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Billet de blog 10 juin 2011

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Corruption : Lettre à Christine Lagarde (I)

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10 juin 2008 : Lettre ouverte à Christine Lagarde, Ministre de l'Économie, de l’industrie et de l'emploi.Texte original sur le blog « Alerte éthique » :http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/mitterrandisme.html Jean-Charles DubocàChristine Lagarde, Ministre de l'Économie, des Finances et de l'IndustrieObjet : Détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France Madame la Ministre, La République Française, comme l’ensemble des démocraties, est l’héritière de la démocratie athénienne qui a été mise en place il y a près de deux mille ans à Athènes, dans la Grèce antique.D’ailleurs le mot démocratie vient de deux mots grecs : demos (le peuple) et kratos (le pouvoir).L’origine de la démocratie réside dans la volonté des citoyens de maîtriser leur destin en déléguant le pouvoir à ceux qui en sont le plus capable, mais aussi le plus digne.La tradition démocratique est la meilleure forme de gouvernement car elle permet de choisir ceux qui, par leur éloquence, leur vision de l’avenir et les solutions qu’ils apportent aux problèmes de société, assurent que les meilleurs choix sont faits dans l’intérêt collectif.L’autre type de gouvernement est la tyrannie, qu’elle soit militaire, religieuse, monarchie de droit divin, impériale avec son culte de l’empereur, ou encore totalitaire comme l’ont été le nazisme et le communisme avec les cultes associés au « führer» ou au « petit père des peuples ».Karl Popper a très bien analysé dans son ouvrage La société ouverte et ses ennemis ces deux possibilités qui s’offrent à tout État ; la première est la tyrannie comme celle de Sparte, la seconde est la démocratie comme celle d’Athènes.Lorsqu’un peuple choisit la démocratie il a le devoir de la défendre et de la protéger du risque d’une dérive totalitaire qui pourrait être provoquée par un dirigeant plus soucieux de son enrichissement personnel que de respecter l’exigence de transparence indispensable pour que le peuple juge, en connaissance de cause, de la valeur et de l’authenticité de ses élus.Le but principal de ce courrier est de vous alerter sur la dérive totalitaire que notre pays a subie pendant les années des gouvernements socialistes de François Mitterrand et qui s’est traduit par un détournement de fonds publics considérable dont j’ai avisé votre ministère.Le 19 janvier 1998, accompagné de monsieur X qui désire rester anonyme, j’ai déposé à la Brigade de Contrôle et de Recherche de l'Hôtel des Finances du Havre des informations sur le détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France et dont le montant s’élève à près de 3,5 milliards de dollars.Je rappelle, qu'au titre de l'indemnisation des dépenses militaires de l'opération Tempête du désert de 1990/91, les USA ont reçu du Koweït 13,5 milliards de dollars, le Royaume Uni 1,4 M $, la Turquie 1,4 M $, l'Égypte 970 millions $, le Zaïre 20 millions $, et que 6,89 milliards $ ont été attribués en "dépenses extraordinaires et d'urgence". De plus, la Presse s'est fait l'écho d'un versement à la France de plus d’un milliard de dollars par les Émirats arabes (Courrier International du 28 novembre au 2 décembre 1998).Les informations que j’ai déposées, et qui n’ont jamais été démenties, précisaient que François Mitterrand avait détourné ces indemnités avec la complicité de plusieurs personnes.Ceci est contenu dans le procès verbal d’audition rédigé par M. P.A. et B.B., inspecteur et contrôleur à la Brigade d'intervention interrégionale de Lille, dépendante de la Direction nationale d'enquêtes fiscales, et M. P.C. et M.M., contrôleurs divisionnaires à la BCR du Havre.Par la suite, j’ai adressé des courriers de rappel sur ce détournement de fonds à vos prédécesseurs, ainsi qu’à plusieurs hauts fonctionnaires:- 22 février 1998 à la BCR du Havre.- 02 juin 1998, à Monsieur Jean-Pascal Beauffret, Directeur Général des Impôts.- 08 juin 1998, à Monsieur Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances- 29 août 1998, à Monsieur Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances.- 23 novembre 1998, à Monsieur Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances.- 27 décembre 1999, à Monsieur Christian Sautter, ministre des Finances.- 21 février 2000, à Monsieur Christian Sautter, ministre des Finances- 3 avril 2000, à Monsieur Laurent Fabius, ministre des Finances- 20 juillet 2000, à Monsieur Laurent Fabius, ministre des FinancesVous trouverez plus d’information sur ces courriers dans les archives de votre ministère ainsi qu’auprès de mon Conseil Maître Jean-Paul Baduel, avocat à la Cour, ou encore dans la lettre que j’ai envoyée le 20 avril 2006 à monsieur Thierry Breton, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, et que vous trouverez ci-jointe.Je souligne que l’objet de la lettre à Thierry Breton est le rapprochement que j’ai effectué entre ce détournement de fonds et l’apparition du Groupe de pression à caractère terroriste AZF qui a menacé le réseau ferré au début 2004.Car le détournement des indemnités de la guerre du Golfe pourrait avoir provoqué, d’une façon ou de l’autre, l’apparition d’un groupe terroriste !...Bien que je privilégie fortement une action faite par des non-Nationaux, n’ayant aucun rapport, ni de près, ni de loin, avec la Défense, il n’en demeure pas moins qu’une révolte limitée à quelques militaires, ou anciens militaires, offusqués par le fait qu’un président de la République ait pu envoyer nos soldats au combat et dérober ensuite les indemnités qui devaient leur revenir, est tout à fait possible.Une telle réaction serait d’ailleurs tout à fait compréhensible par le public car il faut avouer que François Mitterrand, et les Mitterrandiens, ont vraiment pris les Français pour des « Pauvres cons », comme pourrait très bien le dire Nicolas Sarkozy !...Ainsi, il est possible que certains militaires, connaissant bien ce dossier, ont pu trouver que la ligne rouge de la corruption avait été franchie et qu’ils aient ainsi entrepris une action de déstabilisation du pouvoir politique.Je précise que je suis membre de l’UMP, et de l’association gaulliste Le Chêne créée par Michèle Alliot-Marie, et que ce détournement de fonds m’a particulièrement révolté ; j’estime qu’il doit être maintenant révélé au public afin que nous puissions récupérer les fonds disparus et créer une structure d’alerte et de contrôle qui empêchera que cela puisse se reproduire.Je suis conscient que la révélation de cette affaire provoquera un choc formidable dans l’opinion publique française et européenne, mais les chocs sont parfois salutaires car ils permettent de rompre avec un mode de fonctionnement pathogène.Le détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France révèle un fonctionnement de notre État qui est devenu plus proche de celui d’une structure mafieuse que de celui d’une authentique démocratie.Et par structure mafieuse, je pèse mes mots ; les mafias sont des sociétés parallèles aux États qui ont une organisation et une hiérarchie préétablies servant à préserver l’ordre. Ce sont des associations clandestines à portée internationale, fortement hiérarchisées et capable de résister au temps, avec une tradition, des rites et des règles qui leurs sont propres.Elles visent à acquérir par la corruption et la violence une richesse et un pouvoir illicite, et cela grâce à la complicité des autorités en place.J’estime que le socialisme mitterrandien a été une authentique structure mafieuse car il a permis que le Premier des citoyens, le président de la République, réalise, en toute impunité, un détournement de fonds publics de près de 3,5 milliards de dollars.Celui-ci est toujours soigneusement caché au public en raison des pressions et des menaces sur les fonctionnaires qui ont fait leur travail en transmettant à leur hiérarchie les informations déposées par moi-même.Car toute structure mafieuse se fait craindre et « respecter » par la menace.Je dois souligner que j’ai eu un excellent contact avec les quatre fonctionnaires qui ont pris ce dossier en main en janvier 1998, et que j’ai eu des échos indéniables de harcèlement, de carrières brisées, et tout ceci d’une façon particulièrement injuste et qui a permis d’éliminer au sein de votre ministère toute velléité d’approfondir ce dossier.Aussi, sur cet aspect très particulier de ce détournement, je vous demande de bien vouloir vérifier que les fonctionnaires de la BCR du Havre et de la Brigade de Lille, qui ont reçu ma déclaration, n’ont pas eu leur carrière brisée pour avoir simplement fait leur travail, et, que si c’est le cas, de bien vouloir les indemniser en proportion du préjudice qu’ils ont subi.Les sanctions professionnelles étaient jusqu’à maintenant à craindre pour tout fonctionnaire qui aurait osé toucher à l’icône mitterrandienne, mais ceci doit changer.Mais il y a pire, car, pour faire taire les plus téméraires, les moyens les plus radicaux peuvent aussi être envisagés. Dois-je vous rappeler les conditions du mystérieux suicide de Pierre Bérégovoy, Premier ministre, qui avait déclaré à l’Assemblée Nationale vouloir s’attaquer à la corruption ?... Et que penser du suicide de François de Grossouvre qui a mis fin à ses jours dans son bureau à l’Élysée ?...Le détournement des indemnités de la guerre du Golfe n’a jamais été rendu public tout simplement parce que tout ceux qui connaissaient cette affaire ont été muselés par la peur, la compromission, ou les deux.Cette situation est extrêmement grave pour plusieurs raisons.La première est que la corruption détruit le Réseau social en développant des liens pathogènes de soumission et de peur entre les individus ; c'est-à-dire, en fait, détruit la démocratie.Je me dois de rapporter l’analyse de Ian Senior, de l’Institut of Economic Affairs (IEA / Londres) : « Il est faux de dire que la corruption aide à lubrifier les rouages de l’économie. Au contraire, la corruption appauvrit les sociétés en détournant des ressources vers ceux qui sont déjà riches et puissants, et rend les biens et les services plus chers que ce qu’ils devraient être… La corruption est un cancer qui détruit les institutions et les sociétés, et son élimination est une étape importante pour faire un monde plus prospère et plus démocratique.».L’IEA a estimé en juin 2006 que la France est le plus corrompu des pays industrialisés.Le classement s’établit en médailles d’or, d’argent, et de bronze, en fonction des différents niveaux de corruption des présidents et des premiers ministres:France : 4 médailles d’or !...
Japon : 3 médailles d’or !...
Italie : 2 médailles d’or !...Enfin un classement qui nous donne un maximum de médailles d’or !...Les ravages de la corruption ont déjà été dénoncés il y a plus de deux siècles par Montesquieu dans ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et leur décadence. Selon cette étude sociologique, c’est la corruption de la République romaine qui a provoqué le basculement de l’Empire car elle est passée des politiciens aux militaires, puis au peuple lui-même…La destruction des institutions républicaines de la Rome antique a aussi provoqué la perte des libertés. Les démocraties ont tendance à oublier que si la Liberté se gagne, elle peut aussi se perdre, et c’est l’un des objectifs majeurs de ce courrier que d’effectuer ce rappel.Deux millénaires plus tard, le pourrissement de la République Française a commencé par la tête, sous François Mitterrand, puis s’est, comme dans Rome, étendu aux militaires, puis à l’ensemble des institutions. Dois-je vous rappeler l’affaire des rétro-commissions sur la vente de frégates à Taïwan, qui sont classées secret-défense, ou encore la décomposition du sens de l’État à la DCN et qui a provoqué la restructuration de cette société ?..Pour quelles raisons les enseignements de l’histoire sont-ils si souvent négligés ?...Pour quelles raisons les sociétés oublient-elles que leur bien-être est la conséquence de siècles de luttes et que la Liberté doit se défendre - y compris avec les armes - et que si nous n’améliorons pas le fonctionnement de notre État nous disparaîtrons nous aussi ?...Il me semble souhaitable d’analyser les conditions du détournement des indemnités de la guerre du Golfe afin de définir les causes de cet échec de l’État – dont votre ministère porte la principale responsabilité – afin de créer une structure qui permettra une amélioration du fonctionnement du ministère des Finances pour qu’un tel détournement de fonds publics ne puisse jamais se reproduire.Le détournement des indemnités de la guerre du Golfe est caractéristique du manque d’éthique d’un élu. Ce type de comportement peut être rapproché du manque d’éthique d’un dirigeant d’une multinationale qui conduit son entreprise à la faillite en prenant des décisions illégales.C’est ce type de comportement irresponsable qui a provoqué la faillite d’Enron, ancien numéro un mondial du négoce d'énergie, puis incité les Américains à voter en 2002 la loi Sarbanes-Oxley qui permet un contrôle des dirigeants des grandes entreprises au moyen de l’Alerte éthique, encore appelée Whistleblowing aux États-unis.Cette structure d’alerte se met en place progressivement dans les grandes entreprises au niveau planétaire et permet aux employés confrontés à des comportements illégaux d’alerter la Justice, d’une façon anonyme, avant que les malversations ne détruisent leur outil de travail.Ce système d’alerte ne doit pas être confondu avec la délation.En effet, la délation est le principal moyen de contrôle des citoyens par les dictateurs, les tyrans, et a toujours été mis en place par les totalitarismes. Elle a été appliquée dans les dictatures qui avaient pour chefs Hitler, Staline, Mao, Pol Pot… et a conduit des dizaines de millions de personnes dans les camps de concentration ou dans les goulags.Evidemment, dans ces dictatures, personne n’aurait eu l’idée de dénoncer le tyran comme je l’ai fait avec notre Président-idole ; ce qui prouve que ma démarche est citoyenne et s’inscrit dans le fonctionnement normal d’une démocratie.L’Alerte éthique est exactement le contraire de la délation car elle permet à l’employé, au subalterne, de contrôler le dirigeant d’une entreprise avant qu’il ne la détruise par ses agissements illégaux.Si un système d’Alerte éthique est mis en place, progressivement, dans les entreprises, il n’y a encore rien de comparable pour les États, alors qu’eux aussi peuvent être détruits, au fil des décennies, par la gangrène de la corruption…Et c’est l’un des buts de ce courrier que de vous convaincre d’étendre la pratique de l’Alerte éthique au contrôle des élus.Mon objectif est que le plus humble des citoyens puisse dénoncer auprès du ministère des Finances le Premier des élus et mettre ainsi un terme définitif à la carrière politique d’une personne indigne de la fonction qu’il occupe.En effet, les élus corrompus détruisent le Réseau social en prenant des décisions qui vont d’abord dans leur propre intérêt et qui ne vont surtout pas dans le sens de l’intérêt collectif.Dans le domaine de la corruption des élus la tolérance zéro doit s’appliquer.En effet, un élu corrompu devient prisonnier de cette corruption – même si la somme dont il a bénéficié est très faible – car il est incapable de s’opposer à un autre élu bien plus gravement corrompu que lui-même et ceci conformément à l’expression « Tu me tiens, je te tiens, par la barbichette ; le premier, de nous deux, qui rira, aura une tapette ! ».Mais il n’y a pas de quoi rire au sujet de la corruption car elle est engendrée par le manque de morale des dirigeants, le mauvais fonctionnement des institutions, et est favorisée par les personnalités psychopathes dont le syndrome, tel qu’il est défini dans le DSM-IV, est le suivant: « dérangement mental caractérisé par une personnalité antisociale aiguë, et par une insensibilité à la souffrance du prochain ».Et s’il y a des psychopathes dangereux dans les prisons, il y en a aussi dans les entreprises. Le médecin canadien Robert Hare, considéré comme le spécialiste mondial de la psychopathie, a transposé sur des populations de cadres supérieurs le test B-SCAN qu'il a développé en milieu carcéral pour diagnostiquer la psychopathie. En effet, certains psychopathes ont la capacité de s’intégrer normalement au sein d’une entreprise, puis d’arriver tout en haut de la hiérarchie, de prendre le pouvoir, pour ensuite détruire cette entreprise comme cela a été le cas avec Enron.Pour l’évolution et le bon fonctionnement de notre civilisation il est important de déceler la psychopathie chez les hommes de pouvoir, qu’ils soient dirigeants d’entreprises, ou dirigeants politiques, car les principales caractéristiques de ces personnalités sont fondamentalement négatives : manque de scrupule, manipulation, mensonge, malhonnêteté…Et la meilleure façon de les neutraliser est de les dénoncer avant qu’il ne soit trop tard.J’espère, madame la Ministre, que vous saurez saisir l’importance de ce courrier en lançant au sein de votre ministère une étude sur ce thème lorsque le détournement de la guerre du Golfe par François Mitterrand sera rendu public.J’espère que vous serez à l’origine de la création d’un service au sein de votre ministère qui permettra, avec la collaboration d’autres ministères, de créer une structure composée d’éléments incorruptibles et qui n’hésiteront pas à demander des comptes directement aux plus prestigieux des élus s’il le faut.Mon sentiment, si vous réussissez à créer cette structure, est que les personnes qui dénonceront des dirigeants politiques devront être rémunérés en fonction des risques qu’ils prennent, et en fonction de la gravité des faits qu’ils dénoncent.C’est la raison pour laquelle j’ai demandé (avec monsieur X) une prime d’aviseur de 1% de la somme détournée par François Mitterrand. Cette demande de prime reste valable au titre des Douanes car les indemnités de la guerre du Golfe devaient être virées au Trésor Public en provenance d’un pays étranger.Et ce courrier est aussi un rappel de cette demande de prime d’aviseur.Vous avez la possibilité de virer la somme que je demande, et qui se monte à 25 millions d’euros (et autant pour Monsieur X), sur le compte bancaire sur lequel est prélevé mon impôt sur le revenu.Vous pouvez aussi virer 15 % de cette somme sur mon compte – cela suffit à mes besoins - et affecter progressivement le reste dû à un compte bloqué qui sera destiné à financer les Fondations que je désire créer, comme la « Fondation Division Daguet » destinée à nos militaires tués ou blessés en opérations extérieures.J’espère, Madame la Ministre, que ce courrier aura été suffisamment clair et argumenté pour que vous puissiez prendre rapidement la décision de rendre public le détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France, et ceci dans l’intérêt même de la démocratie, et de verser la prime que je mérite car j’aurai, avec monsieur X, réussi à donner un coup définitif à la corruption qui gangrène notre démocratie.Dans le cas où vous-même, de votre propre initiative, ou suite à des pressions externes, preniez la décision de ne pas tenir compte de mon analyse, de mon action, et de mes suggestions, je porte à votre attention que ce détournement de fonds pourrait être rendu public contre votre volonté, et ceci pour deux raisons.La première raison est que cette affaire est largement connue sur Internet car, lorsque j’ai soutenu Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle, je suis intervenu sur près de 500 sites et blogs afin de dénoncer la corruption de la Mitterrandie.La deuxième raison et que le groupe de pression à caractère terroriste AZF n’est toujours pas neutralisé et que ses membres peuvent – jusqu’à preuve du contraire – réapparaître à tout moment et bloquer les voies ferrées pendant plusieurs semaines, ou même plusieurs mois !...Le groupe AZF a su montrer un remarquable niveau opérationnel dans le domaine de la maîtrise des explosifs, de la communication, du renseignement, et représente une véritable épée de Damoclès au-dessus de l’État.Un blocage des voies ferrées par ce groupe rendrait inévitablement public le détournement des indemnités de la guerre du Golfe avec le risque important d’avoir des réactions passionnelles non maîtrisables au sein des Armées car nos militaires auront compris que la classe politique de gauche, mais aussi de droite, n’a absolument aucune considération pour eux.La situation pourrait devenir rapidement ingérable.Le ministère des Finances risquerait ensuite de se retrouver dans une situation délicate car la Justice rechercherait les principaux responsables de ce détournement de fonds parmi les élus, mais aussi à l’Inspection des finances qui l’aurait couvert…Faut-il prendre le risque d’un ouragan sur Bercy ?En révélant au public, d’une façon maîtrisée, le détournement des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France et en transmettant le dossier au ministère de la Justice vous redonnerez à la République Française une flamboyance qu’elle a perdue et lui garantirez un fonctionnement sain qui la préservera de toute dérive totalitaire.Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération.Jean-Charles Dubochttp://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/

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