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Billet de blog 9 déc. 2012

Désespérer Florange...

Jean-Christophe Petit
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Pendant la campagne électorale le candidat François Hollande, juché sur le toit d'une camionette devant les ouvriers de Florange, déclarait :

" je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi qui dirait la chose suivante : quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas la céder, nous en ferons obligation. "
Le président François Hollande, en concluant un accord avec le financier Mittal qui n'a tenu aucun de ses engagements passés et dont on sait pertinemment qu'il ne tiendra aucun engagement futur vient de fouler aux pieds les promesses du candidat.

On le sait : les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient.

Mais au delà de l'adage, en laissant un de ses ministres, Arnaud Montebourg, promettre une nationalisation aux ouvriers de Florange, qui a résonnée comme un espoir à la fois aux oreilles de ceux-ci mais aussi du "Peuple de Gauche" avant de laisser son Premier Ministre le désavouer sèchement, François Hollande a commis une erreur politique qu'il trainera tout au long de son quinquennat.

Triple erreur en fait.

-celle d'abord de faire semblant de croire qu' en mettant la sidérurgie Lorraine dans les mains d'un financier et non d'un industriel, les intérêts du Capital ne primerons pas sur ceux de l'avenir du site.

-celle de communiquer sur le projet "Ulkos" avant que l'on apprenne que ce n'est plus à l'ordre du jour.

-celle enfin d'avoir tenté de faire oublier la social-démocratie libérale au profit d'une vraie politique de gauche.

Les larmes et l'émotion du délégué CFDT du site, Edouard Martin sont révélatrices de cet espoir brisé. Sa colère et la détermination des ouvriers et de l'intersyndicale de Florange à "être le cauchemar du gouvernement" une menace durable pour le Gouvernement et une promesse qui sera tenue celle-là, à soutenir.

Il ne s'agit aujourd'hui plus de négocier avec Mittall.

Négocier quoi ? L'homme a déja fait ses preuves à Gandrange malgré les promesses du Président de la République de l'époque, avec l'issue que l'on connait.

Aux côtés des ouvriers et de leur intersyndicale, exigeons la nationalisation de Florange !

Une nationalisation définitive.

De Gaulle d'abord, Mitterand ensuite, pour des raisons différentes, y ont eu recours. Ce ne serait plus possible ? Ce n'est plus à la mode ou dans l'air du temps ?

Il serait bon que François Hollande se souvienne qu'il n'a pas été élu qu'avec les seules voix socialistes : s'il a perdu la mémoire, ce n'est pas notre cas !

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