrait le martyre dans son coin. La raison de cette souffrance ? Le harcèlement fréquent dont la jeune fille était victime.

La lettre qu’elle a laissée a permis d’entrevoir l’enfer dans lequel elle était plongée au quotidien. Cible de plusieurs élèves, régulièrement traitée de tous les noms, elle était également l’objet de nombreuses rumeurs infondées. Les humiliations avaient également été physiques. 

L'ouvrage pointe aussi les carences des équipes éducatives qui, selon l’auteure, ont fermé les yeux avant de faire preuve d'un certain mépris quand il s'est agi de reconnaitre ses erreurs.

L'intérêt de l'ouvrage est de décrire au plus proche des faits le harcèlement scolaire, ce que subissent ces jeunes devenus les boucs émissaires d’un groupe d’élèves et la culpabilité des parents qui n’ont rien vu venir.

Cela s’est passé dans le collège de mon village, preuve que le harcèlement n’est pas l’apanage des collèges réputés « difficiles ».

Selon la Défenseure des enfants, ils seraient 1,3 million d'enfants victimes de harcèlement. Chiffre assez effarant qui mériterait que les pouvoirs publics se penchent réellement sur ce problème de société.

« Marion, 13 ans pour toujours », Editions Calmann Levy ; 16,50 €.

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