Nice : vers des toilettes publiques gratuites

Il a été proposé au conseil municipal d'approuver le principe de concession de service public pour cinq toilettes publiques. Je suis intervenu pour demander qu'elles soient gérées en régie afin de rendre leur accès gratuit.

Il a été proposé au conseil municipal du 27 mai 2021 d'approuver le principe de concession de service public pour cinq toilettes publiques (Parc du Château, Descente Crotti, Plage Bambou, Plage Lido et Plage Beau Rivage) situées sur le territoire communal.

Je suis intervenu au nom du groupe écologiste :

Le rapport sur le principe de la concession de service public préconise d’écarter la gestion en régie au motif que « Cette gestion de personnels qui s’avère lourde nécessite d’avoir un service dédié pour ce faire ». Nous pensons que la ville de Nice qui gère déjà en régie l’eau, l’assainissement, la restauration scolaire pourrait, à terme, parvenir à gérer 5 toilettes publics malgré la « lourde » gestion que cela implique !

En outre, il est prévu que la ville verse aux concessionaires entre 300 et 1 000 euros, par mois, en contrepartie des contrainte de service public qu’elle impose. Certes, elle est censée percevoir 5% du chiffre d'affairse des concessionaires mais nous sommes dans un domaine où le contrôle des recettes n’est pas évident.

Pour ces raisons mais aussi et surtout pour des raisons d’hygiène, il conviendrait de gérer en régie les toilettes publiques afin de les rendre gratuites, quitte à augmenter le prix des prestations annexes comment la vente de bouteilles d’eau ou de shampoing.

Réponse :

Christian Estrosi m'a fait cette réponse : « Je pense que les remarques de M. Picard sont assez sensés et je les partage. [...] Moi ce que je vous propose, Monsieur Picard, c'est que, là où nous étions sur une durée de trois ans, je me suis tourné vers mes services juridiques qui me confirment que nous pouvons parfaitement amender pour réduire à deux ans et étudier une formule de reprise en régie avec gratuité d'accès et des partenariats éventuels, y compris avec des commerçants. Moi, j'ai mesuré notamment pendant les périodes de confinement les difficultés posées : quelqu'un qui avait besoin de ce service ne pouvait même pas aller prendre un café quelque part pour bénéficier d'un acceuil décent. Effectivement, nous avons à repenser cette politique. Merci d'avoir ouvert ce débat. »

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