Réédition sous le signe du syndrome hongrois... du populisme national au national-populisme.
Eléments de contexte : «les hominidés anciens...» et «le genre homo à la conquête du monde»
Au «début», Cromagnon et Néanderthal se sont mis de bonnes raclées, mais on peut les comprendre. Ils ne savaient pas que la terre était ronde et des grottes, il n'y en avait pas partout, et puis il y en avaient des mieux et des pas terribles... et ça a duré longtemps, mais longtemps!
Et chacun construisait son monde depuis sa grotte.
Et il y eut beaucoup de mondes, et toutes sortes d'êtres humains.
Après, ils se sont sédentarisés et ils ont appris à constuire les grottes, ça allait mieux... du moment qu'il y avait assez de place. Mais les places, c'est comme les grottes. Il y a les bonnes et les moins bonnes. Des bien chaudes au soleil et à côté de l'eau et puis des pourries au milieu des cailloux avec parfois un mammouth et bien souvent tout au plus quelques sauterelles.
Pour manger c'est pas commode ni bien terrible, alors on a continué à s'en mettre plein la tête. Et on ne savait toujours pas que la terre était ronde... et ça a duré longtemps... mais moins longtemps.
Et chacun construisait des grottes dans son monde.
Et il y eut des grands mondes avec beaucoup de grottes et beaucoup de monde et des petits mondes avec beaucoup moins de monde.
Mais il ne restait plus que quelques sortes d'êtres humains.
Et les grands mondes se sont mis à manger les petits mondes, et ils étaient de plus en plus grands.
Et les petits mondes tremblaient.
Mais un jour, dans un petit monde, au fond de sa grotte, il y en a un qui cru voir un seul monde, avec tout le monde.
Alors on construisit des mondes terrifiants, toujours plus grands qui mangeaient toujours plus de petits mondes.
Mais on ne savait toujours pas que la terre était ronde.
Et on imagina qu'il n'y avait peut-être pas de bord, et on expliqua que tout cela serait sans fin.
Et c'était terrible, il y avait de moins en moins de sortes d'êtres humains.
Et puis un autre jour il y en a un qui a vu que la terre était ronde.
Séisme ?
Que nenni !
Il y avait encore des petits mondes à manger.
Alors vite, dirent les grands mondes, vite il faut manger tous les petits mondes avant qu'il n'en reste plus.
Et ils ouvrirent leurs bouches monstrueuses encore plus grand.
Quelques petits mondes se réfugièrent sous terre et bientôt il ne resta plus en surface que deux grands monde, puis un seul, tout seul.
Il avait mangé tous les autres.
Et il n'y avait plus qu'une seule sorte d'êtres humains.
Et comme il avait toujours faim...
Les voies par lesquelles nos grands mondes se sont construits ne sont pas indifférentes, le sabre, les enchères et "le goupillon".
Commes modes d'ingestion des petits mondes.
Et la glose sur ces sujets est des plus remarquables.
Mais il est peut-être encore plus intéressant de questionner cet invariant selon lequel tous les mondes n'ont qu'une seule vocation : leur expansion.
Ce billet n'est pas un billet.
Ce n'est qu'une annexe à celui-ci : « contre les ravages du populisme national » ( 3ème volet)