FRANCE / Décision du CSA sur la demande de LCI : les curieuses accusations d'Éric Ciotti

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait été saisi de trois demandes de chaînes de la TNT souhaitant passer du régime payant à la gratuité. Il s’agissait de :
- LCI (groupe TF1) ;
- Paris Première (groupe M6) ;
- Planète+ (groupe Canal plus).

Réuni le mardi 29 juillet 2014, le CSA a décidé, par trois votes à la majorité, de ne pas leur réserver une suite favorable.

Éric Ciotti a vivement réagi sur Twitter : « Très étonnante décision du CSA pour LCI ! Des motivations politiciennes d'une institution très proche du pouvoir expliquent sans doute cela. »

Diantre ! Une « institution très proche du pouvoir », vraiment ?

Mais qui compose exactement le CSA ? Réponse :
- Françoise Laborde, qui a été nommée, en 2009, par Nicolas Sarkozy (UMP) ;
- Christine Kelly, qui a été nommée, en 2009, par Gérard Larcher (UMP) ;
- Emmanuel Gabla, qui a été nommé, en 2009, par Bernard Accoyer (UMP) ;
- Francine Mariani-Ducray, qui a été nommée, en 2011, par Nicolas Sarkozy (UMP) ;
- Nicolas About, qui a été nommé, en 2011, par Gérard Larcher (UMP) ;
- Patrice Gélinet, qui a été nommé, en 2011, par Bernard Accoyer (UMP) ;
- Olivier Schrameck, qui a été nommé, en 2013, par François Hollande (PS) ;
- Mémona Hintermann-Afféjee, qui a été nommée, en 2013, par Jean-Pierre Bel (PS) ;
- Sylvie Pierre-Brossolette, qui a été nommée, en 2013, par Claude Bartolone (PS).

Bref, les deux tiers des membres du CSA ont été nommés par l’UMP ! Difficile, dans ces conditions, d’accuser le CSA d’être « très proche » de la majorité actuelle…

Dans tous les cas, il est intéressant d’apprendre de la bouche d’un député UMP que les membres du CSA – majoritairement choisis par l’UMP donc – sont animés par des « motivations politiciennes » !

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