Le groupe écologiste dénonce la poursuite-bâillon d'Estrosi contre Mediapart

Le groupe écologiste de la métropole Nice Côte d'Azur a voté contre la délibération accordant la protection fonctionnelle à Christian Estrosi dans le cadre de la plainte en diffamation qu’il a déposée contre Hélène Constanty, auteure de l’article « Estrosi a embauché à la métropole des amis qui n’ont pas laissé de traces de leur travail ».

Le bureau métropolitain de Nice Côte d'Azur du 10 février 2021 a approuvé une délibération accordant la protection fonctionnelle à Christian Estrosi dans le cadre de la plainte en diffamation qu’il a déposée contre Hélène Constanty, auteure de l’article « Estrosi a embauché à la métropole des amis qui n’ont pas laissé de traces de leur travail », mis en ligne le 25 novembre 2020 sur le site de Mediapart. 

Concrètement, c’est la métropole, c’est-à-dire les contribuables, qui prendront en charge les honoraires d’avocat et les frais de procédure d'un contentieux dont Christian Estrosi est à l’initiative. 

Sur le fond, la plainte a peu de chance de prospérer. En effet, Hélène Constanty ne fait que relayer les critiques sévères de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la métropole Nice Côte d’Azur. 

Il faut donc se rendre à l’évidence : cette plainte n’est qu’une poursuite-bâillon dont l’objectif est d’intimider ceux qui osent critiquer le maire de Nice ou le président de la métropole.  

Le groupe écologiste dénonce cette dilapidation de l’argent public et cette procédure malsaine qui porte atteinte à la liberté d’expression. 

Les deux représentants du groupe écologiste au bureau métropolitain, Juliette Chesnel-Le Roux et Fabrice Decoupigny, ont évidemment voté contre cette délibération. 

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