Nice : un médiateur débordé

Lors du conseil municipal de Nice du 31 juillet 2020, je suis intervenu pour demander que davantage de moyens soit accordés au médiateur municipal qui est, aujourd'hui, débordé.

Il a été proposé au conseil municipal du 31 juillet 2020 d'autoriser la création d'un poste de médiateur municipal à la ville de Nice...

Je me doute que cette délibération ne passionnera pas les foules mais le médiateur joue un rôle utile, sans doute trop méconnu. En effet, tout usager des services publics niçois en litige avec un service de la ville, de la métropole ou d'un organisme agissant pour leur compte peut saisir le médiateur. Ce dernier peut être saisi facilement et gratuitement.

Je suis intervenu au nom du groupe écologiste :

La création d'un moste de médiateur municipal une très bonne idée que nous soutenons…

Mais, comme vous venez de le dire, le poste existe déjà. Il a été créé le 18 avril 2014 et est occupé par Sophie Henry depuis le 1er avril 2016.

Dans son rapport annuel 2017-2018 (qui est d’ailleurs fort bien fait), il est indiqué que « le délai moyen de traitement pour ces saisines est de 73 jours ». Ce n’est évidemment pas satisfaisant, d’autant plus que dans 54% de cas, l’issue est favorable au requérant !

C’est pourquoi, nous espérons que ses moyens – qui auraient mérités d’être mieux détaillés dans la délibération – seront renforcés.

Réponse :

Anthony Borré m'a fait cette réponse en mode langue de bois : « Sophie Henry a les moyens de travailler. [...] Bien entendu, si elle avait besoin de moyens suplémentaires, j'imagine bien qu'ils lui seraient accordés compte-tenu de l'importance de sa mission. » Avec un délais de traitement de 73 jours – qui a augmenté de 22% en un an ! – il me semble pourtant évident que le médiateur est actuellement débordé...

Il convient de préciser qu'avant de saisir le médiateur, l'usager doit obligatoirement faire un recours préalable auprès de l'administration. Le médiateur intervient ensuite « quand l’usager n’a pas obtenu satisfaction à sa demande ou que cette dernière est restée sans réponse (délai de 2 mois) ». Les 73 jours s'ajoutent donc nécessairement au délai de réponse au récours préalable.

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