Jean-Charles Duboc
Abonné·e de Mediapart

263 Billets

0 Édition

Billet de blog 12 mars 2014

Jean-Charles Duboc
Abonné·e de Mediapart

La Terre au bord de l’apocalypse nucléaire

Jean-Charles Duboc
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les aventures de « Tin-tinne » et de « l’Ami-râle Pad-Ock »  (VII)

AVERTISSEMENT : Les noms de lieu et des acteurs de ce billet humoristique ne désignent absolument personne en particulier.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    

En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou humoristique ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !

Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

22 décembre 2013 (suite)

La « Coupole mafieuse » de Bercy vient d’être frappée par un missile ASMP-A équipé d’une tête de 1 kt.

Le missile est arrivé à plus de Mach 2, soit près de 700 m/sec. L’explosion a été instantanée et a vaporisé la structure en nanotubes de carbone sur près de 10 mètres de profondeur. La chaleur et la pression ont provoqué un intense frittage et des fissures dans un rayon de 15 à 20 mètres.

Malgré tout, elle a gardé son intégrité car les 30 mètres d’épaisseur de carbone-carbone demandent bien plus de puissance pour être détruits.

Cette mégastructure a été livrée par les UMMO, une civilisation extraterrestre qui étudie la Terre. Située sur le plateau « d’Halle-Byon », elle abrite l’un des plus importants ministères de l’Etat, celui des Phynances, là où sont cachés tous les secrets de notre « Ré-Pue-Blik-Bananière ».

L’onde de choc s’est propagée le long des trois kilomètres de diamètre de la Coupole et s’est focalisée en son centre sur les bâtiments qui viennent d’être terminés... Quelques vitres explosent…

Les ῝petits hommes en gris῝ de Bercy se mettent à courir dans tous les sens. De lourdes portes de 10 mètres d’épaisseur tombent et ferment les quatre accès.

« Moscou-vicié », le ministre des Phynances ne comprend pas ce qui se passe. La sécurité lui rapporte qu’un missile supersonique est venu frapper la coupole.

Elle est soudainement isolée du monde extérieur.

Le missile a été tiré d’un Rafale biplace piloté par « Pouliche », un ancien de la 11F. Une fois le tir effectué, il a pris une assiette de 50 degrés. A  500 nœuds, le vario affiche 40.000 pieds/minute…

Une minute plus tard, « Pouliche » stabilise le Rafale au niveau 400 à 0.8 de Mach.

Il est assisté de « L’Ami-râle Pad-Ock », un ancien captain de B747 à « d’Air Transe », qui a été nommé commandant de la flotte de Méditerranée par « François III ».

C’est lui qui doit diriger les assauts contre la « Coupole mafieuse de Bercy » afin de récupérer les documents classés « secret défense » dans le coffre-fort de « Moscou-vicié » et de lever le voile sur trois décennies de corruption.

C’est, bien sûr, le  Président « François III », le chef suprême des armées,  qui a déclenché le feu nucléaire, après mûre réflexion, sachant que… s’il ne faisait rien, « Jack-Ouille », l’ancien président, allait lâcher au Château le terrible bichon Léon, celui qui mord au « Kul » tous les voleurs !...

Les deux pilotes sont cap au Nord-Ouest et ils observent l’incendie qui consume la « Coupole mafieuse » de Bercy.

Les Trackers et les Canadairs de la Sécurité Civile de Marseille ne vont pas tarder à entrer en jeu. Ils arroseront la coupole avec des produits retardant puis avec de l’eau afin d’arrêter rapidement son embrasement. Pas la peine d’avoir les ῝Verts῝ sur le dos…

Le centre de contrôle du « porte-avions CSG » a immédiatement transmis l’information au Château… Mais le Président « François III » a disparu...

A 40.000 pieds, « Pad-Ock » déclare solennellement dans son masque à oxygène : « Petite mise en pression pour Moscou-vicié !..

« Pouliche » : « Tu crois qu’avec cela il va lâcher les infos sur les milliards disparus de la Division Daguet ?... ».

« Pad-Ock » : « Cela m’étonnerait, je pense qu’il va falloir tirer une bonne douzaine de missiles pour arriver à quelque chose !... ».

« Pouliche » : « Sur la droite, un A380 d’Air Transe !... »

« Pad-Ock » : « Effectivement, je le vois sur l’écran de contrôle. C’est le Jobourg-Roissy. Il est au FL 430 ».

« Pouliche » : « On va se faire une petite interception !... »

« Pad-Ock » : « Extra !... »

Le Rafale monte et rattrape l’A380, puis « Pouliche » se met en patrouille avec lui.

« Pad-Ock » : « Air Transe 995… Coucou !... »

« Air Transe 995 » : « Coucou !... Qui c’est ?... »

« Pad-Ock » : « Regardez sur votre gauche… C’est Pad-Ock… »

« Air Transe 995 » : « Pad-Ock en Rafale ?... Qu’est-ce qui t’arrives ?... C’est Valérie Chauf’Hours…Tu nous interceptes ?... ».

« Pad-Ock » : « Valérie !... Comment vas-tu ?... Cela fait vingt ans que je ne t’ai pas vu… Depuis que nous avons observé un gigantesque OVNI au-dessus de Paris !... »

« Air Transe 995 » : « Quel souvenir !...C’est quoi cette explosion ?... »

« Pad-Ock » : « Juste un compte à régler avec des mafieux… »

 « Air Transe 995 » : « Je croyais que tu étais en retraite…».

 « Pad-Ock » : « J’ai repris du service… On peut t’accompagner jusqu’à Roissy ?...»

« Air Transe 995 » : « On a déjà 7 heures de retard…. On n’est plus à ça près… Mais tu as un plan de vol ?... »

« Pad-Ock » : « Non, je prends cela sur moi… On reste en patrouille et on fera une remise de gaz à l’arrivée… »

Le vol se continue au-dessus de la Gauloisie. « Pad-Ock » et Valérie échangent leurs souvenirs. La descente débute à 140 milles nautiques du terrain. L’espace aérien gaulois est fermé. L’A380 est l’un des derniers avions à se poser à Roissy.

Le plafond est de 2000 pieds. « Pad-Ock » est aux commandes, toujours en patrouille avec l’A380. Il maintient une vitesse de 140 nœuds pour une approche finale piste 26R, face à l’ouest.

« Pad-Ock » fait un briefing rapide à « Pouliche » : « Je fais un break à 1000 pieds, puis je survole la cité Air Transe à 300 pieds en mettant la PC pour une remise de gaz vers 2000 ft QNH ».

« Pouliche » : « Heureusement que tu as répété au simulateur… Je m’occupe de la rentrée des trainés… ».

« Pad-Ock » vire sur la droite et descend à 300 pieds tout en s’alignant dans l’axe de la Cité « Air Transe ». Il se stabilise en palier, puis pousse la manette des gaz à fond et la place dans le cran postcombustion.

Il survole les 300 mètres de bâtiments de la cité « Air Transe » dans un fracas assourdissant qui fait vibrer toutes les vitres.

Des hôtesses rassemblées sur le parking, près de la biroute de « Cri-cri-d’Amour », font des grands signes à « Pad-Ock ». Une folle rumeur va se répandre progressivement dans les galleys : le « Six-coups-du cockpit » est de retour !...

Au troisième étage de la Cité, la rédactrice des actualités du magazine LA REVUE « d’Air Transe » entend à peine le hurlement assourdissant des réacteurs du Rafale. Elle est plongée dans les documents relatifs aux OVNI observés par les pilotes civils et militaires depuis 1945.

Elle prépare un article pour l’été 2014, car, depuis l’AIR PROX d’un A320 qui a évité de justesse un OVNI au-dessus de Londres en juillet 2013 et l’incroyable fermeture en janvier dernier de l’aéroport de Brême en raison d’un trafic inconnu, des navigants de la compagnie demandent des explications sur les OVNI.

Il est temps de faire une information, même minime, pour les pilotes, mais aussi pour les passagers…

Le Rafale accélère au taux incroyable de 25 nœuds/sec. « Pouliche » rentre le train, la crosse et les volets tandis que « Pad-Ock » affiche 3° en monté sur l’indicateur de pente potentielle du HUD. Puis il se stabilise sous la couche.

« Pouliche » : « Tu as vu que tu as déjà 300 nœuds !... »

« Pad-Ock » : « Quelle fusée cet avion !... Tu prends les commandes… On fait comme prévu… »

« Pouliche » garde la vitesse et suit les infos du directeur de vol qui l’éloigne jusqu’à 16 milles nautiques de Roissy puis il vire sur la gauche jusqu’au cap sud-est pour intercepter l’axe La Défense-Louvre.

Une fois aligné, il met la manette de poussée en avant pour accélérer jusqu’à 600 kts vers les immeubles de la Défense où il commence une mise en descente sur un plan 3 degrés.

La distance entre la Défense et le bas des Champs Elysées est de 3 milles nautiques. A 600 nœuds, c’est 300 mètres qui sont parcourus chaque seconde, et, en 20 secondes, le Rafale survole, dans un bruit terrifiant, Neuilly, l’avenue de la Grande armée, l’Arc de Triomphe, puis les Champs Elysées.

Les badauds qui circulent sur la plus belle avenue de la planète réalisent à peine ce qui se passe. Il y en a peu qui ont le temps de prendre une photo.

Sous l’Arc de Triomphe, « Pouliche » et « Pad-Ock » ont le temps d’apercevoir un immense drapeau bleu-blanc-rouge agité par « I-Cube ».

Dans le bas des Champs Elysées, à 500 pieds, « Pouliche » tire sur le manche et prend une assiette de 3°. Puis  il réduit la poussée et enchaîne deux tonneaux en survolant le Louvre et la Bastille.

Pendant la ressource, un scooter entre au Château. Le conducteur est tellement surpris par le vacarme du Rafale qu’il heurte la grille d’entrée et tombe. Il se relève et enlève son casque. Sa passagère fait de même.

Un photographe de Closer qui passait par là prend un cliché. L’analyse révélera une inconnue !... C’est une jeune femme de 30 ans !... C’est « Petite copine N° 3 » !... Un nouveau scandale éclatera au printemps !...

Le Rafale se stabilise à 2000 pieds et « Pouliche » met le manche sur la droite jusqu’à 80° d’inclinaison et tire à fond. Les commandes de vol électriques limitent l’accélération à 7 g…

« Pad-Ock », malgré sa combinaison anti-g, découvre le ῝voile noir῝...  Il récupère ses moyens en vent arrière, au-dessus du périphérique, avec la Tour Eiffel et les Champs-Elysées sur sa droite.

L’appareil décélère rapidement et « Pouliche » sort toutes les trainées à 250 nœuds. Il enchaine un dernier virage et se stabilise à 160 nœuds au-dessus de la Défense où il prend de nouveau un plan de descente de 3 degrés, pleine poussée, post combustion allumée, et recommence le passage précédent, tous les phares allumés.

Une présentation qu’il a faite maintes fois lorsqu’il était pilote de démonstration sur Super Etendard.

Le Rafale accélère d’une façon extraordinaire dans un vacarme qui attire de nouveau l’attention des passants. Les appareils photos sont prêts. Une multitude de clichés et de vidéos sont pris par des touristes du monde entier sur les Champs Elysées.

Le colosse « I-Cube » est toujours sous l’Arc de Triomphe. Il agite de nouveau  son immense drapeau bleu-blanc-rouge à l’attention de « Pad-Ock » et de « Pouliche ». Des gendarmettes, toutes folles de son corps, se sont rassemblées autour de lui afin de prendre des photos et obtenir un autographe…

En bas des Champs Elysées, à 600 nœuds, « Pouliche » tire à fond sur le manche et affiche une assiette de 60° en montée. « Pad-Ock » est plaqué une nouvelle fois sur son siège et redécouvre le ῝voile noir῝ !...

Le vario indique 60.000 pieds/ minute et l’appareil passe le mur du son à 15.000 pieds, toujours en accélération. Toute la région parisienne entend le « bang » supersonique.

Arrivé au FL 290, « Pouliche » fait un virage sur la droite et met le cap sur le « porte-avions CSG » qui navigue au large de la « Corsica-bella-tchi-tchi ».

La vitesse est ramenée à Mach 0.8 pour économiser le carburant.

Malgré tout, la consommation des deux réacteurs M88 Snecma est telle sur une longue mission avec, en plus, une démonstration avec PC allumée où la consommation est de 400 kg par minute, qu’il est nécessaire de faire un ravitaillement en vol, même avec les trois bidons de 2000 litres qui ont été embarqués.

Un ravitailleur KC 135 est prévu au retour près de Dijon.

« Pouliche » éteint le radar, se rapproche du KC 135 et se maintient à cinq mètres du panier en attendant la stabilisation. Une fois ῝connecté῝ il faudra cinq minutes pour transférer 5000 litres de carburant.

Une heure plus tard, une descente économique est commencée à la vitesse de 280 noeuds.

Une approche standard est effectuée pour un appontage sur le porte-avions. La vitesse finale est de 120 nœuds. Le Rafale accroche le premier brin et décélère en moins de 90 mètres.

« Pad-Ock » s’évanouit. Il n’en peut plus.

« Pouliche » suit les ordres du ῝chien jaune῝, dégage l’appareil de la zone d’appontage, puis coupe les moteurs. Il ouvre la verrière.

Les secours arrivent rapidement car « Pad-Ock » est manifestement inconscient. Arrêt cardiaque !... Il avait pourtant été prévenu !... Son cardiologue, qui ne le quitte pas, le docteur « Coup-Dur-Riez », essaie de le ranimer !... Rien à faire !...

« Maitre Rouflaquette », à bord pour une période de réserve, fait des footings entre les catapultages et les appontages. Il a 25 kg à perdre pour prendre part à l’assaut final sur la Coupole !... Il déclare à « Pad-Ock » qu’il va lui préparer un « bœuf-carottes » bien arrosé !… Rien n’y fait !… Le terrible bichon Léon, qui accompagne toujours « Maître Rouflaquette », hurle à la mort !…

Le cas semble désespéré, mais « Maître Rouflaquette », qui connait bien « Pad-Ock », tente une dernière action !... Il ouvre, près du mourant, une bouteille de Loch Lomont, le whisky préféré « de Pad-Ock » !... Celui-ci ouvre un œil !... Il respire le goulot du flacon et se réveille pour de bon !... Sauvé !...

« Pad-Ock » se lève, saisit la bouteille de Loch Lomont et s’en sert une longue rasade !... Puis hurle « A l’abordage !... » !... Manifestement, il n’a pas récupéré tous ses esprits… C’est le CEMA en personne qui le conduit en cellule de dégrisement…

Le général « Deux-Villes-Liées » invite « Pad-Ock » à pénétrer dans la cellule réservée aux membres d’équipage aux arrêts : « Pad-Ock, Vous avez violé routes les règlements en cours dans l’aéronavale… Interception sans raison d’un avion de ligne… Approche, puis survol d’un aéroport international sans plan de vol… Et surtout, survol des Champs Elysées à 600 nœuds !...

Le président est furieux !... Il a fait une chute en scooter à cause de vous et « Petite copine N° 3 » lui a fait une scène pas possible dans le PC Jupiter !... Il a décidé de vous mettre en prison !... Aussi, je n’ai pas d’autre choix que de vous mettre en cellule avec Pouliche

Vous aurez droit à deux heures de promenade par jour. Mais vous aurez aussi l’autorisation d’accorder des interviews à des journalistes car vous pouvez imaginer que votre petite démonstration a été suivie et retransmise par tous les médias de la planète… ».

« Pad-Ock » : « J’ai l’habitude. Je suis déjà passé 24 heures en boucle sur la CNN après la conférence au NPC à Washington sur les OVNI »

Général « Deux-Villes-Liées » : « S’il n’y avait que cela... Le détournement des milliards d’euros des indemnités de la guerre du Golfe provoque de plus en plus de ressentiment envers les politiques… AVIGOLFE commence à s’agiter sérieusement… Ils savent maintenant qu’ils peuvent déposer une plainte pour complicité de détournement de fonds publics contre tous les ministres de Phynances depuis 1998: Déesse-Khâ, Fafa l’Empoisonneur, Christian Sauté, Thierry Normand, Christine Regarde-là»

« Pad-Ock » : « J’espère qu’ils vont le faire. Ils sont au moins 400 anciens combattants de l’Opération Daguet à souffrir du syndrome du Golfe... Ils n’ont absolument aucune indemnité alors que des fonds énormes ont été virés par les pays arabes… »

Général « Deux-Villes-Liées » : « Cela commence à hurler au KOS. Nous avons des tués et des handicapés dans chacune de nos opérations extérieures.  Maintenant, tous savent qu’ils peuvent partir au combat, ne jamais revenir, ou alors être mutilés, et qu’ils ne toucheront aucune indemnisation alors que le Président peut détourner l’intégralité des indemnités de guerre s’il y en a… »

« Pad-Ock » : « Un article du New York Times de 1992 spécifie que les banques centrales du Koweït, d’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes-Unis, ont virés directement 84 milliards de dollars au titre des frais de guerre aux pays de la coalition: les USA, le Royaume-Uni et la Gauloisie »

Général « Deux-Villes-Liées » : « Et ce qui est le plus grave est que la ministre des Phynances Christine Regarde-là, et le ministre de la Défense Mort-Un, ont reconnu qu’il n’y avait aucune ligne de virement dans les comptes au titre de l’Opération Daguet ».

« Pad-Ock » : « Cela veut dire que n’importe quelle association de Kontribuables peut déposer une plainte contre les ministres au même titre que l’association AVIGOLFE …»

Général « Deux-Villes-Liées » : « Cela peut vraiment se mettre à chauffer… Je risque d’avoir du mal à tenir mes troupes qui vont vouloir participer à des manifestations, et en découdre… les capitaines en tête de défilé...»

« Pad-Ock » : « Il y aura peut-être pire… Les complices de Mythe-Errant qui sont encore en vie risquent de se retrouver dans un sac avec des fers aux pieds et de passer par-dessus-bord !... »

Général « Deux-Villes-Liées » : « C’est ce que je crains le plus… »

Pendant ce temps-là, la situation se dégrade à vitesse accélérée au PC-Jupiter, le poste de commandement personnel du président situé dans le sous-sol du Château. Le chef du cabinet militaire annonce au président : « C’est Au-Bas-Mât qui veut vous parler… »

« François III » : « Barak, quel plaisir de t’entendre !... »

« Au-Bas-Mât  » : « C’est quoi ce bordel !... Nos satellites ont détecté un flash gamma sur la coupole de Bercy !... C’est les Russes qui attaquent ?... »

« François III » : « Non, non, rassures-toi !... C’est juste une opération pour faire céder Moscou-vicié, mon ministre des Phynances… Je n’arrive pas à connaître le contenu du coffre secret-défense de Bercy… ».

« Au-Bas-Mât  » : « Quoi !... Tu déclenches une attaque nucléaire parce que tu ne peux même pas te faire obéir par ton ministre des Phynances !... ».

« François III » : « C’est pire que cela !... C’est sur demande de Jack-Ouille, l’ancien président, qui m’a menacé de lâcher le terrible bichon Léon au Château !... »

« Au-Bas-Mât  » : « Mais c’est vraiment n’importe quoi !... Tu as déjà failli déclencher la troisième guerre mondiale en voulant attaquer la Syrie et maintenant tu ouvres le feu à l’arme nucléaire pour régler un compte personnel !... »

« François III » : « Oui, mais, en plus, Petite copine N° 3 m’a fait un scandale pas possible !... Ça me gâche la journée !... C’est la faute à Pad-Ock !... Je l’ai fait mettre en prison !... »

« Au-Bas-Mât  » : « Tu ferais mieux de lui construire des grands voiliers-écoles pour son projet Euroclippers, ce serait quand même moins kon que de mettre le feu à la planète !... »

Le chef du cabinet militaire est atterré.

C’est la première fois qu’on a un ῝ado attardé῝ au Château. Les dégâts sont considérables pour l’image du pays et la sécurité de la planète.

Le chef du cabinet militaire : « Monsieur le Président, vous avez « Put-In » sur le téléphone rouge. »

« François III » : « Vladimir !... Comment vas-tu ?... »

« Vladimirrr » : « Très mal, ce sont les fascistes américains qui vous attaquent ?... »

« François III » : « Mais non, mais non, Vladimir, ce sont juste des règlements de comptes entre Gaulois… Juste une histoire de corruption qui tourne mal… Très mal… »

« Vladimirrr » : «  Su tu veux un coup de main, on a nos derniers missiles stratégiques équipés de têtes nucléaires de 500 kt et on va te vaporiser la Coupole. Ce n’est pas un problème !... »

« François III » : « N’en fait rien… N’en fait rien… J’ai mis le principal responsable,  l’Ami-râle Pad-Ock en prison… Cela va se régler… »

« Vladimirrr » : « Kamarrrade François, tu es stupide et dégénéré… déjà que tu marries les gays… Et maintenant, tu mets Pad-Ock en prison !... Tu es complètement cinglé !... Tu ferais mieux de construire des grands voiliers-écoles pour les jeunes… »

« François III » : « Je vais réfléchir pour les voiliers… »

« Vladimirrr » : « Réfléchis bien… Pour l’instant, on s’occupe de l’Ukraine… Tu veux qu’on vienne faire le ménage chez vous ?... »

« François III » : « Nooonnn !... »

« François III » raccroche, tétanisé. Vladimirrr s’y met. Et il n’est pas spécialement connu pour avoir de l’humour.

Le Président se tourne vers son chef de cabinet militaire : « Dites-moi, c’est combien un grand voilier-école ?... »

-      « Je vais demander à l’amiral Fort-Hisser »…

Ensuite, ce seront les présidents chinois, indous, pakistanais, et les premiers ministres britanniques et israéliens, qui téléphoneront personnellement à « François III » pour savoir ce qui se passe en Gauloisie.

L’angoisse monte progressivement.

Les pays nucléarisés de la planète sont tous passés en ῝Alerte rouge῝.

Leurs missiles stratégiques sont prêts à partir…

Le soir, un OVNI survole le parc du Château.

C’est un drone de reconnaissance de la Police intergalactique.

Retour au premier chapitre

« « Chapitre précédent

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Tarifs des transports franciliens : Valérie Pécresse et le gouvernement se renvoient la balle
La Région Île-de-France, dirigée par Valérie Pécresse, a annoncé que le pass Navigo passerait de 75 à 90 euros si l'État ne débloquait pas des financements d’ici au 7 décembre. Alors que les usagers craignent la déflagration, la Région et l’État continuent de se rejeter la responsabilité.
par Khedidja Zerouali et Ilyes Ramdani
Journal — Europe
« La guerre entraîne la solidification des nations russe et ukrainienne »
Pour l’historien américano-ukrainien Serhii Plokhy, le conflit qui fait rage en Ukraine est une lutte de « libération nationale », dans laquelle les Ukrainiens sont « majoritairement restés unis », renforçant même leur identité. Il constate « l’ukrainisation » des populations du pays.
par Laurent Geslin
Journal — Travail
« Un employé mieux reposé est plus efficace » : la semaine de quatre jours à l’essai au Royaume-Uni
Jusqu’à fin décembre, des dizaines d’entreprises britanniques testent la semaine de quatre jours. L’idée de travailler un jour de moins pour un salaire et une productivité inchangés séduit les salariés, et bien souvent leurs patrons. Même si les réalités économiques peuvent les rattraper.
par Marie Billon
Journal — Outre-mer
Karine Lebon : « Ce qui se passe à La Réunion n’émeut personne »
Députée de La Réunion, Karine Lebon dénonce le désintérêt dont les outre-mer font l’objet, après une semaine marquée par le débat sur les soignants non vaccinés et le non-lieu possible sur le scandale du chlordécone. 
par Mathieu Dejean et Pauline Graulle

La sélection du Club

Billet de blog
« Je vous écris pour témoigner de ma peine de prison qui n'en finit pas »
Rentré en prison à 18 ans pour de la « délinquance de quartier », Bryan a 27 ans lorsqu’il écrit à l’Observatoire International des Prisons (OIP). Entre les deux, c’est un implacable engrenage qui s’est mis en place qu’il nous décrit dans sa lettre.
par Observatoire international des prisons - section française
Billet de blog
Péripéties ferroviaires en territoire enclavé
Destination France Déchéance, ou Manifeste sur un service public en érosion. Il s'agit dans ce court billet de faire un parallèle entre le discours de la Région Occitanie, celui de vouloir désenclaver des territoires ruraux, comme le Gers, et la réalité que vivent, voire subissent, les usagers du réseau ferroviaire au quotidien.
par camilleromeo28
Billet de blog
« Économiser ils disent ? Je le faisais déjà ! »
Cette mère, dont j'accompagne un des enfants en tant qu'éduc’, laisse ostensiblement tomber ses bras. Elle n’en peut plus : le col roulé, les astuces du gouvernement pour économiser l'énergie, c'est une gifle pour elle. « Des trucs auxquels ils ne penseraient pas, de la débrouille pour économiser des centimes, je suis une pro de la pauvreté ! Face à des pros de l'entourloupe...»
par Mouais, le journal dubitatif
Billet de blog
Merci pour ceux qui ont faim
Aujourd'hui, samedi, je me rends au centre commercial pour quelques courses. Il est dix heures, et celui-ci est déjà plein de monde : des jeunes gens surtout, des filles entrant, sortant des boutiques de mode, quelques-unes les bras chargés de sacs.
par cléa latert