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Billet de blog 26 juin 2014

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Élus corrompus : Exil à Mururoa et Fangataufa ?...

Jean-Charles Duboc
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Que faire des dirigeants qui ont dérobés les milliards de la Division Daguet ?...

Pour neutraliser Napoléon, les Anglais l’ont exilé à l’Ile d’Elbe puis à Saint Hélène. C’était bienveillant et humain et l’Empereur bénéficiait d’un confort et des facilités adaptées à son rang.

Nous n’avons pas eu ce recul avec Louis XVI.

Nous sommes, deux siècles plus tard, dans une situation quasi-identique dans la mesure où il va falloir juger de hautes personnalités pour les affaires qui s’étalent sur la place publique, comme, par exemple, celles sur les rétro-commissions de la vente de frégates à Taïwan, la vente de sous-marins à Karachi, le scandale Bygmalion, ou encore pour le détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991 toujours caché au grand public.

De nouvelles affaires de corruption sont révélées chaque mois et les personnalités mises en cause semblent toujours intouchables. Les citoyens ont ainsi une opinion toujours plus exécrable de leurs dirigeants et du système politique actuel.

Cette déconsidération s’applique aussi à la Justice, car il semble à beaucoup qu’il y a une « justice pour les pauvres », et une « justice pour les puissants ».

Cette déconsidération de la classe politique, et de nos institutions, est la principale raison de la montée de l’abstention et du vote pour un parti politique d’extrême droite qui est devenu le premier parti politique de notre pays lors des élections européennes de mai 2014.

Aussi, afin de réaliser une transition humaine entre notre époque mafieuse et un avenir où les citoyens pourront réellement être au pouvoir par le tirage au sort des représentants du peuple, et le développement de la démocratie directe, il me semble souhaitable d’envisager de juger et de neutraliser d’une façon très humaine, et honorable, les « Ripoux de la République ».

Prenons l’exemple de Nicolas Sarkozy.

Est-ce réellement possible de le juger comme un simple citoyen et de l’incarcérer à la santé, s’il le mérite ?...

La réponse est Non !...

Il faut se rapprocher de la façon dont les Anglais ont neutralisé Napoléon !...

L’Exil est souhaitable !...

A la condition qu’il soit confortable, humain, et digne du rang du condamné.

C’est plus facile à dire qu’à faire.

Mais nous avons la chance d’avoir un des plus beaux atolls de la planète, quasiment inhabité, bien surveillé et éloigné des principales routes maritimes et aériennes.

Il s’agit de Mururoa.

Pourquoi ne pas placer une partie de Mururoa sous l’autorité du ministère de la Justice et y installer des demeures particulièrement confortables pour nos députés, sénateurs, ministres et même un ancien président de la république ?...

Situé en Polynésie Française et atoll de l’archipel des Tuamotu, Mururoa se trouve à 1250 km de Tahiti.  Avec 28 km de longueur et 11 km de largeur maximale, c’est un des plus beaux atolls de la planète. Il présente  une superficie de terres immergées de 15 km2.

Mururoa a servi de lieu d’expérimentation, ainsi que l’atoll de Fangataufa, à 138 essais nucléaires de 1966 à 1996.

Selon le Conseil économique, social et culturel de la Polynésie française, ces explosions atomiques ont « causé une déstabilisation des flancs de l’atoll de Mururoa » et « des fuites d’éléments radioactifs des cavités-cheminées, notamment du tritium, se sont produites et continuent de se produire ».

Les atolls de Mururoa et Fangataufa appartiennent en pleine propriété à l'État français depuis 1964.

Malgré le vote en 2012 par le Sénat d'une loi proposant leur rétrocession à la collectivité de Polynésie française, le gouvernement Ayrault n'a pas inscrit pas la loi à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

L’exil de nos dirigeants politiques indélicats à Mururoa ne dureraient que quelques années puis l’atoll serait rapidement rendu à la Polynésie Française comme c’est prévu.

Evidemment, les « exilés » auraient la possibilité de recevoir leurs familles, d’écrire, communiquer par Internet, et pourraient recevoir la visite de journalistes.

On peut me reprocher d’être trop généreux avec nos élus mafieux, mais il me semble que c’est une solution de sagesse qui permettra de faire paisiblement les importantes modifications politiques qui nous permettront d’envisager l’avenir plus sereinement.

D’autre part, je souligne que j’ai proposé la construction d’un grand voilier-école pour les jeunes pris en charge par l’Epide.

La situation me semble ainsi équilibrée.

Jean-Charles DUBOC

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