- Diantre !?... Quoi-ce ?
- Et bé voilà :
C'est le billet de Pascal Maillard ("Mediapart se porte bien : ses lecteurs résistent au mépris") qui à titre de prétexte, m'a inspiré cette réponse.
Pascal Maillard étant au sein du "Mediapartclub", l'un des intervenants dont j'apprécie très souvent l'expression, j'attendais qu'il développe à propos de l'affaire "Arfi-Perraud-Mélenchon" l'argumentation qu'appelaient les quelques commentaires entrevus "sous" sa signature au long des fils de "discussion" sans fin que vient d'occasionner la dite affaire.
Et bien après lecture, c'est NON.
Pascal, vous vous trompez.
Je ne vais certainement pas tout reprendre, et refaire ici à ma sauce l'exégèse du "parti pris" incriminé, ni du billet de Mélenchon qui l'inspira, ni encore de la "mise au point" de Bonnet. Très honnêtement, je pense que ça ne vaut vraiement pas la peine... que je me donne cette peine. Ce serait hors sujet.
Je m'en tiendrai donc à deux remarques, succinctes, mais articulables.
Et si possible à articuler (merci).
La première relative au titre : "Mediapart se porte bien : ses lecteurs résistent au mépris".
Et bien s'agissant de mépris, je crains qu'en l'occurrence Pascal manque singulièrement de perspicacité, de prise de recul et de rigueur quant à l'analyse des pratiques au sein de ce qu'il appelle "ce grand forum citoyen qu’est le Club".
La masse et la forme prédominante... mais surtout la masse (relative à celle des "membres actifs" du club), des réactions au papier d'Arfi-Perraud de même qu'à celui de Bonnet parlent d'elles-mêmes et témoignent s'il en était besoin (et apparemment oui, il y en a besoin) d'un état de fait qui n'a pas attendu ce mois de mars pour s'imposer. Il faudrait peut-être s'intéresser un peu à "la vie du club", adopter la distance critique nécessaire ; point n'est besoin d'être scientifique ni chercheur pour simplement constater. C'est factuel (comme on dit).
Sans oublier, c'est essentiel, qu'il y a, si je ne me trompe, un peu plus de 100 000 abonnés au total...
La deuxième concerne le citoyen Mélenchon, mais elle n'a de sens ici qu'au regard de la précédente. "Si j’avais quelques préventions contre les excès de son billet du 4 mars, j’estime que celui du 9 mars..." nous dit Pascal.
Et bien justement. Ne nous contentons pas de les lire l'un après l'autre comme s'il s'agissait de deux exercices successifs mais indépendants. Tout indique au contraire, y compris l'argument introductif de l'auteur lui-même, que le second n'est qu'une correction du premier... qui méritait donc correction.
Après, c'est une partie de trapèze et de finasserie rhétorique qui ne vise qu'à satisfaire au sacro-saint principe de l'infaillibilité des paroles de l'oracle.
Mais je n'imagine pas que cette correction est venue spontanément...
Peu importe, en fait. C'est vraiment accessoire.
L'essentiel de "l'affaire" n'est pas là, mais tient dans cette obsession qu'elle révèle de la part de tous ceux qui ont besoin de maîtres à penser : imposer aux autres leur propre culte, interdire toute forme d'irrévérence et lapider les hérétiques.