La "souricière patriotique".

Présidentielle 2022 : la cinquième leçon américaine, en prolongement de l'article de François Bonnet.

N'ayant moi-même jamais cessé de penser en suivant le déroulement de la présidentielle américaine à ce qui nous attend en 2022 ici en France, j'ai bien aimé l'article de François Bonnet (en dépit d'éléments hasardeux qui n'ont pas manqué de susciter quelques critiques fondées).

Et la question peut nous effleurer, en 2026, serons-nous en capacité de nous débarrasser de Marine Le Pen comme les américains viennent de se débarrasser de Donald Trump ?

Cette projection interrogative n'est pas une provocation cynique, ni l'expression d'un pessimisme défaitiste frisant la dépression.
Non, rien de tout cela, juste une invitation à prolonger sur une piste qui à mon goût fait défaut dans le "parti pris" en quatre leçons de F. Bonnet.

Je veux parler de la "souricière patriotique".

"Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise", ici comme outre atlantique la formule a fait florès et du "América great again" de Trump au "Ce ne sont pas nos ennemis, ce sont des Américains" de Biden, en fait le message est au fond le même qui surfe sur ce narcissisme national si bien partagé.

Et ici de même, de panthéonisations en génuflexions gaulliennes tous azimuts, la souricière tendue de longue date nous en promet de belles pour 2022.
D'ores et déjà le bal est ouvert, les souris dansent, le réchauffement climatique peut dormir tranquille et les GAFAM itou.

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