La leçon CHARLIE, c'est d'abord la béance du vide, la béance des vides.
Il y a bien sûr ce vide, ce grand vide autour de ces "manifestants" pas tout à fait comme les autres.
Avez-vous remarqué comme il était cruellement ironique ce vide, au milieu d'une multitude indifférente ?
Ce vide non dénué en cela d'une idéniable et terrible saveur.
Et puis il y a eu et il y a tous ces autres vides.
Les vides de toutes ces dénégations.
Les vides de toutes ces réponses avides.
Les vides de toutes ces réponses sans nuance, sûres d'elles, aveugles.
Le vide de l'indécente fausse protestataire Le Pen en quête de dividendes morbides.
Le vide obscène du jeu de coude de Sarko, autre actionnaire scandaleux de la barbarie.
Le vide de l'indécente et ridicule appropriation nationale des cadavres.
Le vide des absents prétentieux, habiles donneurs de leçon en intelligence des situations, imbéciles négationnistes du commun qu'ils revendiquent en propriété.
Le vide aussi de Charlie si vite, avec frénésie, trahi en fétiche.
Et puis, arrive encore ce vide dramatique que vont laisser les corps escamotés, kidnappés pour être enterrés dans le bunker de Netanyahou.
Tous ces vides qui ajoutent et n'en finissent pas d'ajouter au vide des premiers instants.
Et pourtant, la leçon Charlie c'est aussi le plein.
Ce besoin si évident, cette nécessité si évidente de plein.
Un plein d'humanité, un plein d'universalité qui ont été si massivement exprimés.
Et qui pourtant restent ignorés, déniés, quand ce n'est combattus.
Les ignorants, dénégateurs et assassins de tous poils devraient faire attention.