Selon quelques "bruits de couloir", la France pourrait par la voix des "plus hautes autorités de l'état", annoncer à l'occasion de la COP21 une initiative particulièrement innovante.
Il s'agirait nous dit-on d'engager un vaste programme "d'ampleur nationale" pour le développement d'"emplois verts d'un type nouveau" et pour "la paix dans le monde".
Cette initiative s'inscrirait selon ses promoteurs dans une "stratégie de transition civilisationnelle" inédite, et "à la hauteur des enjeux planétaires du moment".
Elle permettrait à la France de retrouver une voix forte dans "le concert des nations", et simultanément de "compléter son arsenal de lutte contre le chômage structurel".
Le volet le plus spectaculaire de cette politique serait la création des "Chantiers nationaux éco-citoyens et participatifs" reprenant le principe des "Ateliers nationaux" (1848), mais en l'adaptant aux "impératifs de notre temps".
Il s'agirait ni plus ni moins que de créer des "chantiers de destruction de l'arsenal militaire", permettant de maintenir à titre transitoire l'emploi dans nos armées tandis que simultanément tous les programmes de production et d'acquisition d'armements seraient stoppés. Les groupes industriels concernés seraient invités (avec mesures d'incitation fiscales) à "reconvertir sans délais leurs compétences et capacités de productions vers des usages civils". Les économies réalisées par l'état sur l'achat et la maintenance d'armement pour nos armées étant aussitôt réinjectées à titre "d'aide à la reconstruction des pays victimes de guerre" ; tandis que les contrats de fourniture d'armement à des pays tiers seraient convertis en "contrats d'aide au développement et de fournitures civiles". Des conditions très avantageuses pourraient être proposées en particulier "aux pays dont la misère et les souffrances sont les meilleurs terreaux du terrorisme, mais aussi des drames migratoires".
On le voit, cette initiative ne manque pas d'audace et veut se déployer sur tous les fronts.
Interrogée sur son réalisme et le calendrier de sa mise en ouvre, notre source nous a révélé l'engagement d'ores et déjà acquis d'une "mission expérimentale grandeur nature", pour l'instant "tenue secrète".
En guise de preuves, nous n'avons pu avoir accès qu'à des documents photographiques où l'on voit en effet des hommes en tenues militaires vertes s'appliquant à détruire des munitions d'armement, mais sans qu'il soient possible ni de les dater, ni de les situer géographiquement avec précision.
(On voit ici à l'oeuvre les experts du bureau de contrôle auquel aurait été confiée par appel d'offre la vérification de la bonne destruction des engins d'armement.)
Notre cellule de veille affectée aux éditions de la PQR (presse quotidienne régionale) nous a alerté sur quelques lointaines et surprenantes rumeurs relatives au célèbre camp du Larzac.
C'est un très surprenant consensus local en effet, qui du PR à José Bové en passant par le PS, pourrait accréditer l'hypothèse selon laquelle le projet de transfert d'un régiment de la légion étrangère sur le Larzac pourrait en réalité dissimuler la création dès 2016 du premier "Chantier national éco-citoyen et participatif pour la paix".
Affaire à suivre...