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Billet de blog 10 avril 2011

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Le « Parti de la Mer » et la réunification de la Normandie

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AVERTISSEMENT : Ce billet fait partie d’un ensemble de notes qui sont autant d’ébauches pour la création d’un nouveau parti politique, le « Parti de la Mer ». Les considérations que vous y trouverez ne sont pas forcément définitives. Ce sont juste des éléments de réflexion qui permettent d’avancer afin de définir les caractéristiques et le programme du « Parti de la Mer », un parti politique de droite, du type « libéral maîtrisé », humaniste, caractérisé par une action privilégiée en faveur des jeunes, et de l’Europe, au moyen du développement de la navigation en équipage à bord de grands voiliers.Les élections cantonales de mars 2011 ont permis de constater une nouvelle fois la désaffection des électeurs pour cette élection, mais il est vrai que lorsque certains dirigeants appellent à l’abstention c’est un coup de plus à l’esprit démocratique…Toutefois, il est un peu facile de dire que le premier parti de France est celui des abstentionnistes car pour l’élection présidentielle, et les élections législatives, le niveau d’abstention est toujours bien plus faible ; ce qui mets plutôt en exergue le fait que les citoyens ne comprennent pas les véritables enjeux des élections cantonales.Car voter à une élection, c’est s’investir dans une communauté, dans son destin, dans des choix économiques et sociaux, et il me semble que, lors des Cantonales, cette dimension d’identification à une collectivité bien précise est absente.Pour la Seine-Maritime, la dénomination Seinomarins ne dit absolument rien aux électeurs car les entités géographiques et humaines de la Seine-Maritime sont le Pays de Caux et le Pays de Bray, dont les origines remontent aux tribus celtes installées au IVème siècle avant J.C.L’autre entité historique de la Seine-Maritime est la Normandie dont l’histoire remonte à la création du Duché de Normandie en 911 par le chef viking Rollon qui reçu des terres de Charles le Simple lors du traité de Saint-Clair-sur-Epte.Tout un ensemble de caractéristiques qui présentent une opportunité pour le « Parti de la Mer » qui sera un groupement politique de droite, du type « libéral maîtrisé », humaniste, composé d’un réseau d’associations régionales ou locales, et dont le slogan sera : « Des grands voiliers-écoles pour les jeunes Français et les jeunes Européens !... ».Les priorités politiques du « Parti de la Mer » seront d’abord orientées vers l’espace maritime, la formation humaine des jeunes Français, ainsi que vers le développement des relations entre les régions maritimes européennes.Le siège du « Parti de la Mer » sera à Saint-Pierre-en-Port qui présente la particularité d’être un petit village inconnu du Pays-de-Caux, où il est possible d’avoir plus d’idées qu’à Paris.Dans la stratégie qui sera développée par les différents « Partis de la Mer » qui se créeront le long du littoral de Métropole, ainsi qu’en Outre-mer, il me faut souligner que le développement des régions est une priorité.D’ailleurs, je dois me demander si je ne dois pas pousser un peu plus loin le raisonnement et créer tout d’abord un « Parti de la Mer – Normandie » qui sera plus étendu que le « Parti de la Mer – Pays de Caux » que j’avais initialement l’intention de créer!... Et puis, en poussant encore plus loin le raisonnement, je me demande si je ne vais pas tout simplement commencer par créer le « Parti de la Mer » !... Et ce sera ensuite à tous ceux qui en ont envie de créer des « Partis de la Mer » régionaux !...A suivre…En attendant, il me semble souhaitable de définir les caractéristiques d’un « Parti de la Mer – Normandie » qui aurait plusieurs objectifs dont, par exemple, celui de promouvoir la réunification de la Normandie car il n’y a rien de plus attirant que la liberté et cela s’applique aussi aux Régions !...Le débat sur la réunification de la Normandie a été lancé depuis longtemps par différentes personnalités comme Pierre Godefroy, député UDR de la Manche, Jean Mabire, ancien dirigeant de la revue Viking, et Didier Patte, ancien président de la F.E.R.-F.N.E.F, qui ont fondé l'Union pour la Région Normande (U.R.N.).Ensuite, le Mouvement de la Jeunesse de Normandie s'est constitué le 29 septembre 1969 à Lisieux puis s’est transformé en 1971 en Mouvement Normand :http://www.mouvement-normand.com/Je vous recommande ce site qui présente quelques textes remarquables notamment de Jean Mabire et de Léopold Sédar Senghor.Plus récemment, le 26 novembre 2006, le serment d’Epaignes, qui a rassemblé Hervé Morin et des élus normands comme Philippe Augier, maire de Deauville, et Franck Martin, vice-président du conseil général de l’Eure, a appelé à l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Normandie.Une tentative qui serait largement soutenue par le public puisqu’un sondage auprès des internautes accorde 87% de réponses positives !...Qu’attendons-nous pour nous lancer vraiment dans l’aventure ?...Mais faut-il aller plus loin ?...C'est-à-dire envisager d’avoir notre propre « Assemblée de Normandie », ou encore notre « Parlement de Normandie », avec notre exécutif, notre gestion, notre autonomie !...D’ailleurs les Corses l’ont bien compris !...Ils ont créé l’Assemblée de Corse !...La création d’un Parlement de Normandie n’est pas une idée fumeuse car l’intérêt politique d’une Région vraiment autonome peut être constaté chez nos voisins Belges qui n’ont plus de gouvernement depuis avril 2010 et sont administrés principalement par les Parlements régionaux !...A ce sujet, je reprends un extrait d’un article de « I-Cube » : « Impossible, à première vue, de savoir que le pays vit avec un gouvernement démissionnaire depuis le 26 avril 2010 et que depuis les élections législatives anticipées du 13 juin 2010, aucun accord de majorité n’a été trouvé entre les Néerlandophones travaillés par des velléités indépendantistes, et la minorité francophone, attachée à l’unité belge. Dix mois sans gouvernement de plein exercice : La Belgique a déjà battu son propre record de la plus longue crise gouvernementale et s’apprête même à s’emparer du record mondiale jusque-là détenu par l’Irak : C’est chose faite depuis mardi dernier, 29 mars. Comment vit-on sans gouvernement ? Nous sans « Fifi XIV » et sa cohorte d’incapables tellement incompétents qu’on finit par devoir les jeter comme des malpropres, dirigé par notre « Ô combien vénéré omni-Président » à 17 %... Imaginez un peu le bonheur qui nous attend au coin de la rue, là, à imiter les Belges ? Pour l’instant, eux, ils se laissent faire dans une certaine indifférence. Certes, les hauts fonctionnaires ne sont plus nommés. Le budget 2011 n’a pas été voté faute de majorité et celui de l’année passée a été reconduit à l’identique, par tranches. Les lois sur la nationalité ou sur la garde à vue sont bloquées. Mais, de l’extérieur, tout semble se dérouler normalement. La Belgique a même présidé l’Union européenne au second semestre 2010, c’est dire, ce qui n’a gêné personne de par le monde entier ! Les citoyens commencent à peine à s’émouvoir de cette situation inédite. Il a fallu attendre le 23 janvier pour que 30.000 à 40.000 personnes dans un royaume deux fois moins peuplé que l’Île-de-France, essentiellement des Francophones, manifestent à Bruxelles pour réclamer « un gouvernement » ! Et que l’acteur belge Benoît Poelvoorde demande à ses concitoyens de ne plus se raser la barbe en signe de protestation. Mais Bruxelles ne s’est pas pour autant transformée en ville de barbus. « C’est le côté ubuesque de la situation : depuis le début de la crise, rien n’a vraiment changé, » explique l’écolo Emily Hoyos, présidente du Parlement wallon. « Car la Belgique est un État fédéral qui compte six gouvernements et autant de parlements. Or, seul le gouvernement fédéral est démissionnaire. » Le royaume est, depuis 1994, un État fédéral divisé en trois régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale) et en trois communautés (flamande, francophone – Wallonie et Bruxelles – et germanophone, à l’est du pays) chargées de gérer les questions liées au statut personnel comme l’enseignement. Rien à côté de nos 22 régions et 101 départements. Chacune est dotée d’un gouvernement et d’un parlement élus au suffrage universel direct (la Flandre a fusionné région et communauté). « Les entités fédérées, dans leurs domaines de compétences, comme une partie de la politique économique, l’environnement ou encore l’agriculture, continuent à produire des normes qui ont la même valeur que les lois fédérales et elles disposent de leur propre budget ». Voilà pour « l’explication technique ». Pas de gouvernement, mais quantité de suppléances locales, le retour « aux tribus » en somme… « Le gouvernement fédéral démissionnaire continue à fonctionner en pilotage automatique grâce à la notion extrêmement élastique des "affaires courantes" ». « Dès l’instant où un gouvernement est démissionnaire, on ne peut plus le renverser : on ne tue pas les morts ! »… Source : http://infreequentable.over-blog.com/article-quand-francis-fukuyama-dialogue-avec-roger-pol-droit-70591777.html Comme quoi, le fédéralisme renforce la démocratie et assure la continuité en cas de graves difficultés politiques au niveau national.Aussi, je me pose cette question : « Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir, nous aussi, notre propre Parlement de Normandie, notre propre constitution, notre propre gouvernement, ainsi qu’une cour constitutionnelle, comme les Belges avec leurs régions, mais aussi comme les Allemands avec leurs seize Länders » ?...Car l’Allemagne est un état fédéral, et qui marche plutôt bien lorsque l’on voit sa réussite économique. Chaque Land possède une constitution, un gouvernement, un Landtag (parlement) et une cour constitutionnelle. Dans les treize Länders et les trois villes-États (Hambourg, Brême et Berlin) le gouvernement porte le titre de « gouvernement régional », ou « gouvernement d’État » (Bavière), et il est dirigé par un ministre-président responsable devant le Parlement.Et je me demande s’il ne faudrait pas mettre dans les objectifs du « Parti de la Mer » la création de régions bien plus autonomes qu’elles ne le sont actuellement et qui seraient dotées d’un Parlement, c'est-à-dire d’un véritable pouvoir législatif ainsi que d’un exécutif à l’instar des seize « Länders » allemands !...Une opportunité de développement pour la Normandie ?... Car la Normandie, avec sa façade maritime, ses ports, ses industries, son histoire, partage au moins autant de points communs avec le Schleswig-Holstein, et ses ports de Kiel et de Lübeck, qu’avec la région parisienne !...Les caractéristiques de la Normandie (population, industries, ports, superficie) la rapprochent en effet d’autres régions européennes comme la région de Stockholm, la région de l'Øresund (Copenhague et Malmö), la région Ecosse, qui a son propre Parlement, et bien d’autres… Devons-nous penser à créer un « Parlement de Normandie » afin d’être véritablement autonomes et détachés du pouvoir central parisien qui a placé les régions françaises sous sa férule depuis plus de deux siècles ?...Ce sera aux militants du « Parti de la Mer », et peut-être aux Français, d’en débattre.Une véritable autonomie nous permettrait de bien mieux développer les échanges avec les autres régions maritimes de l’Union européenne.Et je pense en particulier au développement de la coopération européenne si nous créons, au niveau national, des lignes de grands voiliers-écoles avec les 159 régions maritimes de l’Europe des 27 !...Et il serait même possible de dépasser les frontières de l’Europe pour accélérer le développement des relations culturelles avec nos proches voisins comme la Russie. Par exemple, la ville du Havre étant jumelée avec Saint-Pétersbourg, il est tout à fait réaliste d’envisager la création d’une ligne saisonnière de grands voiliers entre Le Havre et St-Petersbourg, avec pour équipage des étudiants Français et Russes.Qu’attendons-nous ?...En tant qu’ancien pilote à Air France, j’ai parcouru l’Europe sur moyen-courrier pendant plus de 15 ans et j’ai toujours été surpris du potentiel inexploité que représente la proximité des autres pays européens.Il y a une telle richesse géographique, culturelle, historique, dans chaque pays, que nos jeunes ne demanderaient qu’à découvrir les côtes européennes à la voile si on leur proposait.Et l’Europe, c’est 68.000 kilomètres de côtes !...Aucun parti politique européen n’a proposé un tel programme en 60 ans !...Est-ce une question d’argent ?...Si vous le pensez, je vous recommande la note « Crise financière : combien de Statsraad Lehmkuhl » ?...http://euroclippers.typepad.fr/mon_weblog/2008/10/crise-financire.htmlN’y aurait-il pas d’argent pour construire des grands voiliers-écoles pour les jeunes Européens ?...Non. Le problème n’est pas là.Il n’y a pas de volonté politique !... D’aucun parti en Europe.Et ce sera au « Parti de la Mer » de lancer un grand projet européen de construction de grands voiliers pour développer les échanges entre les régions européennes, et pour les jeunes Européens.Jean-Charles Dubochttp://euroclippers.typepad.fr/parti_de_la_mer/

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